‹ Résumé des travaux scientifiquesChapitre 4 sur 14 · NUTRITION · texte numérisé non relu

NUTRITION

I e ' groupe. — Trophiques proprement dits. — Le type en est fourni par le fer, qui agit sur les globules; à côté se placent l’huile de foie de morue, qui agit sur toute l’économie, par les principes gras qu’elle contient et par les substances qui y sont mêlées ; le phosphate de chaux, etc.

2” groupe. — Médicaments trophiques indirects ou cf épargne . — 11 est un certain nombre de substances qui, bien que n’apportant à l’économie aucun principe alimentaire ni aucun élément trophique, constituent cependant de véritables reconstituants; elles agissent ainsi par voie indirecte, en ralentissant le travail de combustion et de destruction de l’économie. Ce groupe, l’un des plus intéressants et des plus utiles à connaître, comprend les médicaments ou les substances

<1’ épargne , parmi lesquels se trouvent l’alcool, le thé, le café, etc. Toutes ces substances, prises à doses modérées, ont l'immense avantage d’empêcher la dénutrition de l’individu, de soutenir ses force; pendant une certaine durée de la diète. En effet, l’usage du thé et dt café diminue la production et l’élimination par les urines de l’urée produit de la dénutrition des tissus ; le chlorure de sodium produil jusqu’à un certain point le même effet; l’alcool enraye principalement les combustions respiratoires, et il en résulte une diminution de l’exhalation d acide carbonique; enfin l’arsenic, à petites doses, entrave également le mouvement de dénutrition; au contraire, à doses élevées ou lorsqu’il est donné pendant longtemps, i| semble agir d’une façon toute différente et activer alors la dénutrition, ainsi que le prouve le fait de l’augmentation d’urée dans les

3’ groupe. — Trophiques indirects, activant les fonctions d’assimilation ou de nutrition (substances amères, quinquina).

4” groupe. — Trophiques ou toniques des vaisseaux (tannin, métaux, térébenthine).

111” CLASSE. — Dystrophiques ou dénutritifs.

Il y a des médicaments partiellement dystrophiques ou même atrophiants, et qui cependant agissent d’une manière favorable sur l’ensemble de l’organisme, au moins lorsqu’ils sont pris à dose modérées.

1" groupe. — Atrophiants partiels. — L’iode, à petites doses, ex cite l’action des organes digestifs, active les échanges nutritifs et augmente le poids du corps en maintenant les forces. A doses fortes oi prolongées, l’iode tend à atrophier certaines glandes et surtout fai disparaître les produits de nouvelle formation. 11 en est de mêm du mercure : à doses modérées, il fond les tumeurs, surtout les néo plasmes syphilitiques, et il épargne la nutrition générale.

2” groupe. — Atrophiants ou trophiques selon la dose (alcalins). - Sous l’influence des alcalins, les combustions deviennent plu actives, le besoin de réparation devient plus pressant; ce sont de véri tables reconstituants indirects. Mais si les phénomènes de destructioi

■viennent à prédominer, l’équilibre est rompu, et il peut survenir une débilitation dont on a, du reste, singulièrement exagéré l’importance et la fréquence, sons le nom de cachexie alcaline.

3* groupe. — Modificateurs des gaz et des globules du sang (oxygène, air comprimé, acide carbonique, oxyde de carbone). — L’oxygène se rapproche singulièrement des alcalins; il active les combustions et par cela même force pour ainsi dire l’économie à se reconstituer; d’une autre part, tout en étant l’agent principal des combustions et de la respiration, il peut, en s’accumulant dans le sang, devenir la cause d’une véritable oppression (dyspnée) et modifier la composition des globules.

4' groupe. — Poisons stéatogènes. — Un grand nombre de substances, prises à haute dose ou pendant un temps prolongé, déterminent la transformation graisseuse du foie, des reins, des muscles, et détruisent les globules: tels sont l’acidephosphorique, l’acide sulfurique, etc. L’arsenic, l’alcool, pris d’une manière abusive, peuvent produire le même résultat.

5" groupe. — Dènutritifs généraux (saignée). — La saignée est l’agent dénutritif absolu; elle diminue la masse du sang et l’eau momentanément, et d’une manière plus persistante les globules. Les fonctions respiratoires et nerveuses qui dépendent des globules sont troublées. Mais y a-t-il avantage dans certains cas, même au prix de ces inconvénients, à modifier la circulation? C’est là une question trèsdifficile àjuger.

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