CAS DES CHAUX SIMPLEMENT HYDRAULIQUES
i° La résistance des mortiers à chaux hydrauliques, éteintes par le procédé ordinaire, croît à partir de la proportion zéro jusqu'à 180 parties de sable pour 100 de chaux en pâte forte, puis décroît indéfiniment au-delà.
2 0 La résistance des mêmes mortiers, quand la chaux a été éteinte par immersion ou spontanément, croît à partir de la proportion zéro jusqu'à 170 parties de sable pour ioo de chaux en pâte forte, puis décroit indéfiniment au-delà.
Ces résultats suffisent pour établir que les meilleures proportions sont subordonnées non-seulement à la nature de la chaux employée, mais aussi au procédé d'extinction auquel cette chaux a été soumise. On verra plus loin qu'il est encore une foule d'autres considérations dont elles dépendent.
CHOIX DU PROCÉDÉ d'eXTINCTION.
Nous avons dit, en parlant des ciments et mortiers immergés, que la manière d'éteindre la chaux exerçait sur leur dureté une influence très-remarquable : cette influence de l'extinction n'est point, à beaucoup près, aussi prononcée pour les mortiers exposés aux injures de l'air; on parvient cependant quelquefois, en appliquant avec discernement tel ou tel procédé à telle nature de chaux, à doubler la résistance qu'on aurait obtenue par le procédé contraire, ce qui vaut bien la peine de faire quelques essais.
L'examen des tableaux où sont consignés les faits que nous sommes parvenus à réunir sur cette matière , annonce sur-le-champ les mêmes lois que nous avons observées déjà à l'égard des ciments et mortiers immergés; c'est-à-dire, que les trois procédés d'extinction , rangés par ordre de prééminence, sont, pour les chaux hydrauliques ou éminemment hydrauliques: i° l'extinction ordinaire; 2° l'extinction par immersion; 3° l'extinction spontanée; et vice versa pour les chaux grasses ou moyennement hydrauliques (5C).