‹ Résumé de la question sociale: banque d'échangeChapitre 43 sur 54 · XY · texte numérisé non relu

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accusation ; iqais seulement par les députés de la galoche : son crime alor^ étqit de jouer l'ejiislencct de la monarchie et de eomprûmetipe par un conflit le^ instlT tutioqs de juillet. Le 33 encore, M. Guizot, quoique démissionnaire, était responsable du sang versé; l'oppor sition triomphante pouvait lui demander compte de sa résistance intempestive. La victoire du 24 avait absous M. Guizot; elle avait changé pour lui comme pour tout Ip monde le terrain de la légalité. Elle l'honorait même en un sens ; car elle prouvait qu'il avait mieux jugé du Peuple que l'Opposition. M. Guizot ne pouvait être accusé qu'en vertu de la Charte : la Charte détruite, M. Guizot n'était plus justiciable que de sa conscience et de l'histoire : il avait le droit de décliner la compétence de tribunaux républicains.

Faut-il que nous parlions de tous ces décrets incomr préhensibles dans lesquels éclate à chaque instant Tinintelligence deshommmes de la Révolution?

Et d'abord à quoi bon un décret pour délier les fonctionnaires de leur serment? Quoi 1 il ne suffisait pas, pour la conscience des fonctionnaires, d'une révolution qui abolissait la monarchie constitutionnelle , qui nonseulement évinçait la dynastie, qui changeait lé principe! II fallait aux fonctionnaires l'absolution d'un M. Crémieux. Ce n'était pas savoir le premier mot du catéchisme politique. Louis-Bhilippe et sa race vivaient encore, c'est vrai; mais la royauté était morte. Or, la royauté morte, vive la République ! Cela ne souffrait pas plus de difficulté que de passer de Louis XVIII à Charles X.

Et le décret qui garantissait l'organisation du travail? Remarquons ceci. Ce n'était pas la République qui gafantissait; c^ètait le g'ou vernement ptONV&ovte^. >^^v^

qu'était-ce , nous vous le demandons, que la garantie d'un provisoire? N'était-ce pas le cas de dire : Le bon billet qu'a La Châtre I Qu'est-il arrivé? que le gouvernement définitif a donné tort au gouvernement provisoire. Il a trouvé que ce n'était pas à lui d'organiser ; un de ses premiers actes a été de décréter la liquidation des ateliers prétendus nationaux et de déclarer vide de sens la pensée de la Révolution. A force de vouloir que l'idée vînt de plus haut que la République, le gouvernement a fait la planche à la réaction.

Un décret qu'on peut considérer comme le plus au rebours des idées de la Révolution , c'a été la création des ateliers nationaux. Le socialisme en a toujours décliné la responsabilité, et il a eu raison. De tous les actes du gouvernement provisoire, c'est celui qu'on peut considérer comme ressemblant le plus à une trahison. Quel meilleur moyen d'en finir avec les aspirations sociales du Peuple, quedeles parodieraussiindignement.

Du reste, l'utopie n'est pas exempte de reproches : son idée des ateliers sociaux n'était guère plus raisonnable. Il y avait dans Paris 30,000 tailleurs sans ouvrage. Le Luxembourg leur offrit des ciseaux , des aiguilles, des salles de couture, des presses pour le décati ssage... Mais du travail?.. — La moitié des imprimeurs chômaient. On parla de créer aux quatre-vingt-dix imprimeries de la capitale un supplément de matériel de trois millions... Mais du travail?... — Les chantiers de construction étaient fermés. On parle d'en établir d'autres à côté, afin de leur faire concurrence... Mais du travail?... — La librairie ancienne et moderne, classique, politique, religieuse, médicale, regorgeait de livres qui Jiese veiîdaient pas. Le go\iveTA\eBvcû\.^^\aU de délivrer

cinquante nouveaux brevets.... Mais des acheteurs?... — La passementerie, Torfèvrerie, la chapellerie, tous les corps d'état étaient à bas. Il y avait un remède au chômage : les travailleurs n'avaient qu'à s'associer. Le gouvernement provisoire leur offrait des patentes, parlait de leur fournir des directeurs, des contrôleurs, des inspecteurs, des comptables, des gérants, des commis! Il y en avait de reste. — Mais des capitaux? mais des commandes? mais des débouchés?

