GAZ PERMANENTS
43. Ix»! de la ctMupresalon des ^az.' — Loi de Marioite. — Les volumes occupés, à température constante, par un gaz permanent, soixt en raison inverse des pressions.
Vo, V volumes successif Po» p pressions successives.
-^ = -^ ou p V = Po Vo Vo Po
44. Ix>l de la dilatation des ^az. — Loi de Gay-Lussac. — Le coefficient de dilatation sous pression constante est constant à toute température et à toute pression, et le même pour tous les gaz permanents. 11 est
égal à 4
45. Conséquences de ces lois. — Si Yo est le volume d'un gaz à la température 0° et à la pression po,
V son volume à to et à la pression p, a le coefficient de dilatation, on déduit de ces lois combinées :
p V = Po Vo (1 + « t)
p V Po Vo 273 + t 273
40. Températures absolues. — En posant pour simplifier T ==: 273+t.
T s'appelle la température absolue ; c'est la température centigrade augmentée de 273« ; Et la formule ci-dessus devient :
P V Po Vo T ■*" 273
En opérant sur une masse de gaz de 1 kilogramme, la quantité ^-o°
est spécifique pour chaque gaz ; sa valeur est :
Air 29,28
Azote 30,13
Oxygène 26,48
Hydrogène 422,52
(po en kilogrammes par mètre carré, Vo en mètres cubes.)
^T. Coefficient de dilatation «oa« volume constant* — De la formule p V = po Vo (1 + « l), si Ton suppose que le volume V := Vo, on déduit
P r= Po (1 + « t)
c'est-à-dire : le coefficient de dilatation sous volume constant est le même que sous pression constante.
48. Chaleur ■péciaquc des ffaae. — La chaleur spécifique des gaz permanents sous pression constante est constante.
On déduit de cette loi expérimentale, par les méthodes de la théorie mécanique de la chaleur, que la chaleur spécifique à volume constant est aussi constante.
Le rapport de ces deux chaleurs spécifiques est le même pour tous les gaz et égal à 1,41.
Chaleurs spécifiques sous pression constante :
Air 0,2375
Oxygène 0,2175
Azote 0,2438
Hydrogène 3,4090
Acide carbonique 0,2169
Oxyde de carbone 0,245
49. llemarqaes «nr eem diverses lois. — Les recherches expérimentales sont dues à M. Regnault (1).
Ces lois sont suffisamment exactes pour les fluides gazeux éloignés du point de liquéfaction ; exemple : la loi de Mariolte appliquée à Tair est exacte à 1/8 0/0 près jusqu'à 2 atmosphères et à 1 1/2 0/0 près à 20 atmosphères.