‹ Résumé des conférences ecclésiastiques du diocèse des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 7 sur 11 · ET AIT · texte numérisé non relu

ET AIT

An et qualis sit obligatio eas servandi ?

S’appuyant sur les plus graves autorités et sur les raisons les plus solides, toutes les conférences qui ont envoyé leurs opinions, se sont accordées à répondre affirmativement à la première partie de cette troisième question. Il n’y a rien de plus à dire, parce que toutes les raisons, à l’appui de cette thèse, ont déjà été données et développées suffisamment. -

Venons maintenant à la seconde partie de la question, (et c’est la principale,) savoir : qualis sit obligatio ; quelle espèce de péché commet celui qui viole | une rubrique soit du Missel, soit du Rituel ?

1- Toutes les conférences, d’accord avec tous les meil- ; leurs théologiens ou rubricistes, et Benoit XIV surtout, considèrent la violation de ces rubriques comme une faute, mortelle de sa nature, mais qui n’est souvent que vénielle dans la pratique, à raison de la légèreté de la matière, ou du défaut d’advertance, ou de quelque cause atténuante. Cependant il ne faudrait pas mettre au nombre des causes qui excusent du péché, v l'ignorance coupable des rubriques ; par exemple, si elle était le résultat de la négligence à les étudier, de l'indifférence ou du dégout pour cette science impor-

tante et indispensable au prêtre.

Ïl est certain qu’une omission grave contre les rubriques est matière de péché mortel ; mais il n’est pas toujours facile de déterminer ce qui est ou n’est pas matière grave. Plusieurs rubricistes sont entrés dans le détail des prières de la messe qu'on ne pour-

dl

tait omettre sans péché mortel. (Voyez Gousset, 9 v, page 203 ou N°: 336.)

Il en est des rites comme des prières ; leur omission est plus ou moins grave, selon que le rit ou la cérémonie est plus où moins significative, et par-là même, plus ou moins importante, Il faut considérer aussi, si le rit est essentiel pour la validité du saint sacrifice de la messe, ou d’un sacrement qu’on administre ; s’il en fait une partie intégrante, ou s’il n’est qu’un rit accidentel. Dans le premier et le second cas, l’omission volontaire du rit est toujours censée une faute grave, dans le dernier cas, une faute légère. (Pour les détails, voyez Gousset, à l’endroit déjà cité, N°: 337.)

Avant de terminet cette conférence, on & cru devoir faire les observations suivantes :

ire Observation.—Elle est de Gavantus. 11 remarque judicieusement que ce n’est point observer les cérémonies prescrites que de les mal faire, suivant cet axiôme du droit : Paria sunt non facere et malè facere. De-là S. Liguori conclut qu’on ne pourrait excuser de péché mortel, un prêtre qui dirait la messe en moins d’un quert d’heure, quand même il s’agirait d’une messe de requiem. La raison en est qu’il n’est pas possible, en célébrant avec tant de rapidité, de bien ‘aire les bénédictions, les génuflexions et autres cérémonies.

2e Observation. —La rubrique du Missel se trouve en trois endroits : 19© an commencement du livre ; 2 dans l'ordinaire de la messe ; 3° dans le corps du Missel, aux différentes époques ou fêtes de l’année. Or ces trois différentes sortes de rubriques sont également obligatoires, comme on le voit par le décret

set, 9 vs

omission Cérémoà même, aussi, si rifice de ss'ilen n rit acmission > grave, les dé- 337.)

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