‹ Résumé des travaux scientifiquesChapitre 7 sur 7 · IV. sir., t. XXXVII, p · texte numérisé non relu

IV. sir., t. XXXVII, p

Tous les ossements humains rencontrés jusqu’ici dans des terrains de la période tertiaire sont bien postérieurs à la formation qui les renferme et proviennent de sépultures relativement récentes. L’individu, dont on a trouvé les os à Colle dol Vento, près de Savone, ne fait pas exception, et les caractères spéciaux qu’on a cru trouver sur son maxillaire inférieur sont exclusivement dus à son âge très avancé.

Quelques observations anatomiques et ethnologiques à. propos d’un cr&ne humain trouvé dans les sables quaternaires de Brüx (Bohême).

Rev. d’anthrop., t; I, p. QQl-m, et pl, VI. 1872.

Ce mémoire contient la description détaillée de la portion de voûte de crâne

découvert dans les sables diluviens aux environs de l’hôpital du Saint-Esprit, près Brüx, et sa comparaison avec trois autres pièces similaires antérieurement trouvées dans le loess de Canstadt et d’Éguisheim, et la grotte du Néanderthal. L’auteur montre que les formes exceptionnelles de cette dernière se relient par l’intermédiaire de la tête de Brüx nouvellement découverte, aux formes atténuées des deux autres, et que toutes quatre se rattachent à un même type archaïque. Cette pièce est d’ailleurs, pour l’ethnologie, ce que sont pour l’archéologie les haches ;de Mégalopolis, de Thèbes, d’Abou-Sher-Aïn ou de Beith-Saour: un jalon sur la voie de cette Inde cisgangélique où les terrains quaternaires de Madras renferment des pierres taillées analogues à celles d’Abbeville ou de Hoxne, et dont les montagnards présentent parfois une morphologie crânienne voisine de celle que nous offrent les sujets de Brüx, etc.

Étude d’une voûte crânienne découverte à l’Olmo, près Arezzo, par M. J. Cocchi, dans une argile lacustre, où se sont rencontrés les débris osseux d’un éléphant indéterminé et d’un cheval qui semble appartenir à la variété plicidens. Rectification de quelques erreurs commises en Italie et en Suisse dans la description de cette pièce importante.

de Goyet, près Namèohe (Belgique).

Bail. Soc. ^mthrof., 2" aér., t. Vlll, p. 425.435, fig. 1873.

La troisième caverne de Goyet, dans la petite vallée du Samson, est un des plus riches dépôts paléontologiques connus de la période quaternaire, et plusieurs des niveaux ossifères qui s’y superposent, contiennent des débris humains intéressants. M. Hamy a étudié ces fragments au Muséum d’histoire naturelle de Bruxelles et en donne la description, en insistant plus spécialement sur un maxillaire inférieur qui rappelle la célèbre pièce décrite sous le nom de mâchoire de la Naulette. Cette pièce appartiendrait, par son ancienneté relative et sa morphologie, à la race de Canstadt.

Partie des études de détail, qui ont permis à l’auteur de préciser les caractères d’ensemble de la race dite de Cro-Magnon, de déterminer les limites de sa variabilité, de fixer enfin approximativement sa distribution géographique ancienne.

Communication présentée au cours d’une discussion soulevée au sein de ■ la société, sur les fouilles exécutées à'Solutré, en 1873, par VAssociation française four l’avancement des sciences. L’auteur a été amené à distinguer, dans le célèbre gisement de Solutré, trois ordres de sépultures plus ou moins superposées. Les premières, relativement modernes, peuvent descendre jusqu’à l’époque carolingienne. Les secondes, dites en dalles brutes, sont plus anciennes, mais ne doivent pourtant pas être considérées comme nécessairement contemporaines des ossements de renne et des silex taillés, au milieu desquels elles sont creusées ; les troisièmes, dites sur foyers, appartiennent seules à la fin des temps quaternaires. Leurs rapports avec les précédentes ont été surtout mis en évidence par les fouilles de M. de Fréminville, que l’auteur de la communication commente brièvement.

Ces sépultures inférieures sur foyers appartiennent à une tribu de même

race que celles qui vivaient, en même temps que les rennes, dans les vallées de la Seine (Grenelle), de la Vézère (Cro-Magnon), etc., etc. La tribu de Solutré était toutefois altérée déjà dans ses caractères par certains croisements avec une tribu géographiquement voisine, dont les fouilles de l’embouchure de la Seille ont permis d’étudier les caractères (type de la Truchère).

