‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 89 sur 409 · IV. — DIFFÉRENCIATIONS DES TISSUS INTERNES DES PLANTES · texte numérisé non relu

IV. — DIFFÉRENCIATIONS DES TISSUS INTERNES DES PLANTES

277. — Après que les parties externes et internes ont été différenciées, il s'établit des différences entre les parties internes ellesmêmes, aussi bien qu'entre les parties externes elles-mêmes.

27K. — Les faits concordenl pour prouver qu'il y a une relation directe entre le besoin d'appui et de circulation, et l'existence des faisceaux ligneux vasculaires que les plantes supérieures possèdent habituellement. Od se demande alors : Sous quelles influences ces structures, répondant à ces besoins, se sont-elles développées? comment ces différenciations internes ont-elles été causées? On peut, pour plus de commodité, séparer les réponses à ces deux questions. Mien que les tissus de soutien el les tissus qui servent a la circulation des liquides soientétroitement liés, et même enchevêtrés les uns dans les autres, il vaut mieux les étudier séparément.

279. — Nombre de faits vulgaires indiquent que les tensions mécaniques auxquelles les plantes à croissance verticale sont exposées déterminent un accroissement des dépôts denses qui mettent ces plantes à même de leur résister. Ce rapport direct entre la tension mécanique et la formation ligneuse est démontré par la distribution interne du bois ; car les couches périphériques, sur lesquelles porte la plus grande tension, ont le plus abondant dépôt de substance résistante que permette le mode de croissance. Chez les pétioles il y a des déviations significatives de cet arrangement, montrant que là où la distribution des forces diffère, la distribution du tissu résistant diffère aussi. La survivance habituelle du plus apte a établi là une distribution systématique et constante d'un dépôt adapté aux circonstances de chaque type.

280. — Par quelles structures s'accomplit la fonction de la circulation ? et quel rapport existe-t-il entre le besoin de ces structures et leur genèse? Pour deux raisons, le liquide qui se meut à travers les tissus suit les lignes où les éléments des tissus sont le plus allongés. Le rétrécissement des cellules et des espaces intercellulaires qui accompagne leur élongalion facilite la capillarité, tandis qu'en môme temps le liquide a moins de cloisons formées par les extrémités affrontées des cellules à traverser. D'où suit le fait général que l'établissement d'un système vasculaire rudimentaire consiste en la formation de faisceaux de cellules allongées dans la direction que le liquide doit prendre. Il y a de bonnes raisons de croire que cette modification qui favorise le transport du liquide vers chaque point où celui-ci est nécessaire est elle-même causée par le courant qu'amène le besoin. Le torrent creuse son propre lit. Il y a aussi lieu de croire que les transformations dernières par lesquelles ces cellules allongées prennent un caractère spiral, annulaire, réticulé ou autre, sont aussi déterminées par les courants de sève qui les traversent. Il ne serait pas prudent de hasarder une explication physique de ce changement, les conditions en étant si complexes. Il y a, cependant, beaucoup de raisons de soupçonner qu'il se produit par une sorte d'évidement de la substance déposée dans les parois de la cellule.

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