CHAPITRE XII
ment dites, dans lesquelles Féleclricité fait fonction de force motrice ; ^ faire marcher les appareils horaires ou compteurs chronométriques à Faide d'un appareil type, et donnant Theure simultanément dans un grand nombre de points différents.
La solution de la première question jusqu'ici n'a pas présenté d'avantages. M. Bain, en 1840, proposa un système d'horloge électrique; MM. Wheatstone, Paul Garuier, Froment, Vérité, Breguet, Robert Houdin, etc., ont adopté depuis différentes dispositions.
Les appareils horaires ou compteurs chonométriques ont été au contraire utilisés dans un grand nombre de circonstances. Supposons, en effet, que, dans un télégraphe à cadi>an, le manipulateur soit une horloge dont l'aiguille tourne de façon à interrompre et à rétablir le courant électrique toutes les minutés bu toutes les heures; alors l'aiguille du récepteur marchera de façon à indiquer les divisions du temps. Cette application est très-importante , puisque dans différents points, et même à une distance trèsgrande , on peut avoir des cadrans qui marquent simultanément la même heure ; mais il en est de même pour ces instruments que pour les télégraphes électriques : chaque constructeur leur donne une disposition particulière pouvant atteindre également le but proposé. Nous citerons parmi les formes proposées les horloges électriques de M. Paul Garnier et celle de M. Breguet, en usage en France. Dans les observatoires, on peut aussi faire battre la seconde et avoir l'heure exacte dans les différens lieux d'observation, pourvu que l'horloge-type marche régulièrement. L'emploi de la télégraphie a également permis de déterminer avec une grande exactitude la différence entre les longitudes de plusieurs lieux.
L'électro-magnétisme a été appliqué, en outre, à la construction d'<appareils très-divers : des régulateurs de lumière électrique ont été construits (voir page ^A9); des sonneries électriques ont pu être utilisées comme avertisseurs et comme télégraphes acoustiques; on a disposé un grand nombre d'enregistreurs électro-magnétiques; ces différents appareils ne sont en réalité que des télégraphes qui permettent de tracer des indications à des instants déterminés.
La rapidité de Télectricité étant très-grande par rapport à celle des corps qui se meuvent à la surface du globe ( voir page 197), U est aisé de comprendre que l'on peut négliger sa vitesse de transmission dans un conducteur d^une étendue de quelques centaines de mètres, et, en lui fmsant produire des effets physiques ou ma-
t(^ DE L^ÉLECTRICITÉ ST PV MAGNÉTISME.
gnétiques^ en différents points de la trajectoire d'un mobile, arri?er ainsi à la détermination de la vitesse des projectiles^, de celles de Tior tlanfunatioA de la poudre, etc.; ausd rartillerie a-t-elle un puissant auxiliaire dans Télectricité, qui permet d* étudier des questioiis ildtéressant à un haut degré le progrès de cette arme.
Les appareils construits dans le but de déterminer les intervalles de temps très-court ont reçu le nom de chronoscopes , ou mieuE de chronomètres (33) ; ils offrent une grande diversité, tant sous le rapport de leur conception mécanique que sous celui du mécanisme au moyen duquel on emploie Télectricité.
M. Wheatstone paraît être le premier qui se soit occupé de ce sujet; il a imaginé, en 1840, un qppareil pouvant servir à apprécier les intervalles de temps très-courts, et allant même jusqu'à la limite de j^^ de seconde. Quelques années plus tard, en 1843^ M. Breguet a construit pour M. Gonstantinoff un appareil composé d'un cylindre en cuivre tournant autour de son axe; sur ce cylindre venait appuyer un style porté par un chariot mobile portant des électro-aimants qui , pouvant agir sur le style, faisaient faire un trait sur le cylindre à des instants déterminés.
M. Feuillet a proposé d'utiliser la durée du passage d'un courant dans un multiplicateur, cette durée donnant une déviation plus ou mcMns grande à Paiguiile aimantée. MM. Navëz, Siemens, ont construit également des chronoscopes très -ingénieux. M. Martin de Brettes, capitaine d'artillerie française, a proposé plusieurs systèmes ingénieux pouvant servir à résoudre des questions relatives au mouvement des projectiles.
Aussitôt que l'on connut l'énorme puissance d'attraction produite par les électro-aimants, on. songea à l'utiliser dans l'industrie pour construire des moteurs. Mais, si l'on est parvenu à obtenir des machines très-curieuses, on ne doit les considérer encore que comme machines d'essai, car la dépense de l'électricité pour obtenir une quantité de travail déterminée est bien supérieure à celle q^ est nécessaire en employant les moteurs à vapeur.
M. Jaœbi (3i) parait être le premier qui ait construit, vers 1834, un moteur éleetro^-magnétique de quelque puissance ; vers 1838, il: pût, eat'adaptant à une chaloupe contenant douze perac^iBes, fàice remonter la Neva à cette chaloupe ; cette machine avait la feawe de trois quarts de cheval et était à rotation directa. <" ûèftaift cette époque , <m a varié beaucoup la. tome de» électron moiteuie en lé» construisant à rotatipA diascte ou oacillaaia, éit