Les fouilles de Léry et de Sordes nous ramènent à une période plus récente, celle de la pierre polie, et cependant, dans la grotte comme dans le dolmen persiste le type des habitants des cavernes et des bords des rivières pendant la période précédente, où vivaient encore des animaux disparus depuis lors. 11 n’y a donc pas, entre les deux âges, X'hialus dont certains archéologues ont supposé l’existence, et les hommes de Cro-Magnon, dont on retrouve d’ailleurs aujourd’hui les descendants, distribués d’une manière sporadique dans une grande partie de l’Europe occidentale, avaient survécu à la disparition du renne et adopté le nouveau genre de vie qui caractérise la période néolithique.

etit-Quevilly, près Rouen.

Description détaillée des fouilles faites au pont de Vaucelles, en 1799, d’après. les pièces déposées aux archives de l’administration des ponts et chaussées à Caen. Un crâne, trouvé sur la tourbe dans un amas de cailloux unis par un sable glaiseux, gisait sous une pirogue renversée. Il existe encore au Musée de Caen et offre les analogies les plus frappantes avec ceux de Léry, dont il vient d’être parlé.

Les ossements découverts au fond du bassin de retenue du port de Fécamp sont du même type, mais le crâne du Petit-Quevilly rappelle tout à fait une

pièce similaire exhumée par M. Moreau du dolmen de Cierges, et appartient à la race néolithique.

Note sur les ossements humains trouvés dans le tumulus de Genay (Côte-d'Or).

A côté du type de Cro-Magnon qui a survécu dans certaines localités, telles que Léry ou Sordes, apparaît, en effet, un autre type bien caractérisé. C’est celui que, faute de nom historique (on l’avait faussement nommé Celte), j’ai proposé d’appeler néolithique, parce que c’est avec la pierre polie qu’il fait son apparition dans nos contrées. Il forme, en particulier, une bonne partie de la population ensevelie dans les allées couvertes des environs de Paris. Le sujet de Genay en présente tous les caractères.

Les Hubitants primitifs de la Basse-Orne.

Coupe de la basse Orne, montrant les rapports stratigraphiques des diverses couches accumulées dans la rivière, depuis les poudingues qui, à Vaucelles, donnaient lieu aux trouvailles dont on vient de parler, jusqu’à la tangue qui contenait les ossements de Benouville, dont la découverte nous met en présence d’un type humain tout différent, qui pourrait bien être le ligure. On admet aujourd’hui que le peuple de ce nom a occupé une grande partie des Gaules au début de la période historique.

L’examen des débris osseux que l’on découvre au fond des tumulus de Bourgogne conduit exactement aux mêmes résultats que l’étude des armes, ou des ossements déposés avec les corps. Quelque mutilés que se présentent les squelettes, ils montrent, en effet, des formes et des proportions qui diffèrent sensiblement de celles des races antérieurement fixées en Gaule et sont, uu contraire, tout à fait identiques à celles des peuples germaniques, telles que nous les ont fait connaître les nombreux sujets exhumés, dans ces dernières années, des tombeaux mérovingiens.

Les anciens connaissaient l’hydrocéphalie, Aétius, Antyllus et Paul d’Égine en ont parlé d’une manière assez précise. M. Hamy a pu étudier deux crânes atteints de cette maladie et provenant d’une sépulture gallo-romaine du Yieil- Atre, à Boulogne-sur-Mer. Ces deux sujets appartenaient à une famille de Romains tout à fait pui'S et l’hydrocéphalie n’avait pas fait disparaître sur le plus jeune les formes si caractéristiques de la race.

La population du nord de la France, dont les cimetières mérovingiens nous ont consei-vé les restes, présente généralement les traits de la race germanique. Il n’est pas rare cependant de trouver, particulièrement chez les femmes, les caractères ethniques de la population gallo-romaine, ce qui confirme les interprétations de Serres sur les résultats des fouilles de l’abbé Cochet à Londinières.

Sur la perforation de Tolécrâne.

Cmgr. internat, i’anthrog. et (farch. préhist., ü» sess. Paris, 1867, p. 146-147.

