‹ Résumé du cours de machines à vapeur et locomotivesChapitre 70 sur 79 · ch · texte numérisé non relu

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13 nœuds 06

Surface immergée du maîtrecouple

Machine :

Puissance

Vitesse réalisée (en nœuds) . . .

Répartition des poids.

Coque, mâture, apparaux

Moteur

Tooneaux 3.800 1.200

Tonneaux 3.160

Charbon

Equipage, provisions, lest et chargement

Total ou déplacement. . .

4iM. Détails sur lea machines marines. — Les grandes machines marines sont presque toutes aujourd'hui du système Compound avec condenseur par surface.

Très souvent, il y a trois cylindres accolés et agissant sur trois vilebrequins calés sous des angles de 120^, la vapeur est admise dans le cylindre du milieu, d'où elle s'échappe dans un système de conduites formant réservoir intermédiaire ; elle agit ensuite sur les deux cylindres extrêmes. Cotto

disposition, imaginée par M. Dupuy de Lôme (4), assure une grande régularité au couple de rotation.

Beaucoup de machines ne comportent que deux cylindres, à haute et basse pression, avec manivelles à 90^.

Dans les appareils très puissants, le cylindre admelteur est sur le prolongement du cylindre détendeur ; deux et quelquefois trois et même quatre groupes, composés ainsi de deux cylindres, actionnent des manivelles calées sous des angles de 90" ou de J20".

Les machines à hélice sont toujours à mouvements rapides, ce qui conduit à de grandes dimensions pour les tiroirs et nécessite Tusage de tiroirs équilibrés ou de compensateurs de pression (132, fîg. 27 à 29). Souvent les tiroirs sont à jalousies (fig. 30).

Installés sur Tarbre de couche, les excentriques auraient des dimensions énormes ; on préfère commander les tiroirs par un arbre spécial, parallèle à l'arbre de couche, qui Tactionne au moyen d'une paire de roues dentées égales ; le mouvement est alors donné aux tiroirs par des vilebrequins venus sur cet arbre auxiliaire.

Le changement de marche est obtenu soit par un toc (142) soit par la coulisse de Stephenson (144 et suivants) ; dans ce dernier cas, qui est aujourd'hui le plus fréquent, la coulisse sert aussi à faire varier la détente. Les déplacements de la coulisse s'obtiennent, à la main, au moyen d'an changement de marche à vis, ou mieux, par un servo-moteur. Avec le servo-moteur, tous les mouvements de la machine peuvent être commandés à distance, par des chaînes de transmission ou même parrélectricîté ; des dispositions analogues s*appliquent égalementpour mouvoir le gouvernail.

Dès lors, pour les évolutions exigeant une grande promptitude et une grande précision, par exemple, dans un combat à Téperon, tous les organes de manœuvre sont concentrés sous la main du commandant qui devient absolument maître des mouvements de son navire.

Sur les navires de guerre, la machine est horizontale et à bielle en retour (203, fig. 161) ; les cylindres sont sur un bord, les condenseurs sur le bord opposé ; les pompes k air actionnées par une potence venue sur l'une des tiges du piston ; Tensemble repose sur un solide bâti ûxé aux carlingues. La machine très ramassée et bien balancée autour de Tarbre de Thélice, se trouve ainsi tout entière au-dessous de la flottaison et à Tabri des projectiles.

Sur les paquebots et les transports, on préfère le type à pilon (207,

(1) Dans les machines du type Dupuy- de-Lômc, les manivelles e\trêmes font un angle droit, qui est bissecté par le prolongement de la manivelle moyenne de sorte que les angles des manivelles extrêmes sont de 135» de part et d'autre de la manivelle moyenne.

f]g. 162) qui tient moins de place en plan horizontal : les pompes à air sont conduites, soit par un balancier en fer prenant son mouvement sur la crosse du piston, soit par un excentrique calé sur Tarbre de couche ou sur Tarbre de distribution. Les condenseurs se logent dans un des montants.

Les pompes de circulation et alimentaires sont conduites, soit par la grande machine, soit par de petites machines spéciales ; la tuyauterie est disposée pour les faire servir, au besoin, de pompes d'épuisement pour vider la cale.

Les chaudières sont à foyer intérieur avec tubulure en retour (269). Sur les navires de combat, on s'en tient encore, en France, aux pressions modérées (2 k. 25) et Ion emploie les chaudières à faces planes (fig. 189) ; mais, pour les transports et paquebots, la haute pression (4 k., 5 k. et plus) est devenue générale, avec Tusage des grandes chaudières cylindriques (fig. 190). Les fumées se rendent dans une ou plusieurs cheminées s*élevant au-dessus du pont. Quelquefois un souffleur installé dans la cheminée permet, au moment décisif, de forcer Tallure en augmentant le tirage.

L'éclairage et la ventilation des espaces étroits dans lesquels sont renfermés ces immenses appareils, qui rayonnent des torrents de chaleur, sont souvent fort difficiles, et ont amené plus d'un échec. Le constructeur doit aussi veiller attentivement à faciliter Taccès et le démontage de toutes les pièces ; la question de graissage est d'une importance capitale pour des machines qui doivent soutenir une allure rapide pendant des semaines entières, c'est là qu'on voit appliqués les lécheurs qui, à chaque tour d'arbre , déposent une goutte d'huile dans les articulations importantes.

427. Dimensions de quelque* maclilne* marines. — Voici les principales proportions de quelques grands appareils marins :

Nom du navire .

Nature du service .

Coque :

Cuirasié (V.§415-4SG)

Longueur

Largeur

Surface immergée du maitre-coupJe

Déplacement

Machine :

Puissance prévue (en chevaux indiqués)

Nombre de tours par minute (prévu)

r. 1- j j ** I Diamètre . Cylindres admetteurs ^

,. . j,^ . I Diamètre.

Cylindres détendeurs ^

Distribution :

Dimensions des lumières d'admission aux :

Cylindres admetteurs , ^ ^ I Longueur.

Largeur .

Longueur.

Admission en fraction de la course

(moyenne) :

Aux cylindres admetteurs ...

Aux cylindres détendeurs . . .

Condensation :

Surface extérieure des tubes. . . Pompes à air, volume total engendré

par seconde

Pompes de circulation, volume total

débité à l'heure

Cylindres détendeurs

Chaudières :

Pression effective (kilog. par c"»').

Nombre de corps

Nombre de foyers

Surface de grille

Surface de chauffe

Résultats des essais :

Vitesse en nœuds

Nombre de tours par minute. . . .

Puissance indiquée

Consommation de charbon par heure et par cheval indiqué

Suffren

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