La moitié des maisons étaient délabrées ; le quart des appartements vides. Il fallait augmenter la valeur de cette partie de la propriété foncière. Le gouvernement provisoire proposait des plans pour la construction de casernes, d'hospices, de palais nationaux , afin de loger les ouvriers. Il y revient encore, sous la présidence de Louis-Bonaparte.

Les terres en exploitation étaient mal cultivées ; l'agriculture manquait de bras et de capitaux. Le gouvernement provisoire pensait aux dunes, aux friches, aux bruyères, aux landes, à toutes les terres inculles et stériles !

Voilà sur quelles idées économiques la France a vécu pendant six mois. Les badauds ont pu admirer ; le Peuple indigné a fait rentrer tous ces charlatans dans la poudre.

Mais on aurait pu pardonner le charlatanisme et l'ignorance, si à côté de cela ne s'était pas trouvée une déplorable tendance à caresser les préjugés de la multitude. C'est cette manie qui nous a valu le fameux décret sur la réduction des heures de travail et l'abolition des tâcbcs et du marchandage.

Vouyrier gagnait peu et travaillait be««LCOU^. Qrçv\\î\

avait insinué que, pour son benheur, il devait travailler moins et gagner davantage. Dans l'économie politicpie de la routine, c'était irréprochable de raisonnemei)t c mais le Peuple, lui, aune tout autre logique; il trouve qu'augmentation de travail , diminution de salaire et accroissement de richesses sont trois termes identiques d'une seule et même série. Cela a l'air contradictoire, et pourtant Cela est.

Informé que des maîtres faisaient difficulté d'obéir à ses ordres , le gouvernement provisoire rendit de nouveaux décrets , expédia des circulaires, débita des harangues portant en substance : « Que la production pourrait avoir à souffrir de la réduction des heures de travail ; mais que la volonté du gouvernement voulait être obéie, et qu'elle le serait, quoi qu'il advint! Que les commissaires eussent à y tenir la main, qu'il y allait de l'égalité et de la fraternité ! »

C'était ainsi que le gouvernement provisoire entendait le problème social. Il prenait les entrepreneurs d'industrie pour des seigneurs féodaux, les ouvriers pour des serfs , le travail pour une corvée ; il s'imaginait, après tant d'études sur la matière , que le prolétariat moderne résultait de l'oppression d'une caste; il ignorait ou faisait semblant d'ignorer que ce qui a établi les heures de travail, déterminé le salaire, divisé les fonctions , développé la concurrence, constitué le capital en monopole , asservi le corps et Tàme du travailleur, c'est un système de causes fatales, indépendantes de la volonté des maîtres comme de celle des compagnons.

Mais ce qu'il comprenait moins encore, c'est qu'après avoir mis ainsi la main sur \e \îw%\\^ U était obligé

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d-iaterveniF dans tous les «coidents de la pro duotipn 9 de décrétep le taux des salaires, puis de forcer la vente, puis de requériF le paiement, puis de fixer la valeur... A côté de ces non -sens économiques, ou fit des nonsens philanthropiques. Tel était le décret qui avait (ait des Tuileries les Invalides du Peuple ! Nous nous demandons comment il était possible d'accorder cette liste civile de la misère avec l'égalité et la fraternité !

Du reste, d'égalité et de fraternité, le gouvernement provisoire ne se souciait guère. Ce qu'il lui fallait, c'était d'avoir à sa dévotion une armée de prétoriens. C'est pour cela qu'il excitait les passions cupides de l'ouvrier, qu'il faisait de l'intimidation à la bourgeoisie en sou* levant les masses contre elle.

Rappellerons-nous cette incroyable circulaire du ministère de l'instruction publique aux recteurs, qui disait que pour tout citoyen l'instruction primaire suffisait , mais qu'il fallait à la République une élite d^hommes , et que cette élite il fallait la choisir dans tout le Peuple? Une élite d'hommes l Mais il y avait eu jusque*là dans le Peuple une élite plus ou moins réelle qu'on appelait bourgeoisie , et si la Révolution avait été faite , c'était afin que tout le monde fit partie de l'élite. Or, la circulaire du ministre de l'instruction publique venait donner un démenti à 1^ Révolution. Il est vrai que la question, çpmme le problème économique, était passablement complexe. Comment, sans faire tort aux supériorités naturelles, rendre les citoyens égaux? Le gouvernement provisoire sabrait la difficulté : capacités, incapacités , sujets médiocres , sujets d'élite, qu^importe cela?