L’auteur prouve, par des statistiques nombreuses, que ce caractère anatomique est devenu de plus en plus rare depuis les temps préhistoriques. Tandis que, par exemple, les ossements de l'âge du renne trouvés dans les cavernes de la vallée de la Lesse donnent la proportion de trente centièmes, ceux des cimetières modernes ne présentent plus que 4 et demi pour 400 des sujets offrant cette particularité. Il y a là certainement un caractère ethnique disparaissant avec la race qui le présentait au maximum.

Déformations artificielles observées dans les fouilles de la rue des Innocents, en 1866, et depuis lors chez des individus vivants rencontrés à Paris.

BuU. Soc. d'onUrop. d« Paris, S« sér., t. VI, p. 84-86. 1883.

Cette courte note résume les recherches de l’auteur sur une collection de crânes juifs trouvés dans un ancien cimetière découvert à l’intersection du boulevard Saint-Michel et du boulevard Saint-Germain, cimetière dont les pierres tombales, déposées au musée de Cluny, ont été expliquées par Longpérier dans le Journal des savants de 1874. Ces têtes, qui ont appartenu à Schelomô fils du haber R. Jehuda, à Jacob fils du docte Hayyim, à dame Sarah, fille de R. Joseph le Cohen, etc., et dont l’ensevelissement remonte de 1343 à 1140, ont en grande partie perdu les caractères ethniques du groupe sémitique; cela vient à l’appui des doctrines professées par M. E. Renan et résumées dans la conférence qu’il a faite en 1883 au cercle Saint-Simon.

Documents pour servir à. l’anthropologie de la Babylonie.

Description des crânes extraits, par le docteur Huber, des tells de Babylone. Les sépultures où ces crânes ont été trouvées, creusées au sein des tells, leur sont postérieures sans aucun doute; M. Layard estime qu’elles ne peuvent pas remonter au-delà du règne de Séleuous. A cette époque, relativement récente, les caractères anatomiques des Babyloniens se confondent avec ceux des Assyriens qui les ont depuis longtemps conquis. Aucun trait facial ou crânien ne peut plus servir à distinguer nettement les têtes que renfei ment les tombes de Kasr, de Amran ou du Birs-Nimroud de l’ensemble des pièces recueillies en terre sémitique.

Rapport présenté à la Société d’anthropologie au nom de la Commission chargée de rédiger des instructions pour la Cochinchine française. L’auteur s’efforce de séparer les éléments ethniques, nombreux et divers, qui se sont tour à tour superposés sur le sol de l’Indo-Chine orientale et qui sont successivement entrés dans les combinaisons variées que présentent les habitants du bassin du Mékong. Il y distingue un élément noir primitif à chevelure laineuse, presque complètement disparu (Semang, de Malaoca); un second élé-

ment noir, à cheveux lisses, plus ou moins semblable à celui que l’on retrouve en quelques points de l’Inde (Gonds, Kohls), puis des éléments indonésiens, indo-mongols, etc. L’auteur insiste sur les analogies de types signalées entre les images sculptées des monuments khmers et les portraits que l’on possède des gens du haut, Charaïs, Bannars et autres sauvages habitants des montagnes et des forêts de l'Est.

Bull. SM. d'anthvp. àt Parti, «• sér.,tl. VII, p. 688-677. 1872.

Étude des renseignements fournis par M. Janneau sur les peuples du Cambodge, dans son Étude de Valphabel cambodgien (1869), et son Manuel pratique de langue cambodgienne (1870).

Exposé méthodique des observations recueillies à cette date, chez les populations sauvages de la presqu’île de Malacca, en particulier par Baffles, Logan, Borie et Low. L’auteur rapproche de ces observations celles que M. Alph. Pichon, ancien secrétaire d’ambassade, vient de lui communiquer et qui ont été recueillies dans le massif montagneux qui s’élève droit au nord de Singapour, a 2 lieues et demie dans l’intérieur des terres. Les sauvages rencontrés par M. Pichon sont des Jakuns; l’examen de leurs cai-actères montre que ce petit peuple, presque inconnu jusqu’alors, est plus voisin des Négritos que de toute autre race, mais présente des traces manifestes de mélange avec quelque tribu apparentée aux Malais, et sont par conséquent comparables aux Manthras étudiés par Logan.

