‹ Resumee de l'histoire de l'electricite et du magnetisme, et des applications de ces sciences a la chimie, aux sciences naturelles et aux artsChapitre 44 sur 76 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

inent de l'électricité dans les actions chimiques. M. Matteucciaavancéy depuis^ que le dégagement d'électricité n'avait pas lieu lorsque l'air était très-sec^ et que dès lors le fait était infirmé. Ce fait est vrai^ mais n'infirme pas la loi générale du dégagement de l'électricité dans les actions chimiques, attendu que l'oxygène ,de l'air, n étant pas conducteur de l'électricité, ou bien ne faisant pas partie d'une électrolyte, ne saurait donner de l'électricité qui pût être recueillie lors de sa combinaison avec le charbon.

2<^ Dans la combustion de l'hydrogène, Tintérieur de la flamme est négatif, et l'extérieur positif.

Dans ce dernier cas, les effets ayant été observés avec des spirales de platine, il en est résulté des effets thermo-électriques semblables à ceux attribués à la combustion de l'hydrogène, ce qui. complique le phénomène; M. Becquerel, qui en a fait la remarque, a donné un moyen d'éviter ces effets complexes (71).

3" Le développement de l'action végétale, immédiatement après la germination des graines, alors que les tigelles reçoivent l'action de la lumière, dégage de l'électricité ; la jeune plante est négative, romme le charbon dans la combustion ; le gaz acide carbonique, en s'échappant, emporte de l'électricité positive.

Suivant M. Pouillet, l'action des végétaux sur l'oxygène de l'air est une des causes les plus puissantes et les plus permanentes de Félectricité atmosphérique. Nous ne partageons pas son opinion à cet égard; nous en ferons connaître plus loin les motifs.

Le même physicien (72) , dans un second mémoire, lu à l'Académie des sciences le A juillet 1825, est revenu sur l'électricité qui se développe dans les actions chimiques et sur Porigine de l'électricité de l'atmosphère. Il a commencé par montrer, contrairement k Fopinion de plusieurs de ses devanciers , que l'évaporation de Veau paifaitement pure ne donne pas d'électricité, ainsi que celle de plusieurs acides; mais que, lorsque l'eau contient en dissolution de la strontiane, et qu'on la projette dans un creuset de platine convenablement chauffé, il y a un dégagement d'électricité bien marqué, à l'instant où le liquide qui avait formé une petite sphère éprouve un frémissement à la suite duquel il disparaît complètement. Le creuset est positif, et la vapeur négative. M. Pouillet dit bien : le degré de chaleur du creuset, qui produit le frémissement et la subite séparation des éléments, est la seule cause qui donne les fortes tensions; mais il faut ajouter que c'est là la seule cause du phénomène. En mêlant à l'eau de l'ammoniaque, celle-ci, en se va-

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porisanf. prond do IVIerlririiê positive; oh y substiluant de racide sulfuriqiio, qui est moins vcïlatil que l'eau, celle-ci, pendant Tévaporation , prond égalonient de réieciricité : dans ces deux cas, les effets électriques sont dus îi des décompositions chimiques.

En opérant avec des solutions salines faibles, on a également, d'npi'ès M. Pouillet , de l'électricité par la ségrégation chimique qui accompagne Tévaporation; il a pris pour exemple une solution étendue de chlorure de sodium, h cause de Tanalogie qui existe entre les résultats qu'elle présente et les phénomènes qui ont lieu il la surface des eaux. 11 s'ensuivrait donc que Tévaporation pure et simple de l'eau à la surface des mers serait une cause incessante de production d'électricité ; mais il n'en est pas ainsi, car Peltier (73) a prouvé que, dans Tévaporation des solutions salines, il n'y avait production d'électricité qu'à l'instant de la décrépitation, c'est-à-dire lorsque Peau interposée s'échappait. M. Pouillet, comme nous venons de le dire, avait signalé ce cas, mais non pas comme unique. U fut démontré dès lors que Tévaporation do Teau à la surface des mers ne dégage pas d'électricité.

M. Gaugain (74) a cherché h montrer que l'électricité produite dans l'expérience précédente était due à un frottement analogue à celui qui est produit dans Pexpérience d^Armstrong, c'est-à-dire au frottement contre la paroi du vase des globules d'eau emportés par la vapeur. On a vu (page 150) que le frottement des gaz ou des vapeurs pouvait donner lieu à un dégagement d'électricité dans des circonstances du mémo genre.

M. de la Rive (75), en 1828, publia des recherches intéressantes cur la cause de l'électricité voltaïquo, qui le conduisirent aux mêmrîs conséquences que celles qui résultent des expériences précédemment mentionnées (pages 162 et 163). Un couple d'or et de platine très* purs, en contact avec de l'acide nitrique, ne fonctionne qu'autant qu'on ajoute quelques gouttes d'acide chlorhydrique pour attaquer l'or. En étudiant le courant produit par l'action mutuelle de deux li(iuid('S, il reconnut que celui qui se comportait comme acide prenait l'électricité positive, et celui qui agissait comme alcali , Yélectricité négative. Ces deux faits, bases de l'électro-chimie, avaient été observés par M. Becquerel en 1823 et 1824. M. Delarive démontra ensuite que le sens du courant, dans un couple composé de deux métaux différents, change suivant que Ton emploie pour le rendre actif un liquide qui attaqne Tun ou l'autre rnétal, celui qui

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