CHAPITRE XIT
1er en creux des monnaies, des médailles; il se servait encore des moules pour obtenir des contre-épreuves, qui étaient ]es fac-similé de toutes ces pièces. De semblables pièces circulaient, à ce quil parait^ à Liverpool dans les premiers mois de 1838.
Pour étendre les applications de la galvanoplastie, M. Spencer mit à profit la méthode du timbre sec et celle du moulage en plâtre : La première consiste à prendre des empreintes avec des lames de plomb soumises à une forte pression, et à faire servir ces lames comme d'électrodes négatives; la seconde consiste à prendre avec du plâtre les empreintes des mêmes objets en creux, en faisant adhérer à la surface une poudre métallique extrêmement fine, ou bien imbibant le plâtre d'une soUition de nitrate d'argent que Ton décompose en Texposant à la vapeur de Talcool ou de Téther phos-^ phoré. Une couche excessivement mince de métal ou de plombagine déposée sur le plâtre suffit pour rendre la surface conductrice, et permet par conséquent la précipitation du cuivre.
Rien que leà expériences de M. Spencer ne paraissent pas avoir Tantériorité de date sur celles de M. Jacobi sous le rapport de la publication, rien ne prouve cependant qu'il ait eu connaissance de celles de M. Jacobi : il est donc probable qu'ils^ ont été conduits, chacun de son côté, à la découverte de la galvanoplastie. Ils ont reconnu d'abord ce fait capital, qu'il fallait toujours opérer avec une solution saturée de sulfate de cuivre, pour que le dépôt réunît toutes les conditions requises d'homogénéité et de solidité ; mais l'un et l'autre ont fait des observations qui tendent à prouver qu'ils ont étudié chacun séparément la question; ainsi M. Spencer a non-seulement indiqué les applications de la galvanoplastie à la reproduction des médailles, des planches gravées, etc. , mais il a encore décrit tous les moyens à l'aide desquels on opère cette reproduction; il a analysé aussi avec soin les diverses causes qui influent sur les qualités du dépôt de cuivre. Les observations de M* Jacobi sont, à la vérité, moins précises, mais aussi on lui doit Femploi de plusieurs couples voltaïques, celui de l'électrode positive de même nature que le métal qui est en dissolution, afin d'avoir une dissolution toujours au même degré df. concentration, emploi qui rend pratiques la dorure électro-chimique et la galvanoplastie.
Depuis cette époque la galvanoplastie^ comme les dépôts en couches minces, a rendu de grands services à l'industrie , et l'emploi de la gutta-percha comme matière plastique a contribué puissamment à son extension, surtout pour l'orfèvrerie, la statuaire et
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l'oiçnementatiûn. La typographie et la reproductioa des types gravés^ lorsqu'elles ne nécessitent pas remploi- d'empneiiiteft prises sur du plomb par le procédé du tiad>ce sec^ coQuae duos la i«pr»duction des types des timbres-poste^ desbiUets 4e baoque» etc. H6r% a également utilisé cette substance que sa plasticité et voe eertauie flexibilité rendent si apte à siervir de moule pour ks dépàtftgalTft» niques. Lagutta-percba a donc été un puissant auxiliaire pour anir ver au pointoù Ton est parvenu aujouDd'bni; toutefois dOKimefespee» fectionnements apportés ne sont plus dudooiaÎAe de la sdeoce.jmis rentrent dans celui de l'industrie, notisiK>as abstenoas d'entrer dam aucuns détails k ce sujet et de citer les noms des personnes qui ont concouru à porter cet art au degré de peffectkii où il est parv^au. Le cuivre et l'argent sont presque les seuls saiélaMx dont em s'est borné jusqu'ici à étudier les dépôts en coudies épaisses et nm&éât blés ; qu^t aux dépôts des alUagas, «m ae lès a obtenua qu'tt couches minces capables de àomm une teinte spéciale aux swrïaces métallique^
§ IV. TéléffrckfJm électriqm.
L'idée de U*ansmettre des signaux à disiiaooe par l'électricité t dû se présenter aux d^ervateurs depuis l'époque ou l'étude de eet agent a «commencé à prendre de Texteofiion; on a vu, «n effiet, dans le chapitre premier^ que^ vers le mUâea 4u siède dernier, les découvertes relatives aux prisKâpales propriétés de l'éiectridté st»* tique, savoir, la co&ductibÛité, ceUe des deux électricités, des condensateurs, se sont succédé rapidemeint. Aussi esJrceÀ cette époque q^I'on fait remonter lés documents ouil ^t question de cette b^ ^ypplicatioa de la physique, qui date à peine de vingt ans, «t dontks conséquences sont immenses pour les relati€tns à établir oitre lesdif* fiérents pays. Ce document est une lettre écrite par un Écossais (i7j d^t le nom n'est désigné que peu* les initiales CL M.^ etdaléeda Benfrew^ le d""' février l7Sâ; dans cette lettce il dit que, â l'on suppose usie série de filscondueteiurs pm^aUèies placés à un pouce dedistanoe l'un de l'autre, en aussi grandjaowbrequ^ily aéetettres dans l'alphabet; en admettamt^uè ks fils suppori^s.^ isolés par des ppt^iux aïlent d'uniieiu à un autre, si^dans le premier lieu mi lait tottdaer snccessiveoient les fils à la gœ^ûtuce intérieure •d'ane èiitarie ^lactrique^^ i'arttraction -qui en résulter» sur defie*ites.lMite8 pkfiéas nnx extrésMtas des fHs 4oaMeBa.à l'oteervAtaur placé