‹ Résumé de la philosophie de Herbert SpencerChapitre 91 sur 409 · V. INTÉGRATION PHYSIOLOGIQUE DES PLANTES · texte numérisé non relu

V. INTÉGRATION PHYSIOLOGIQUE DES PLANTES

283. Les plantes ne montrent pas des inodes d'intégration aussi variés ni aussi nombreux que le font les animaux. Maison peut en suivre le progrès, directement, dans la coordination croissante des actions, et indirectement dans l'effet de cette coordination sur les pouvoirs ci les habitudes.

2Sï. — Les Algues, Champignons et Lichens montrenl peu de dépendance mutuelle «le leurs parties. Chez les A.crogènes il se produit une intégration physiologique décidée, qui atteint sou apogée clic/ le Endogènes el les Exogènes. Grâce à des appareils spécialisés de soutien et de transmission, nous voyons s'opérer un échange de secours à de grandes distances, comme dans les

racines soutenant solidement de vastes charpentes aériennes et leur fournissant de l'eau, même aux époques de sécheresse. Plus remarquable encore est l'intégration qui relie les fonctions non plus seulement de l'individu, mais de l'espèce entière. Les organes de la reproduction, dans leurs rapports avec d'autres parties de l'individu qui les porte, et dans leurs rapports avec les parties correspondantes d'autres individus, présentent une intégration qui a pour résultat une meilleure conservation de la race.

285. — Le progrès de l'intégration physiologique, chez les plantes des types supérieurs, est impliqué par la constance plus grande de leur structure, aussi bien que par la limitation plus stricte de leurs habitats et de leurs modes de vie. « La complexité de structure est généralement accompagnée d'une plus grande tendance à la permanence de la forme, » dit le docteur Hooker,

et, réciproquement, « les espèces les plus variables sont les

moins complexes de structure. » {The Flora of Anstralia, 1859, p. v-vi).

286. — Il est difficile de dire, d'une manière précise, par quel processus se réalise la coordination de fonctions qui accompagne leur spécialisation. L'ensemble des résultats doit être regardé comme l'effet d'un plexus d'influences agissant simultanément sur l'individu et sur l'espèce.

VI. — DIFFÉRENCIATIONS QUI S'ÉTABLISSENT ENTRE LES TISSUS EXTERNES ET LES TISSUS INTERNES DES ANIMAUX

287. — Chez les Protozoaires, comme chez les Protophytes, le premier contraste défini des parties est celui qui s'établit entre l'extérieur et l'intérieur.

288. — La précocité de l'établissement de cette différence primaire de tissus, qui répond à cette différence primaire de conditions, n'est pas moins remarquable chez les agrégats du second ordre. Les unités faiblement intégrées du Spongiaire,dont les individualités sont si peu fondues dans celle du tout qu'elles forment que la plupart d'entre elles conservent encore leur activité séparée, ces unités nous montrent pourtant, dans la dissemblance qui surgit entre la couche externe et la masse

contenue, l'effet des rapports réciproques avec des conditions dissemblables.

289. — Les surfaces dupliquées qu'offre tout Cœlentéré simple sont rédnpliquées chez tous les animaux des classes supérieures. Les Cœlentérés les plus développés eux-mêmes montrent la transition. « Comparées avec les Polypes Hydraires, dit le professeur Huxley, les formes supérieures sont des animaux doubles, et une coupe de leur corps est, morphologiquement parlant, semblable à la coupe de deux hydres dont l'une serait contenue dans l'autre. » (Cyclopœdia of Anatomy , R. B. Todd, 1859, vol. V, p. 475.)

290. — On doit laisser de côté, sans la résoudre, la question de savoir si c'est l'équilibration directe, ou l'indirecte, quia eu la plus grande part dans la production du contraste, universellement présent, que nous voyons entre les tissus internes et les tissus externes des animaux. Les deux causes ont dû agir de concert. Chez les plantes comme chez les animaux, la couche partout présente d'où l'épiderme se développe au dehors, et le tissu conjonctif au dedans, peut être considérée comme le lieu de l'équilibre entre les deux forces antagonistes. Augmenter l'action mécanique ou l'irritation chimique en quelque point de la surface d'un animal, c'est amener le retrait en dedans de ce tissu indifférent; dire que l'épiderme devient plus épais, c'est dire, dans la langue de la mécanique, que le lieu ue l'équilibre entre les forces externes et internes s'est trouvé porté plus loin de la surface.

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