Ce n'est pas tout

Le gouvernement provisoire décréta que l'intérêt des sommes déposées aux caisses d'épargnes serait porté à 5 pour cent, « attendu, disait41, que l'intérêt des bons du trésor était aussi de 5 pour cent; que les fruits du travail devaient s'accroître de plus en plus, et que , de toutes les propriétés , l'épargne du pauvre était la plus inviolable et la plus sacrée. » Certes, c'était là un touchant témoignage de ses sentiments d'égalité. Sans doute, si les porteurs de bons du trésor devaient seuls parfaire l'intérêt des caisses d'épargnes ; mais si c'était le prolétaire, n'ayant ni bons du trésor ni livret d'épargnes, qui dût payer l'un et l'autre intérêt, n'était-il pas clair qu'en mettant l'égalité entre les créanciers de la dette flottante, on avait rendu l'inégalité entre les créanciers de l'État et les débiteurs de l'État plus grande qu'auparavant? Il n'y avait dans tout cela qu'un bavardage hypocrite.

Nous ne continuerons pas à examiner les uns après les autres tous les décrets de ce gouvernement qui avait en main l'avenir de l'humanité, et qui, comme la Sybille antique, en a dispersé les feuillets à tous les vents. Tous sont marqués au coin de l'ignorance, de la duplicité, ou, ce qui est pis, de la philanthropie. L'auteur dont nous venons de résumer les opinions a exprimé son jugement sur toutes ces mesures avec une énergie peu commune, quand il dit que toute la politique des dictateurs de Février avait consisté à montrer le poing au capital tout en se prosternant devant la pièce de cent sous.

a Vous voulez, leur disait-il à la fin du mois de mars

1848, vous voulez exterminer les juifs, les rois de l'é-

/foçue^ et vous adorez \e\eOT à*or l Vous dites, ou vous

foiôâez dire, que FÉtat va s'emparer des chemins de fer, des canaux, de la batellerie^ du roulage, des mines^ des sels ; qu'on établira des impôts sur les riches , impôt somptuaire, impôt progressif, impôt sur les domestiques, les chevaux, les voitures; qu'on réduira les emplois, les traitements, les rentes, la propriété. Vous provoquez la dépréciation de toutes les valeurs financières, industrielles, commerciales; vous tarissez la source de tous les revenus; vous glacez le sang dans les veines au commerce, à l'industrie, et puis vous conjurez le numéraire de circuler ! vous suppliez les riches de ne pas le retenir ! Croyez-moi , citoyens dictateurs, si c'est là toute votre science, hâtez-vous de vous réconcilier avec les juifs ! Rentrez dans ce statu quo conservateur, au delà duquel n'espérez rien , et dont vous n'auriez jamais dû sortir. »

Nous ne pouvons mieux faire, pour donner une idée de cette période révolutionnaire aux lecteurs , que leur mettre sous les yeux la fin du chapitre P*' de la Solution du problème social.

« Non, s'écriait l'auteur en s'adrcssant aux hommes du gouvernement provisoire, vous ne comprenez rien aux choses de la Révolution. Vous ne connaissez ni sa logique, ni son principe, ni sa justice; vous ne parlez pas sa langue. Ce que vous prenez pour la voix du Peuple n'est que le mugissement de la multitude, ignorante, comme vous, des pensées du Peuple. Refoulez ces clameurs qui vous envahissent. Respect aux personnes , tolérance pour les opinions : mais dédain pour les sectes qui rampent à vos pieds, et qui ne vous conseillent qu'afin de mieux vous comçrom^VVt^ * Us sectes sont les vipères de la RévoluUoû.L^Vcvv^X^

— Mil —

fl^est d'audane âccte. àbstenez^v(H!ft le p1ii9 cpie tons peurreE de réquisitions j de ^nflscations , surtout de législatidn^ et l^oyez sobreB àe de^tutious; CoDâerves Hitaet ]e dépôt de la République ^ et laissa la lumière se faire toute setile. Vous aurez bien mérité de la patrie.

