septembre. AIGUILLE DE PE- 2200, CLET
3%. oo septembre. DEnNTPARRACHÉE. 3911.
OBSERVATIONS
Le plus haut sommet stationné au cours de mes opérations de la Méridienne de Savoie. L'installation de ma station y fut délicate.
Parti une première fois de Pralognan le 23 août, j'étais arrêté à l'altitude 3750" ; le 26 je pus exécuter complètement toutes les observations prévues.
Deux directions furent observées, en dehors des signaux de la Méridienne de Savoie sur la Pointe de la Sana et sur le Grand Roc Noir en vue d’amorcer ma triangulation primordiale de la Haute-Maurienne.
Point culminant du Massif situé à l'Ouest du Mont Pourri.
Parti de Pralognan le 28 août, j'installai mon campement à environ 2400" d'altitude; le mauvais temps m'y tenait bloqué pendant plusieurs jours au cours desquels je tentai deux fois l’occupation du sommet et me forçait finalement à redescendre jusqu’à Pralognan. J’en repartais dès que les apparences du temps se montraient plus favorables et j'atteignais mon signal au cours d’une troisième tentative le 5 septembre.
J'ai choisi, comme station de ma Méridienne de Savoie, le sommet Nord de lAiguille dont le sol a été quelque peu nivelé pour lérection de mon signal.
Ce sommet est le point culminant de tout le massif Péclet-Polset.
Ce grand sommet, détaché à l'extrémité méridionale de la longue crête glaciaire de la vallée de la Vanoise, s’élance au-dessus de la vallée de l’Arc qu'il domine du haut de pentes très inclinées. Il constitue un belvédère magnifique.
De même qu'à la Grande Casse, des visées destinées à amorcer l’enchaînement de ma triangulation primordiale de la Haute Maurienne furent dirigées sur la Sana, le Grand Roc Noir et la Pointe de Ronce.
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DATES
18 septembre.
18 septem bre.
20 septembre.
22 septembre.
24 septembre.
STATIONS
Mowr Jover.…
Cuazer - HoTEL pu Jover.
Dexr De BURGIN.
CONTREFORT NorD DE L’AI- GUILLE ROUGE pu Mont Pourni.
Gran Monr...
ALTITUDES,
OBSERVATIONS
Sommet réputé pour son accès facile et pour sa faible élévation relative qui correspondent à un panorama très étendu.
Je ne suis pas certain que mon signal s'élève à la place de ceux qui l'ont précédé, car la surface du sommet a été bouleversée par l'installation d’un petit signal du cadastre et d’une table d'orientation.
Relèvement du pavillon installé sous le sommet précédent en vue de faciliter son accès.
Grande dent sur l’arête qui forme le prolongement septentrional de l’Aiguille du Fruit et qui est désignée sous le nom de Croix de Verdon sur la Carte au 54.
L'installation de ma station nécessita l'enlèvement de blocs rocheux qui, à quelques mètres du théodolite, masquaient deux directions et m’auraient, sans cette opération, imposé un second point de stationnement.
J'ai dû, pour rattacher ma Méridienne de Savoie aux triangles du 1‘ ordre italien, stationner en ce point de l’arête qui fut occupé précédemment par trois séries d'opérateurs (triangulation sarde, triangulation des officiers français après l'annexion de la Savoie, triangulation italienne de 1879-1881).
J'avais, au cours de ma station du 15 août, repéré un point de l’arête, par rapport auquel je pus, cette fois, trouver sans hésitation le lieu d'occupation recherché.
Sommet culminant les crêtes situées au Nord-Est de l'Isère dans la partie occidentale des ramifications issues de la grande chaîne frontière au Nord du Col du Petit Saint-Bernard.
Ce sommet n'avait cependant jamais été choisi jusqu'alors comme point de premier ordre d’une triangulation.
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DATES. STATIONS. ALTITUDES. OBSERVATIONS
27 septembre. CARVIN 07 2414. Sommet occupé par la plupart des triangulations fondamentales antérieures à la
mienne. Je n’ai pas pu cependant reprendre d’une façon rigoureuse le centre des signaux établis autrefois.
