‹ Résumé des connaissances positives actuelles sur les qualitésChapitre 34 sur 94 · EMPLOI · texte numérisé non relu

EMPLOI

Il est de toute évidence qu'un mortier très-ferme ne pourrait être employé avec des matériaux secs et absorbants. Lorsqu'on a de pareils matériaux, il faut les mouiller sans cesse et les tenir dans un état complet et permanent d'iinbibition ; le secret d'une bonne manipulation et d'un bon emploi est tout entier dans ce précepte : mortier ferme et matériaux imbibés. Nos maçons, au contraire, semblent avoir pris pour devise : pierres sèc/tes et mortier noyé.

Il est vrai de dire qne, pour maçonner comme on l'entend ici, il faut changer quelques habitudes; comme, par exemple, de n'avoir jamais à introduire, après coup, du mortier entre des pierres trop serrées, mais d'en mettre d'avance sous chacune d'elles une quantité suffisante, pour que les à coté se garnissent d'eux-mêmes quand on bat pour faire prendre assiette.

La main du maçon ne serait bientôt qu'une plaie, s'il ne prenait en même temps quelques précautions pour se garantir de l'action de la chaux. Le goudron liquide y remédie très-efficacement; il suffit de s'en

frotter les doigts plusieurs fois par jour ; la légère couche , qui reste adhérente à la peau, équivaut à un gant imperméable (58).

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