« Vous , citoyen Dupont ^ vous êtes la probité au pouvoir. Restez à votre poste, reètez-y jusqu'à la mort; vdus serez trop tôt remplacée

« Vous^ dtoyen Lamartine, vous êt^s la poésie unie à la politique. Restez encoi*è, bien que vous ne soyez pas diplomate ; nous aimonft votre style grandiose , et le Peuple Vous soufflera.

t Vous, fcitoyen Arago^ voUs êtes la science dans le gouvernement. Gardez le portefeuille ; assez d'imbéciles vous succéderont.

« Vous, citoyen Garnier-Pagès , tous avez vendu, vous avez aliéné, vous avez emprunté, et vous jouez du reste. Vous direz à TAssemblée nationale que l'État ne possède plus rien, que ^n crédit ti'a plus d'hypothèque que le patriotisme, que c'est fini/ Vous jïrouverez par votre bilan que le gouvernement n'est possible désormais que par une rénovation de la société ; que teUe est l'alternative pour le pays : ou la fraternité, ou la mort !

<« Vous, citoyens Albert et Louis Blanc, vous êtes un hiéroglyphe qui attend un ChampoUion I Restez donc comme figures hyéroglyphiques, jusqu'à ce que vous soyez devinés.

« Vous, citoyens Flocon et Ledru-Rollin, nous rendons justice à l'esprit qui vous pousse. Vous êtes, malgré votre vieux style , la pierre d'attente de la Révolutioa. JResfez donc pour Y'vute\v\\Q\v ^ xs^àa \kfc ^^ç^i cas

. leitlbl^ dans la forme. On voUs prendf^ftit pottf Ici ueue de Robespierre.

• Vous^ «toyens Ci*émleux^ Marie ^ Bethmont , Carcri^ Marrast^ vcms symbolisez, souâ des formes diffé efltes^ la nationalité^ lé patrioUstûe, Tldéal républicain^ hîs rous ne sdrtez pas du négatif; Voiis n'êtes connus pie comme démocrates ^ vos idées sont depuis cinpiénte ans proscrites. Restez cependant : à défaut des 'éalités, nous avons besoin des symboles.

« Et vous^ les ex-dynastiques 5 bourgeois peureux 3dmitie éhdtietteô^ m regrettez pas cette Révolution, qui ^lait depuis longtemps accomplie dans vos idées ^ et qôe vos querellés parlementaires ont peut-être fait prématurément écloroi L*ëîifant né avant terme ne peut rentrer dans le sein de sa ilière : il s'agit d'élever la Révolutiofl, îidn de l'envoyer aux gémonies. Écoutez ce que je m'en Vais vous dire, et regardez-le comme la profession de foi du pt'olétariat. Je vous parlerai avec francise;

«t La Révolution de 1848 est la liquidation de Tan- (Amn& société , le point de départ d'une société nouvelle.

t Cette liquidation est incompatible avec le retour de lâ monarchie.

« Elle ne se fera pas en un jour; elle durera vingtcinq ans, cinquante ans, un siècle, peut-être.

« Nous pourrions la faire sans vous , contre vous : nous aimerions mieux qu'elle fût faite par vous. Vous en êtes, pour ainsi dire, par droit d'ainesse, par lâ âUpê^ fiorité de vos moyens, par votre habileté pratique, les gyodies naturels. C'est à vous , par excellence ^ ciu'll Appartient à^orgdnisér k travail. Nous vl^ '^kI^\a'^

réforme au préjudice de personne; nous la voulons dans

Tiniérét de tout le monde.

« Ce que nous demandons, c'est une certaine solidarité, non-seulement abstraite, mais officielle, de tous les producteurs entre eux, de tous les consommstteurs entre eux, et des producteurs avec les consommateurs. C'est la conversion en droit public, non des rêveries d'une commission , mais des lois absolues de la science économique. Vous êtes divisés : nous voulons vous réunir, et faire avec vous partie de la coalition. Nous attachons à ce pacte, dont tous nos efforts, toute notre intelligence doivent tendre à déterminer les clauses, la garantie de notre bien-être, le gage de notre perfectionnement moral et intellectuel.

a Que pouvez-vous craindre?

« La perte de vos propriétés? Entendez bien ceci. II est indubitable que les articles de la nouvelle Charte modifieront votre droit, et qu'une portion de cette nuk- PROPRiÉTÉ, qui vous est si chère, d'individuelle qu'elle est deviendra réciproque. Vous pouvez être expropriés, mais dépossédés jamais, pas plus que le Peuple français ne peut être dépossédé de la France. Et cette nue-propriété, cause unique, selon nous, de tous vos embarras et de nos misères, ne vous sera pas ravie sans indemnité : autrement ce serait confiscation, violence et vol ; ce serait propriété, non réforme.

