BANQUE DU PEUPLE
La Banqae du Peuple, qui est créée pour fonctionner comme société anonyme, devra débuter par être une société en nom collectif et en commandite, faute par elle de pouvoir se faire autoriser par le conseil d'État. Espérons cependant qu'un jour viendra où les citoyens composant le conseil, étant devenus par leur propre intérêt des adhérents à la Banque du Peuple, ne lui refuseront pas leur concours pour sa constitution.
La commandite de la Société sera représentée par des actions.
Néanmoins ces actions ne rapporteront point d'intérêt et ne recevront aucune allocation connue sous le nom de dividende.
La Société, ne pouvant être perpétuelle, sera de 99 ans.
Le capital de ladite est fixé par Tacte de société à la somme de 6 millions, représentée par 1 million d'actions de 6 fr. chacune, extraites d*un registre à souche déposé au siège de la Société.
Le versement des actions pourra avoir lieu par dixième.
Lesdites actions seront nominatives; le transfert ne pourra s'en opérer qu'aux bureaux de la Société, et impliquera de la part deFacquéreur adhésion aux statuts de la Société.
Néanmoins, bien qu'actionnaire, il lui sera loisible, s'il en fait la demande expresse, de ne pas contracter les obligations de l'adhérent, en tant qn'elles regardent Taccep- . tatioQ en tous payements des bons de circulation.
Elle sera constiluce du jour où il y aura 10,000 actions de placées.
En conséquence , dans un délai (rès-prochain, un appel général sera fait par toute la presse socialiste à la France entière, afin de constituer, par la prise des premières actions, le noyau d'adhérents indispensable au commencement des opérations, ainsi que Forganisation immédiate et simultanée d'institutions semblables sur tous les points de la France.
Pendant que cet appel sera fait par la presse, tous ceux qui ont compris le mécanisme de la Banque du Peuple d'une manière suffisante pour donner toutes les explications désirables seront invités à faire, dans tous les clubs, un appel à tous les partisans de la république démocratique et sociale ; ceux qui Pont plus spécialement élaborée se chargeront de répondre à toutes les objections qui pourront être faites, afin d'éclairer les travailleurs, et de leur bien démontrer que dans cette œuvre .se trouve le germe de leur émancipation future, qu'en conséquence il dépend d'eux de la hâter.
Les exigences de la Société en nom collectif et en commandite dans le milieu actuel forceront , dans le début, à ne pas avoir recours à la voix de l'élection pour la nomination des gérants, lesdits ne pouvant accepter la responsabilité légale qu'en ayant d'avance l'assurance de former un corps assez uni par des liens antérieurs pour avoir naturellement pleine et entière confiance les uns dans les autres.
Ils pourront néanmoins être suspendus de leurs fonctions par le conseil de surveillance et révoqués par l'assemblée générale.
Leurs honoraires seront fixés par la prochaine réunion des sociétaires.
Syndicat de la production.
Le syndicat de la production, de même que la Banque
du P^ple, se constituera dès le début en société en nom collectif et en commandite, et les mêmes conséquences en découleront pour lui que pour la Banque du Peuple.
La durée de la Société est fixée à 99 ans.
Le capital en est fixé à la somme de 1 million de fr., représenté par 200,000 actions de 5 fr. chacune.
Elle sera constituée par le fait du versement de 25,000 fr. sur le montant des actions prises. ^
Le versement du capital se fera partie en espèces, partie en obligations de main-d'œuvre négociables à la Banque du Peuple ou en livraison de produits.
Ce versement pourra se faire par dixièmes.
Elles seront transmissibles comme celles de la Banque du Peuple.
I^ fonds de roulement et le fonds de réserve de la Société seront formés au moyen d'un prélèvement sur la somme totale de la main-dœuvre exécutée et reçue par les corporations rattachées au syndicat.
Le conseil de surveillance sera formé par les délégués des corporations syndiquées, de telle sorte que, lorsque toutes les corporations seront arrivées à ce point, le conseil de surveillance sera la représentation vivante de toutes les branches de la production.
Le premier travail du syndicat de la production sera la constitution de la corporation libre et démocratique; pour en faire partie, il faudra être adhérent au syndicat et à la Banque du Peuple.
L'entrée dans la corporation donner^ droit au crédit personnel.
Tous les membres de la corporation seront responsables, vis-à-vis le syndicat de la production, du crédit fourni à chacun , de même que le syndicat de la production sera responsable, vis-à-vis la Banque du Peuple, du crédit qu'il aura ouvert aux corporations et que la Banque aura négocié sous sa responsabilité.
Le crédit fourni au travailleur sera couvert par des
obligalioas de main-d'œuvre, c*est-â-dire qaïl s'engagera à rembourser les avances qui lui seront faîtes en main-d'œuvre et par annuités, de manière à pouvoir se liquider au moyen d'une retenue sur la partie de son travail journalier qu'il pourra économiser ou donner extraordinairement.
• Syndical de la consommation.
Les conditions inhérentes à lacté de Société sont les mêmes, sauf le chiffre du capital, qui est fixé à 3 millions, et la Société sera constituée par le fait du versement de 50,000 fr. sur le montant des actions prises.
Le fonds de réserve et le fondsde roulement seront formés au moyen d'une prime de pour 100 sur les matières premières et les objets manufacturés qui lui seront consignes.
Son premier soin sera d'établir des boulangeries, boucheries, fruiteries, épiceries, etc., en un mot des établissements dans toutes les branches de l'industrie de première nécessité , afin d'assurer aux travailleurs, contre des bons de circulation de la Banque du Peuple, tous les objets de consommation usuelle.
Le syndicat de la consommation n'est pas un marchand, mais un entrepositaire; jcependant il sera obligé, à son début, de se faire marchand en faisant des achats et ventes en f^rpos de marchandises qui seront débitées en détail par des établissements sur lesquels il se réserve un contrùle scrupuleux et incessant.
Maintenant, travailleurs, frères, nous croyons de notre devoir de vous engager à méditer sérieusement sur l'ensemble de l'institution dont nous vous avons sommaire^ ment expliqué les rouages , car nous la considérons comme l'œuvre capitale du socialisme moderne.
89, le despotisme avait soq chàteau-fort, c'était le. Le Peuple Va rasée dans un de ses jours de sudère, et sCir son emplacement on lisait le soir scriptioo , si belle dans sa simplicité : Ici l'on
49, la féodalité financière a son château-fort, c'est le de France. Cette forteresse, que tous nous con* s comme imprenable, un savant ingénieur est »us annoncer qu'elle ne Tétait pas. Courage donc , nple dé Tusure , ne voyant plus affluer dans ses le produit de nos sueurs, déserté par ses prêtres, i, entraînant avec lui le vieux monde.
il a 'acte