Nord-Est de I,u;on (Philippines)

Cette étude descriptive, rédigée pour servir do type ar genre qui s’exécutent au laboratoire du Muséum, renferme ui

de détails nouveaux sur l’ostéologie comparée des ra 3S nègres en particulier.

s humaines en général

Discussion de géographie ethnologique ayant pour objet de résoudre le problème de l’extension septentrionale d’un groupe spécial dont les éléments, dissociés par des causes qui nous échappent encore, semblent attester, par leur distribution présente, qu’à une époque où le relief de ces contrées était tout différent de ce qu’il est aujourd’hui, la race qu’ils représentent a peuplé une vaste étendue de ce qui était alors l’extrême Asie.

L’auteur montre que ces éléments ethniques se retrouvent dans le sud de Formose, n’ont pas été retrouvés aux Lieou-Kieou, mais ont contribué dans une certaine mesure au peuplement de Kiou-Siou et formaient probablement une partie des tribus des bois de l’empire de Dai-Nippon.

Une annexe de ce mémoire résume les renseignements positifs recueillis avant 1872 sur la taille des Malais et des Négritos purs ou mélangés des Andamans, des Philippines, de Malacca, etc.

Les Négritos à, Bornéo.

Soc. à'anlhroÿ. de Paris, 2* sér., t. XI, p. 113-120. 1876.

On trouve réunis, dans cette notice, tous les documents relatifs à l’existence des populations noires de petite taille dans l’intérieur de Bornéo et, en particulier, des renseignements précis sur une pièce fort remarquable du Muséum de Lyon, qui n’est autre qu’un crâne de négrito entièrement sculpté en relief par des artistes dayaks.

Les Àlfourous de Gilolo, d’après de nouveaux renseignements.

BuU.Sûc. degtiographie, 6« sér., t. XIII, p. 480-491 et carte, mai 1877.

Le terme Alfourous est appliqué, dans l’archipel Indien, à toutes les populations, quelle que soit leur origine, qui ont su, jusqu’à présent, se maintenir en dehors de l’influence des Malais. Or, il faut distinguer chez ces montagnards deux races bien distinctes, que l’on trouve notamment juxtaposées dans l’île de Gilolo, où les Alfourous négroïdes, issus de quelque mélange avec les Papouas, se rencontrent dans la presqu’île nord, tandis que les Alfourous du centre sont voisins des Dayaks de Bornéo, etc.

Ces derniers ont été l’objet de quelques études précises de M. Baffray, dont

M. Hatny interprète les observations, insistant sur la nécessité de ne plus désigner ce peuple sous un nom dénué de toute valeur scientifique et qu’il convient de remplacer par celui Indonésien. Ce dernier terme a le double avantage de pouvoir s’appliquer à tout l’ensemble des populations propres de l’Indonésie ou archipel Indien, et de se rapprocher du terme Polynésien, employé depuis longtemps pour désigner une race toute voisine.

Commentaire sur les documents relatifs à la population de Timor, recueillis par van Hogendorp, Péron, Leschenault, Freycinet, etc., etc. Démonstration, par la comparaison de pièces inédites, de la coexistence à l’intérieur de cette île, située à la’limite des dépendances de l’Asie et des terres océaniennes, des deux races nègres propres, l’une à la terre ferme, l’autre à l’archipel. La ligne de Wallace, qui délimite les deux mondes, océanien et asiatique, doit passer sur l’île de Timor, « qui se trouve à la fois la plus méridionale qu’habitent les Négritos et l’une des plus occidentales où les Papouas se soient établis».

Sur la taille des insulaires des Nouvelies-Hébrides.

Bull. Soc. d'anthrcp. de Paris, 2» aép., t. Xi, p. 168-170, 1876.

Commentaire sur des documents publiés par le commissaire de l’émigration k la Nouvelle-Calédonie, dans le Moniteur de cette colonie.

Note sur l’existence de nègres brachycéphales sur la c6te occidentale d’Afï>ique.

