SAINT PIERRE D’ALCANTARA
Quand nous considérons quelque sujet déterminé, nous ne devons pas être tellement attachés que nous pensions faire mal en le quittant pour passer à un autre pour lequel nous sentirions plus de dévotion et dont nous retirerions plus de profit; car la dévotion étant la fin pour laquelle on fait oraison, il n’y a rien de mieux que ce qui sert à cette fin. Il n’y a donc qu’à prendre garde de ne pas quitter son sujet par légèreté, mais pour un avantage réel. Pour la même raison, quand on éprouve plus de goût ou de dévotion pour une partie de son oraison que pour une autre, il faut s’y arrêter toul le temps que durera ce sentiment affectueux, dût-il persévérer tout le temps de la méditation, car la fin de cet exercice étant la dévotion, comme
nous l’avons dit, ce serait une erreur de chercher ailleurs, avec une espérance incertaine, ce que nous avons la certitude d’avoir trouvé. SAINT PIERRE D'ALCANTARA.
Il vous arrivera quelquefois qu’incontinent après la préparation, votre affection se trouvera tout émue en Dieu; alors, Philothée, il faut lui lâcher la bride sans vouloir suivre la méthode que je vous ai donnée; car bien que, pour l'ordinaire, Ja considération doit précéder les affections et résolutions, si le Saint-Esprit vous donne les affections avec la considération, vous ne devez pas chercher la considération puisqu'elle ne se fait que pour émouvoir l'affection. SAINT FRANCOIS DE SALES.
Il est important de se tenir en silence par intervalles durant l’oraison, et cela pour plusieurs motifs : pour écouter Dieu et pour lui donner lieu de nous parler au cœur; pour délasser un peu l'esprit du travail et de la
‘‘gue des considérations ; pour le disposer à quitter sa
ière d'agir ordinaire et à recevoir l'opération de wyieu ; pour l’accoutumer à se détacher de soi-même et à se rendre dépendant de Dieu en toutes choses; pour corriger sa trop grande vivacité soit dans les exercices spirituels, soit dans les autres actions de la journée. Enfin, parce qu'il arrive souvent que l'esprit ne peut faire autre
chose, ous ses : ctes lui étant ôtés.
P. RIGOLEUC.
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