‹ Résumé des titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 18 · VIII, XIV · texte numérisé non relu

VIII, XIV

J’ai décrit,avec M.Gilbertsous le nom de symphyse péricardopérihépatique un syndrome anatomoclinique, caractérisé par l’association d’une péricardite avec symphyse et d’une périhé-, patite. Les symptômes par lesquels il se traduit attirent l’attention du côté du foie, et l’état du cœur passerait inaperçu si on ne recherchait pas ses altérations. Anatomiquement, on trouve, outre la symphyse cardiaque, un foie enveloppé d’une coque conjonctive plus ou moins épaisse, adhérente au diaphragme. Ce syndrome peut lui-mêmé arriver à une complexité plus grande, quand une cirrhose à point de départ capsulaire, ou plus exactement périhépatogène vient s’ajouter aux deux autres lésions, comme dans le cas que nous avons observé; cette cirrhose a une topographie particulière; tandis que le tissu conjonctif est très abondant et les bandes fibreuses très épaisses à la périphérie de l’organe, dans les zones profondes au contraire, il n’y a plus que des petits faisceaux de fibres se terminant entre les lobules. Pour nous, il s’agit là d’une lésion frappant simultanément l’enveloppe du foie et celle du cœur, et présentant cette particularité que, limitée d’abord aux séreuses d’enveloppe, elle a tendance à envahir le parenchyme sous jacent, en donnant lieu à une variété spéciale de sclérose viscérale.

Des modifications anatomiques et chimiques du foie dans la scarlatine (XXIX), dans l’érysipèle et les infections à streptocoque.

IXXXV)

J’ai repris avec M. Roger l’étude du foie infectieux, en joignant à l’examen anatomique de l’organe la recherche des modifications chimiques de son tissu. Histologiquement, les lésions peuvent porter sur tous les éléments du foie; l’hépatite est toujours totale. Dans la scarlatine, nous avons pu distinguer différents types de foie infectieux : le foie à lobule complet, dont l’aspect est donné par de fines travées leucocytaires réunissant les espaces portes; lefoie à dégénérescence périlobulaire ; le foie à dégénérescence partielle périportale, qui est le cas le plus fréquent ; le foie à dégénérescence partielle sous-capsulaire ; enfin, le foie à dégénérescence totale. Parm.i les lésions de la cellule elle-même, la dégénérescence graisseuse est la plus fréquente et la plus importante. C’est aussi cette variété de dégénérescence que l’examen chimique met le plus facilement en lumière. Quand le chiffre de la graisse s’élève, la quantité d’eau s’abaisse corrélativement. Quant à l’albumine, elle est presque constamment augmentée; c’est là une modification fondamentale, aussi générale que la réaction leucocytaire dont elle semble être l’expression chimique.

Les lésions, que l’érysipèle occasionnedansle foie,sontplus Variables que celles observées dans la scarlatine ; il faut tenir grand compte ici des modifications antérieures à la maladie, dues en particulier à l’alcoolisme, l’érysipèle ne déterminant en général l’issue fatale que chez les individus tarés. Chez les enfants où ces altérations ne sont pas à craindre, la dégénérescence graisseuse est rare, mais on peut trouver des nécrosés cellulaires plus ou moins étendues,

De l’hyperhépatie dans l’anémie pernicieuse.

(XXIVj

Dans l’anémie pernicieuse, j’ai montré avec M. Gilbert qu’il existe souvent une augmentation remarquable du volume du foie, sans altération pathologique de son tissu; c’est pour bien marquer que cette hypertrophie du foie ne s’accompagne pas de dégénérescence, que nous avons proposé le nom d'hy ■ perhépalie pour désigner cet état.

Du foie dans les anémies.

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