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CONSÉQUENCES RATIONNELLES PROBABLES DU PREMIER CAS

i° La gangue G' parait devoir offrir constamment une résistance absolue, plus petite que celle de ses agrégats, puisque sa rupture s'effectue librement suivant une surface plane de moindre résistance , pendant que l'agrégat ne

peut se rompre que suivant une surface irrégulièrc à dentelure d'un plus grand développement;

a° A proportions égales la force des agrégats devra être indépendante de la grosseur des sables, si les grains sont d'ailleurs à peu près semblables, puisque le profil de rupture conservera dans tous les cas le même développement , et que les arrachements à faces planes ou courbes offriront le même nombre d'éléments et sous la même inclinaison ;

3° Dans tous les cas possibles , l'inégalité des proportions du sable devra entraîner celle des résistances, puisque le développement du profil de rupture est subordonné à cette inégalité;

4° La nature des sables devra être parfaitement indifférente, toutes choses égales d'ailleurs, quand leur cohésion propre surpassera celle de la gangue.

Les chaux hydrauliques et éminemment hydrauliques fournissent les seules gangues que nous puissions, avec une entière certitude, assimiler à G'. Donc les mortiers qui résultent de l'emploi de ces mêmes chaux doivent satisfaire aux quatre conséquences posées ci-dessus. Or, l'expérience apprend que la seconde et la quatrième sont constamment et complètement infirmées , et que la troisième l'est pour le cas des mortiers enfouis.

On voit d'ailleurs qu'il n'y aurait rien à gagner à modifier les conséquences précédentes; car en renversant, par exemple, les deux premières, on ne se mettrait jamais d'accord avec la troisième et la quatrième , qui sont incontestables. C'est qu'en effet la matière ne peut se prêter aux conceptions mathématiques, d'où dérivent les trois premières conséquences; car en réalité les aspérités et les accidents de la surface de rupture d'une masse solide de chaux hydraulique hydratée , sont du même ordre à peu près que ceux que l'on observe sur les fractures des mortiers à sable de grosseur ordinaire; aussi les différences mathématiquement établies entre les développements de ces fractures sont-elles nulles physiquement parlant, et conséquemment sans rapport avec les énormes différences que l'expérience indique entre la résistance effective des mortiers et celle des gangues.

CONSÉQUENCES ItATIONXELLES PROBABLES DU DEUXIÈME CAS.

i° La gangue G" doit donner lieu à des agrégats moins résistants qu'ellemême, car le sable, ne pouvant obéir au mouvement général de retrait de cette gangue, ce mouvement est obligé de se subdiviser, pour ainsi dire, en une infinité de retraits partiels, d'où nait la pnlvérulence.

Cette considération explique parfaitement la mauvaise qualité des mortiers à chaux grasse éteinte à grande eau par le procédé ordinaire , et il n'est pas besoin de chercher d'autre cause.

coxsKytrewcES rationnelles probables dp troisième cas.

i" La gangue G " doit nécessairement donner lieu h des agrégats moins résistants qu'elle-même, puisque les grains interposés interrompent par défaut d'adhérence la continuité de force de la masse.

Cette conséquence est parfaitement justifiée par l'exemple du mortier bâtard ou mélange de plâtre et de sable, et le serait aussi par l'exemple des mortiers à chaux grasses dits Loriot et Lafaye, s'il était démontré que dans ces mortiers la cohésion de la gangue surpasse son adhérence; or, c'est un fait au moins douteux.

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