‹ Résumé de la question sociale: banque d'échangeChapitre 40 sur 54 · PRÉFACE DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L'ÉDITEUR

Ceci est la Bévolutioa de février jugée dans ses phases diverses par l'homme qui , de l'aveu de ses adversaires eux-mêmes, en est la personniflcation la plus complète.

A ce titre, ce livre se recommande à l'attention de quiconque ayant foi dans cette Révolution tient à la comprendre dans son idée, dans sa portée et dans son but.

A proprement parler , ce n'est point un ouvrage dans la vraie acception du mot ; car si c'est un tout , ce n'est point un ensemble. Les divers fragments qui le composent n'ont de lien entre eux que la pensée commune qui les a dictés et le critérium de vérité (\vil gaidait Ymteurdaas ses appréciations, UaxxV^xsis \^ ^

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ses armes à la révolte, redoutait uae catastrophe autaat au moins qu'elle souhaitait la chute du oûoistère.

Ce n'est pas la presse radicale, puisque le 23 au matin la feuille la plus avancée du parti républicain , posant les conditions auxquelles elle pensait pouvoir garantir le rétablissement de Tordre, était loin de s'attendre à rétonnant succès du lendemain.

Enfin ce n'est point l'utopie socialiste, qui, dans toutes ses publications, prêchait aux ouvriers la patience , se défiant d'une République dans laquelle elle ne pouvait voir que l'ajournement indéfini de ses rêveries.

Ce n'est ni un parti ni une secte qui a fait la Révolution ; c'est le Peuple, le Peuple en dehors de tout parti et de toute secte. C'est lui dont la conscience a tout à coup fait explosion et qui, en moins de temps qu'on n'en avait mis en i 830 à bâcler la Charte , a constitué la République .

Mais comment le Peuple s'est-il levé? Pour qui , pourquoi a-t-il pris les armes ? Quel a été son but en ce grave événement ; — son idée ; nous dirons plus , son droit?

Il y a dans la réponse à ces questions un profond enseignement. C'est ici qu'il faut étudier la logique du Peuple^ supérieure à la logique des philosophes, et qui seule peut nous guider dans les obscurités de l'avenir.

Si dans ces glorieuses journées le Peuple se fût comporté comme n'eût pas manqué de le faire tout homme amoureux de la légalité , il n'y aurait pas eu de révolution. Car, ne craignons pas de l'avouer, tout ce qui s'est fait par le Peuple a été fait en violation de la légalité.

Ea effet y le 20 février, pat te mmfc&lô de rOppo-

sition qui appelait dans ses rangs la garde nationale , la loi sur les attroupements était violée ! la loi sur la garde nationale, violée. Il n'est même pas sûr que sur ce droit de réunion , objet de tant de querelles, la loi et la jurisprudence ne fussent, quoi qu'on ait dit, pour le ministère : à cet égard, la légalité aurait donc été violée.

Ce n'est pas tout , la minorité de la Chambre, agissant par intimidation sur la prérogative royale, violait la Charte; l'abdication de Louis-Philippe, que la responsabilité ministérielle devait couvrir, violait la Charte ; la loi de régence était deux fois violée , d'abord par la substitution de la duchesse d'Orléans au duc de Nemours, puis par l'appel fait à la nation; enfin le Peuple, faisant prévaloir sa volonté par la force, au lieu de s'en tenir à un acte juridique, comme le voulait l'Opposition , foulait aux pieds toutes les lois.

Et cependant le Peuple n'a point été parjure ! La Révolution, produit d'une série d'illégalités, n'a point été faite contre le droit; elle est au contraire , dans son principe, marquée au coin de la légitimité la plus haute.

Le Peuple, — nous disons le Peuple un et indivisible, nous n'entendons point par là la multitude , ce qui n'est que pluralité sans unité, — le Peuple raisonne avec une conscienceetd'un point de vuesupérieur à toute raison individuelle : aussi ses conclusions sontelles presque toujours autres que celles des légistes.

Le Peuple est souverain. Comme tel, il n'est obligé qu'envers lui-même. Nul ne traite avec lui d'égal à égal ; et lorsqu'il se lève pour sa dignjté offensée ou compromise, il est absurde de demander si cette manifestation du Peuple est ou non légale. Une constitutioa p'68tpa5u/}^j!i^nr/5ynaJlagmatiqueeivlte to\ ^\.^«vv^\^i

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