AE
Élaboration des Documents. — Au retour de cette campagne, Je ne pouvais songer à entamer méthodiquement les calculs définitifs qui en découlaient, puisqu'il me manquait encore les stations de la région Sud de la Méridienne de Savoie par lesquelles précisément je devais attacher celle-ci à mes triangulations du Dauphiné. Tout au plus, étais-je en mesure de satisfaire le désir très naturel que j’éprouvais de me rendre compte de la fermeture provisoire des triangles déjà établis. C’est en vue decettepremièreétudeque]j'entreprislescalculsdes directionsmoyennes provenant des lectures des verniers, enregistrées au nombre de 80, en général, pour chaque signal observé. Je dus, dans ce but également, préparerles vingt-six épures d'occupation des stations qui traduisaientsurle papier les angles et les distances rattachant en chacune d’elles l’axe de mon signal et l’axe de mon théodolite ; ce qui me permit alors de calculer les réductions au centre du signal qui furent d’ailleurs effectuées de deux manières différentes à titre de contrôle. Les angles étant réduits, j'eus la satisfaction de constater que l'erreur de fermeture de ces triangles provisoires était comprise entre o et 20 secondes centésimales, oscillant autour d’une moyenne de 8 à 13 secondes. Je ne pouvais aller plus avant dans la mise en œuvre des documents de la Méridienne de Savoie et, conformément à mes prévisions, je devais attendre la fin de la campagne suivante pour m'y atteler d’une façon méthodique et définitive. D'ailleurs, l’arriéré d'élaboration des observations précédentes
suffisait à alimenter les calculs de trois années et c’est à le diminuer que
Jj'appliquai mon fonds de travail pendant le temps qui s’écoula entre novembre 1907 et juin 1908.
Tout en finissant personnellement les compensations graphiques des stations secondaires et tertiaires de 1905-1906, je préparais à mon secrétaire les données qui lui étaient nécessaires pour continuer les compensations graphiques de tous les points intersectés qui provenaient de groupements de stations déjà compensées de ces deux mêmes campagnes. À ce travail s’ajoutaient, d’ailleurs, les calculs de quelques coordonnées géographiques au fur et à mesure de l’achèvement des compensations. Cette marche régulière fut poursuivie sans autres arrêts que ceux qui furent provoqués par le Cours que je donnai à la Faculté des Sciences de Nancy et par deux conférences que je fis à Paris sur la proposition de la Société de Géographie et, à Lyon, sur celle de la Section Lyonnaise du Club Alpin. |
Au moment où la préparation de la sixième campagne devenait le but unique de mes soins, c’est-à-dire vers la fin de mai 1908, le nombre des points géodésiques compensés relatifs aux triangulations des deux dernières années, s'élevait déjà à 800 environ. D'autre part, je pouvais remettre à mon secrétaire, pour la durée de mon absence, les données préparées d'environ 80 compensations graphiques et de
750 coordonnées géographiques.
Projet de campagne. — [Le début de la nouvelle campagne était évidemment destiné à terminer les six stations restantes de la Chaine Méridienne de Savoie, c’est-à-dire les occupations des sommets de Bellachat, Cheval Noir, Encombres, Brequin, Goléon et Thabor. Mais, avec un temps moyennement favorable, ce programme pouvait représenter, tout au plus, un mois de travail. J’avais donc résolu de consacrer une seconde partie de ma campagne à l'établissement d’une chaîne également très précise destinée à remplir, entre la Méridienne de Savoie à l'Ouest et la frontière italienne à l'Est, l’espace assez vaste, laissé vide de triangulations fondamentales. Cette chaîne, ou plutôt ce réseau, que
j'ai appelé Résrau PRIMAIRE DE MAURIENNE, devait avoir un alignement Ouest-Est : partant du côté Dent Parrachée-Grande Casse de la Méridienne de Savoie, il était destiné à aboutir notamment au sommet de la Levanna, point géodésique de premier ordre de la triangulation 1talienne. Je prévoyais son premier relais installé sur les sommets de la Sana et du Grand Roc Noir qui, d’ailleurs, avaient déjà été visés du sommet de la Grande Casse et du sommet de la Dent Parrachée. L’enchaînement s’exécuterait ensuite par les sommets de Méan Martin, du Grand Mont Cenis, de Charbonel, de l’Albaron et de l’Iseran pour se terminer à la Levanna. Ce programme, adopté dès le début, ne fut modifié qu’en ce qui concerne le Grand Mont Cenis auquel je devais substituer plus tard la Pointe de Ronce située dans son voisinage et plus élevée d'environ 300".
Ce réseau primaire de Maurienne ne devait pas, dans mon esprit, être exécuté absolument de la même manière que ma Chaine de Savoie : si je maintins le nombre de vingt séries pour les tours d’horizon, je sentis qu'il était suffisant, étant données les longueurs des côtés toujours beaucoup plus faibles que dans la Méridienne de Savoie, de n’employer qu'un instrument plus petit que le théodolite réitérateur du Service Géographique, et d'utiliser l'excellent théodolite avec lequel j'avais précédemment opéré pour mes réseaux de détail. C'était, d’une part, restreindre l'encombrement de mes caravanes et, d’autre part, diminuer aussi de moitié le nombre des lectures : cette seconde considération me donnait alors plus de temps pour adjoindre aux opérations proprement dites du réseau primaire (c’est-à-dire aux vingt séries sur les signaux primaires) les observations des nombreuses directions de détail qui me dispenseraient de réoccuper ultérieurement les huit sommets.
Je comptais, en outre, compléter déjà, cette année, ce réseau primaire par des stations secondaires et de relèvement qui, s’effectuant suivant la densité que j'avais adoptée au cours des quatre premières campagnes, constitueraient le début de mes triangulations détaillées de
la Haute Maurienne.