La branche africaine du tronc nègre avait seule échappé à la classification dichotomique fondée par Retzius sur les proportions des diamètres de la tête. M. Hamy, analysant diverses observations récemment recueillies à la côte occidentale d’Afrique, montre que certains points de cette côte sont habités par des populations qui diffèrent autant entre elles que le Négrito des Philippines diffère du Papoua, son voisin,

M. le général Faidherbe, si profondément versé dans l’élude de l’ethnographie de l’Afrique occidentale, avait le premier appelé l’attention en 1872 sur une déformation tout à fait singulière dont il avait constaté l’existence chez les populations mauresques plus ou moins mêlées, riveraines du Sénégal, dette déformation consiste en une projection artificielle des incisives supérieures qui sortent de la bouche et viennent s’appuyer sur la lèvre inférieure. M. llamy a été assez heureux pour pouvoir étudier, dans tous ses détails, celte curieuse déformation, qu’il a minutieusement décrite dans le petit mémoire dont on a lu plus haut le titre.

■ BuU. So". rlandirop. * Pai'ij, î» s6r., l. V, p. 114-116. 1876.

Comparaison des muscles de la face chez les nègres et chez les blancs; distinction des types /î» et grossier. Les fusions musculaires signalées à la commissure buccale chez les nègres sont en rapport avec un empâtement spécial de cette région, qui contribue à leur donner leur physionomie caractéristique.

en Galerie.

Kouv. Arch. du mséum d'imt. nat., 2® sép., t. IV, p. 341-358 et pl. XX, in-4<'. 1881.

Consacré à faire Connaître les matériaux sur les races humaines de l’Afrique australe, rassemblés par Delegorgue do 1838 à 1844, ce mémoire commence par une analyse rapide des travaux publiés sur ce sujet depuis le récit de Rogers (1684) que Dampiernousaoonservé. L’auteur fait connaître ensuite avec plus de détails les renseignements quel’on doit à Delegorgue, en particulier, sur les Béohuanas, les Matabélés, enfin les Ama-Zoulous, dont cet explorateur a suivi de fort près la guerre contre les Boers commandés par Relief.

S’aidant, en outre, des àoa\m&nl%A.\iRmjalColle(jeofSurgeons ofEngland, l'auteur s’efforce de démontrer ; 1° la multiplicité des origines des Ama- Zoulous, que leurs affinités diverses tendent à rapprocher tout à la fois des nations du Congo et de la région des Lacs, des autres Bantous et des Hotten-

lois, etc.; 2“ la supériorité des Zoulous et de leurs frères les Kosahs sur les Béchuanas, qui se placent, dans l’échelle des populations nigritiques de l’Afrique australe, sur un échelon intermédiaire à ceux qu’occupent les Bantous d’une part et de l’autre les véritables nègres.

Les Nègres de la vallée du Nil; impressions et souvenirs.

Ce mémoire est destiné à faire connaître un certain nombre d’observations prises par l’auteur sur différents sujets de races nègres pendant qu’il remontait le Nil du Caire à Philœ en 1869. 11 y insiste principalement sur le dualisme ethnique des nègres que l’esclavage amène en Égypte. De ces nègres, les uns sont de vrais Soudaniens fort an(flogues à ceux que l’on rencontre en Algérie, où ils arrivent des rives du cours moyen du Niger; les autres, bien différents, appartiennent à un groupe dont les Noubas du Kordofan sont les représentants les plus accentués dans le bassin du Nil. L’auteur résume ensuite ses observations sur les nègres du groupe nilotique proprement dits : Chellouks, Dinkas, Kicks, etc., dont il signalé les altérations de type sous des influences éthiopiennes à partir du 6" degré latitude nord. Le substratum nilotique reparaîtrait vei-s le sud et formerait de nouveau, par-delà les lacs, dans l’Ounyamouezi en particulier, la masse de la population nègre.

Quelques observations sur l’anthropologie des Çomalis.

Les deux types principaux que distinguait Mariette dans les bas-reliefs de la dix-huitième dynastie, représentant les gens de Poun, coexistent encore dans la région où les Égyptiens les ont autrefois découverts. Ils sont moins tranchés peut-être aujourd’hui; toutefois, si l’on met en présence les extrêmes de la série de portraits rapportés du Çomal par M. G. Révoil, les différences s’accentuent, et l’on est amené à considérer l’un des types comme se rapprochant des populations Kouschites, tandis que l’autre, sans être véritablement nègre, appartiendrait à un groupe plus ou moins négroïde. Les Haber- Aoual et les Haber-tel-Jalos offrent plutôt ce dernier type; le premier se rencontrerait presque constamment chez les Medjourtines, les Dolbohantes, les Ouarsanguelis, etc. L’étude des pièces anatomiques rapportées par le même

voyageur met en lumière des variations très étendues et confirme les renseignements fournis par ses photographies.