« Craignez-vous que les communistes ne prennent vos enfants et vos femmes? Comme s'ils n'avaient pas assez des leurs!.. La communauté n'étant, par essence, rien de défini, est tout ce que l'on voudra. Le meilleur moyen que découvrira la philosophie de créer la liberté, Végalité et la fruterullè seta ^^^xs^ Vs& i^mmunistes la

colÉHianauté. S'effirayer de la communauté, c'est avoir peur de rien.

« Est-ce le retour du vieux jacobinisme uni au vieux babouvisme qui vous épouvante ! Nous n'aimons pas plus que vous ces doctrinaires de la démocratie pour qui l'organisation du travail n'est qu'une fantaisie destinée à calmer l'effervescence populaire ; ces Cagliostro de la science sociale faisant de la fraternité une honteuse superstition. Et si nos manifestations semblent les défendre, c'est qu'ils représentent momentanément pour nous le principe qui a vaincu en février.

« Conservateurs, deux politiques, deux routes différentes s'offrent en ce moment à vous.

« Ou bien vous vous entendrez directement avec le prolétariat, sans préoccupation de forme gouvernementale , sans constitution préalable du pouvoir législatif, non plus que de l'exécutif. En fait de politique et de religion, le prolétariat est, comme vous, sceptique.

« L'État, à nos yeux, c'est le sergent de ville, le valet de police du travail et du capital. Qu'on l'organise Gomme on voudra , pourvu qu'au lieu de commander ce soit lui qui obéisse.

c Dans ce premier cas, la transaction sera tout amiable, et ses articles seront la Constitution de la France , la Charte de 4848.

« Ou bien vous vous rallierez à la démocratie doctrinaire, à cet équivalent du pouvoir royal, nouveau système de bascule entre la bourgeoisie et le prolétariat, qui ne répugne point à une restauration monarchique, et pour qui la rnsgorité des humains est fatalement condamnée à la peine et à la misère.

f Dans ce cas, je \om le dis avec doxÀewx .^ mu ^^

ftiit } et, tomsùA avee Louî^rBhUippa, ck son Uantftt i recommencer. Vous vous croirez habiles, et vous n'^n-n ses toujours été qu^avmgles. de seront encore des 10 fiQÛt, des 81 janvier, des S juin , des. 9 thermidor^ des jpurnées de prairial et de vendémiaire, des Sll| juillet, des Si février. Vous revieuRsa des soènei à la Boissyr d'Anglas ; il vous ftiudn) neoommenoer tous les jouis les massacres de Saint-Roeb et de Tranaraonain s ce qui ne vous empâchera pas de tomber à la fin miséra^blement sous les halles du peuple.

« Citoyens , nous vous attendonii aveq confiance ; soixante siècles de mis^ nqus ont appris à attendre. Nous pouvons, pendant trois meus, vivre avec trois sous de pain par jour et par tête : c^eat à vous de voir si vos capitaux peuvent jeûner aussi longtemps que nos estoipacs. «

Ce passage et ce qui la précède nous a semblé une introduction toute naturelle.

Nous avons partagé les fragments qui composent ce volume en trois séries qui correspondent naturellement aux trois premières périodes de la Révolution.

La première commuée au lendemain de la funeste journée du 4 6 avril, et se termine aux élections partielles de juin. C'est la partie la plus dramatique de Tépoque révolutionnaire. La réaction, jusque-là timide et se faisant hypoeritement petite, entre audacieusement et la tête haute dans l'arène et se mesure sans vergogne avec J'idéequi a Iriomphéenïèwiet.VA H«\wt% teste en

balance : Paris nomme en même temps Thiers et Proudhon !

La seconde série commence au lendemain de l'affireuse bataille de juin et nous fait assister à la terreur de l'état de siège. L'idée de Février est un instant renversée par terre , elle se débat sous l'étreinte de son adversaire, qui tente de l'étouffer.

La troisième série s'ouvre la veille de l'élection à la présidence. Cette fois la lutte semble n'être plus entre le socialisme et le capitalisme, mais biententrela République et la monarchie.

La Révolution recule en apparence ; au fond elle avance ; elle se généralise, elle prend de plus en plus possession de l'avenir.

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