LE VERTIGE
Ma conception du sens d des parties de nous-même, (
es attitudes, sens qui nous îsquissée dans mon livre
5 définit le lieu de chacune
ment arrêtée dans un petit v Celles des parties de m ilerurent peu dans le champ
)us-môme qui desservent
les fonctions végétatives ; la moindre gône, la plus
La représentalion de nos déplacements actuels, la mémoire des déplacements passés et l’imagination des déplacements conçus fournissent à l’exercice do la direction, et, par l'enregistrement de la mémoire des directions déjà suivies, permet les orientations les plus lointaines et le sens du retour au gîte.
Une chose n’acquiert d’existence réelle pour nous que par l’identité de localisation de ses divers aspects sensoriels ; c’est par la superposition topographique de diverses qualités adjectives que se forme la notion de la subtantivité. La distribution topographique des choses de notre milieu les unes par rapport aux autres et par rapport à nous crée la notion d’objectivité ; de môme la notion de subjectivité dépend de la localisation des choses en nous, et ces deux termes du moi et du non-moi sont sortis dos opérations les plus directes du sens des attitudes.
Tous les éléments de nos masses cérébrales sont distribués dans l’espace et nous savons qu’il est impossible que deux productions cérébrales différentes s’élaborent en un môme point, ou que deux points différents puissent réaliser nn office identique. Il en résulte que toute élaboralion cérébrale, de l’ordre le plus élevé comme de la nature la plus simple, met en jeu des centres non seulement différents par leur appropriation, mais encore diversement localisés; nos sentiments, nos idées par exemple ont forcément un lieu géométrique, une étendue, une forme par conséquent, qui est celle de la distribution topographique des centres unis dans une même contribution psychologique. Tous les offices nerveux qui constituent la psychologie menant en jeu des centres distribués dans l'espace et topographiquement définis, il existe ce que j’ai appelé une orientation psychique, qui est, elle aussi, une forme intracrânienne du sens des attitudes.
Cette notion du sens des attitudes permet donc de donner un dénominateur commun à un certain nombre d’offices sensoriels, ceux qui font intervenir la notion d’espace.
Elle m’a permis de donner du Vertige une définition physiologique, en faisant l’égarement, la perlurbalion des centres vestibulaires du nerf labyrinthique. Dans mon travail sur le vertige, réédité récemment, j’étudie au point de vue du sons des altitudes céphaliques et totales, les troubles de l’appareil labyrinthique périphérique et de ses centres nerveux.
Je distingue le vertige direct produit par irritation primitive des centres bulbaires du nerf labyrinthique, et le vertige d'irradiation dû à l’irradiation internucléaire d’une excitation passant des noyaux voisins aux novaux vestibulaires. Les vertiges sont cliniquement classés d’après le système périphérique où se trouve le point de départ de l’irradiation et examinés par appareil dans leur mécanisme respectif.