I'> partie : Anthropologie du Mexique.

Paris, 1884. In.*». 1« fasoioüle de 40 pages et 8 pl. litli. Le 2» fascicule csl sous presse.

Les chapitres imprimés de cet ouvrage sont principalement consacrés à l’étude des restes osseux les plus anciens que les fouilles pratiquées au Mexique, en particulier pendant l’occupation française, aient mis entre les mains des observateurs. Ces restes appartiennent tous à un même type fondamental, qu’ils aient été trouvés dans la vallée de Mexico, dans les montagnes quil’enceignent, dans la Mixtèque, la Zapotèque, etc. Cette uniformité de caractères physiques s’accorde bien avec les traditions que recueillaient, au seizième siècle, les écrivains espagnols sur l’origine commune des premiers peuples de l’Anahuac. Ces traditions les montraient comme issus d’une souche unique. Iztac Micozhuatl ou la blanche couleuvre nébuleuse, personnification des contrées septentrionales, aurait eu, d’une première union avec Ilancueitl, la vieille femme, six fils, ancêtres d’autant de peuples primitifs, appartenant, comme le montre M. Hamy, à une seule et même famille ethnique. L’auteur insiste spécialement sur les curieuses fouilles de Tlaltelolco où des sépultures de la période aztèque sont superposées à d’autres sépultures d’un caractère tout différent et qui doivent avoir appartenu au peuple olmèque, issu d’Olmecatl, l’un des fils aînés d’Iztac Mizcohuatl.

On énumère ici, pour mémoire, les titres des principaux travaux publiés par M. Hamy sur l’anatomie descriptive et comparée, l’embryogénie et la tératologie.

L’os intermaxillaire de l’homme à l’état normal et pathologique, thèse poulie doctorat en médecine, présentée et soutenue le 12 août 1868. Paris, Le François, 1868, br. ih-l" et in-8'’ de 92 pages et 2 planches lith. (Méd. de br., concours des thèses, 1868. — Prix Godard, Soc. anat., 1869.)

Sur une anomalie d’ossiûcalion du malaire. (Bull. Soc. ianatomie, 2' sér., t. XVI, p. 488-489. 1869.)

Sur une anomalie peu connue des os malaires. [Bull. Soc. d’anthrop., 3" sér., t. III, p. 341-342.1880.)

Recherches sur les fontanelles anormales du crâne humain. {Journ. de tanat., t. VII, p. 591-601. 1871.)

Description d’un crâne de fœtus microcéphale, avec déformation intra-utérine. [Bull. Soc. d'anlhrop., 2' sér., t. Il, p. 507-511. 1867.)

Le noseneéphale pleurosome de Pondichéry. [Journ. de l’anat., t. X, p. 294-310, et pl. VL 1874.)

Description d’un fœtus monstrueux, présentant une atrésie des voies urinaires et de l’intestin, etc. [Ibid., t. XX, p. 193-200, et pl. VIII. 1884.)

Étude sur la genèse de la scaphocéphalie. [Bull. Soc. d’anthrop., t. IX, p. 836-854. 1874.)

De l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur chez le vieillard. [Bull. Soc. anat., 2* sér., t. XVI, p. 173-178. 1869. — Cf. Archivio per TAnthropologia, vol. 1.)

De l’épine nasale antérieure, etc. [Bull. Soc. d’anthrop. de Paris, 2‘ sér., t. IV, p. 13-27. 1869.)

Sur les lignes faciales de Dürer. (iiid., t. XI, p. 559-566. 1876.)

Rechei'chos sur les proportions du bras et de l’avant-bras aux différents âges de la vie. {Bull. Soc. d'anthrop. de Paris, 2“ sér., t. VII, p. 495-513, et Revue d'anthrop., 1.1", p. 79-92. 1872.)

Contribution à l’étude du développement des lobes cérébraux des primates. (Rev. d'anthrop , 1.1, p. 424-431.1872.)

M. Hamy a en outre publié un grand nombre d’articles dans YUnion médicale,\n Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, \&Gazette médicale de Paris, etc.

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