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Chez les agrégats du second ordre comme chez ceux

du premier, nous trouvons que, parmi les formes définies, les inférieures sont sphériques ou sphéroïdales.

246. — La symétrie rayonnée est habituelle chez les agrégats du second ordre dont les parties sont suffisamment différenciées et intégrées pour leur donner de l'individualité en tant qu'ensembles, ainsi que chez les Cœlentérés. Chez une Méduse commune, qui se meut dans l'eau par les contractions rythmiques de son disque, les réactions mécaniques sont semblables de tous les côtés ; et comme, pour diverses causes, chaque partie du bord du disque remonte à son tour, aucune partie ne subit d'influence permanente que tout le reste ne partage. D'où il suit que la forme rayonnée continue.

247. — Dans le même type, mais passant à un degré plus élevé de composition, nous rencontrons des exemples plus complexes et plus variés de l'action des mômes lois générales. Chez les Cœlentérés composés, tels que les polypiers coralliformes, les extrémités adhérentes ne diffèrent pas seulement des extrémités libres comme elles le font chez les plantes, mais les branches, régulières ou irrégulières ont évidemment avec les actions du milieu des relations analogues à celles que nous rencontrons dans les branches des plantes.

248. — Les relations des formes et des forces, chez les Molluscoïdes où se trouvent de simples individus ou agrégats du second ordre, et des sociétés ou agrégats tertiaires produits par l'union des premiers, ne sont évidemment pas en désaccord avec les lois formulées.

249. — Nous trouvons de bons exemples des rapports entre les formes et les forces chez les rayonnes, où nous commençons de nouveau par de simples agrégats du second ordre, pour remonter jusqu'à des agrégats où nous avons lieu de soupçonner un plus haut degré de complexité. Les échinodermcs nous fournissent ici des exemples instructifs, — instructifs en ce sens que, chez des types qui sont très rapprochés, on rencontre de grandes déviations de formes qui répondent à des contrastes marqués dans les relations du milieu.

230. — Les relations entre les formes et les circonstances sont très définies et comparativement uniformes chez les Annelés, en comprenant sous ce nom les Annélides et les Articulés. Les faits

Ui LES PRINCIPES DE BIOLOGIE

conformes à la règle et ceux qui font exception sont également instructifs. On sait que les Mouches, les Coléoptères, les Homards, les Myriapodes, les Araignées et les Arachnides ont en commun ce caractère que l'extrémité antérieure diffère de la postérieure, que la face supérieure diffère de l'inférieure et que les deux côtés sont semblables. Ce fait, qui paraît si banal, nous fournit un million de fois la preuve des lois que nous avons formulées. Le Pagure {Bernard l'Ermite), par la dissemblance de ses deux côtés, nous fournit la preuve que les animaux annelés deviennent non symétriques quand leurs parties sont dans un rapport asymétrique avec le milieu.

25i. — Chez les Mollusques existent des relations plus variées entre la forme et les circonstances. Les Lamellibranches présentent plusieurs formes correspondant à divers modes de vie. Chez la Moule d'eau douce, qui se meut fréquemment, les deux valves sont bilatéralement symétriques. Chez l'Huître, dont une des valves est toujours tournée vers le bas ou près de la surface d'attache, et l'autre tournée, vers l'eau libre, les deux valves deviennent dissemblables.

252. — Les Vertébrés, à leur tour servent d'exemples aux vérités que nous avons déjà vérifiées chez les rayonnes. Volant dans l'air, nageant dans l'eau, courant sur terre, ainsi qu'ils le font, ils sont, tout comme les rayonnes, différents à leurs extrémités antérieure et postérieure, différents aux faces dorsale et ventrale, mais semblables par les deux côtés. Cette symétrie bilatérale demeure seule constante à travers les plus extrêmes modifications de formes. Un fait moins apparent qu'il nous convient de noter, c'est que tandis que les types des Vertébrés inférieurs s'écartent peu de la symétrie bilatérale triple, la déviation augmente à mesure que nous considérons des types plus élevés.

253. — Ainsi le grand principe fondamental que, dans tout organisme, d'égales quantités de croissance ont lieu dans les directions où les forces incidentes sont égales, sert de clef aux phénomènes de différenciation morphologique. Sans nous arrêter sur les différenciations des segments homologues, ni sur la structure interne des animaux, passons à ces organes qui, bien qu'internes, sont en relation assez directe avec les forces am-

DÉVELOPPEMENT MORPHOLOGIQUE iï:>

biantes, et par conséquent sont subordonnés à la distribution de ces forces.

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