CŒUR ET VAISSEAUX. SANG
Du souffle chlorotique de la veine cave et des troncs brachio-céphaliques.
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J’ai montré avec M. Gilbert, qu’on peut entendre chez les chlorotiques un bruit de souffle au niveau des gros troncs veineux de la base du cœur. Il's’agit d’un souffle continu, renforcé au moment de la systole, que l’on entend bien quand la malade est mise dans la position demi-assise. Ce souffle est remarquablerpent influencé par les déplacements de la tête de la malade ; si la tête est tournée à droite, le souffle devient intense et atteint son maximum au niveau de la première articulation chondrosternale droite, juste au-dessous de la clavicule ; de ce point, il va en diminuant vers l’appendice xiphoïde, et disparait complètement dans le quatrième espace ; il se prolonge aussi Je long de la clavicule jusqu’à la face antérieure de l’aisselle. Si la tète de la malade est' tournée à gauche, le souffle disparaît complètement du côté droit, mais on entend alors un souffle doux, semblable au précédent, au niveau de la première articulation chondrosternale gauche ; ce souffle a les mêmes irradiation s que celui de droite, mais il se prolonge moins loin en bas. Le souffle de la veine cave et des troncs brachiocéphaliques paraît dû a la compression veineuse qui se produit pendant les mouvements de rotation de la tête;.
Du bruit de rappel paradoxal.
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J’ai donné ce nom, avec M.Gilbert, à un rythme particulier du cœur, rythme à trois temps, dans lequel le bruit surajouté est présystolique, mais par suite de l’allongement du petit silence, le rythme du cœur est interverti; si bien que, dans les condi.ions où devrait naître un bruit de galop, un bruit de rappel se trouve réalisé. L’autopsie du malade, qui fait le sujet de cette observation, nous montra l’qbsence de toutev lésion valvulaire, mais une symphyse péricardique totale avec calcification très étendue du péricarde.
De l’anémie séreuse