OBSERVATIONS
mort et la
réviviscence
Oreillettes
Ventricules
Battements rythmiques Battements rythmiques Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Battements rythmiques
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Repos
Repos
Battements rythmiques
Trémulations fibril.
Repos
Repos
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Battements rythmiques
Battements rythmiques
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Repos
Repos
Repos
Repos
Repos
Repos
Battements rythmiques
Repos
Repos
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Battements rythmiques
Repos
Repos
Repos
obtenu de résultat positif. Ces battements sont nettement systoliques et très énergiques quand on opère dans les premières heures qui suivent la mort ; ils peuvent être très faibles, si l’on tente la reviviscence après un délai notable.
Tantôt les oreillettes battent toutes deux d’une façon synchrone, tantôt elles ont chacune un rythme différent. Une seule oreillette peut se montrer active ; dans certain cas les auricules demeurent la partie la plus vivace. Remarquons aussi, qu’à l’inverse des ventricules, les oreillettes, tout au moins chez le chien, peuvent entrer en trémulations fibrillaires sans perdre par la suite la propriété de se contracter rythmiquement. Elles jouissent d’une certaine indépendance vis-à-vis des ventricules; leurs trémulations fibrillaires ne s’y propagent pas ; et leur repos n’entraîne pas l’inactivité des ventricules, mais les trémulations de ces derniers n’empêchent point par contre leurs contractions systoliques. Enfin leur rythme n’est point toujours égal à celui des ventricules et ce fait est nettement visible sur le graphique ci-contre (fig. III).
Les ventricules se sont montrés infiniment plus sensibles que les oreillettes, et, après 24 heures, nous n’avons plus obtenu de mouvements. Comme pour les oreillettes, plus le délai est long, moins les battements sont énergiques. Il faut même de l’attention pour les percevoir nettement rythmiques malgré leur faiblesse. Le ventricule droit a pu se contracter malgré le repos de son congénère. Nous avons aussi remarqué le fait renversé.
Souvent les contractions systoliques des ventricules n’ont été que transitoires. Dans certains cas elles ont pu être enregistrées plusieurs heures de suite. Mais cet heureux résultat a été rarement obtenu, c’est même ce qui nous a empêché de donner plus d’étendue à notre chapitre sur l’influence des sels de chaux.
Qijàfafet <*W wettfeffo.
Systo/es oenàz'icutcrireï.
! lf lT 1 T Z r
30 in.faru?tt'oni />xi' muiute.
bigure III
. Un des meilleurs graphiques que nous ayons obtenus estassurémentcelui de notre observation 119. Il est doublement intéressant, car il donne la pulsation d’un cœur humain, et présente des battements réguliers durant un temps notable. Il s’agissait d’un petit syphylitique venu à 8 mois, que, malgré toutes les tentatives, on ne réussit pas à maintenir en vie. La circulation artificielle fut faite une heure et demie après la mort. Dès la première heure, les pulsations furent enregistrées au moyen d’un tambour deMarey relié directement au manomètre de l’appareil. Durant
la deuxième heure, on appliqua directement sur le cœur une ampoule reliée à un tambour de Marcy.
On peut voir que le rythme, non encore régulier , au début du graphique, se régularise ensuite. Cependant, au cours de la première heure, quelques irrégularités apparaissent et s’accusent davantage durant la seconde. Quand, après une interruption de 15’, on recommence la circulation artificielle, le cœur ébauche un commencement de régularité , puis devient franchement arythmique (Voir les graphiques de l’observation 119, fig. IV, V, VI).
Tandis que, dans certains cas, l’arythmie du cœur nous empêchait de recueillir des graphiques comparables, dans d’autres, les trémulations fibrillaires se produisant même en dépit de la chloralisation probable des animaux, rendaient toute recherche impossible. Nous traiterons cette question au chapitre «i Causes d’insuccès du massage du cœur ». Nous avons obtenu des contractions rythmiques des ventricules, mais plus souvent uniquement des trémulations, quand nous avons opéré plusieurs heures après la mort. Or, les trémulations fibrillaires indiquent que le cœur est encore excitable, et leur production est en réalité un cas positif de reviviscence. Des expériences très nettes, rapportées plus loin, montreront, ainsi que nous l’avons déjà dit, qu’il est possible de les faire cesser et de rendre aux ventricules leur fonction rythmique.
La prolongation de l’activité cardiaque a été plus considérable quand la reviviscence a été tentée une
^^^w\aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaww\aaa/v\a/vwww\a.
V\AAAT\yUWWVV/UW\yU\JVV7VAAA7\AJU^AAJV\7VyVJVAAA.
li’
-AJV AAyw\AA-7VJ\yvwWVAj\-JWVAA^WVAJVAAAJVU^
/\AAA/\AAAAAAAAAA'VVVVVVVVWVVVWVWWV/WWWV\AAA/\AAAAAAAA/'
'\£VWVVA/WVVAAAJ^^ W/VWWWWV^^
4A/y\AAJV\AAAAAA^A^AAAAA/WVAAAAAAA/\AAAAAAAAAAAAAAA
,vwww\aaaa^aaaa/wwwwwwvvvvvwvwwvvvvvvaaaa
y^yW'^W'^AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA/\AAAAA/V\AAAAAAAAAA
"'^^\aaaaaaaaaaAaaaaaaaaaaaaaaaa/vw\aaaa7uwvwv\aaa/'
aaa/v\aaaaaaaaaaaaaaa/Vv\Aaaaaaaaiwvv\aaaaaaaaaaaaaaaaa/
'AAAAAAAA/\AA/\AAAAAAAAAAAAAAAA/VWVWVVWVYAAAAAAAAA/WV
Hefciif opii' «crû d«
A/V\7\/V\y\/VVANjV/vvyvwV'-AAy\yvAAA/W
1^^~^8AAAA/WVAAAAAAAAAAaa7ww\aaaaa/uwaaaaa,
^^^/^^\A/V\A/\AA/V'V\AA/\^AAAAAAAAAA/'1
w WWVWVWXAAAAAAAAAAAA
•Fty* JF. — (Réduction 1/2).
Observation 119 Pulsations cVun cœur d'enfant.
Chaque ligne représente les pulsations fournies durant une, 1/2 minute. Le manomètre, relié à un tambour de Marey, sert à les enregistrer.
vA/V\AA/NA^^WAWW\AAAAAAAAAAA/WVW\AAAAAAAAAA/WWWWWV
^WWV\AAAAA/WWW\AAAAAAAA/\AAAA/\AAAAAA/VVV\AAA/VWWWVVVV\A.
■W^-'^'VN-o^vwwvvAA/vWVAAA/VVW^
' /lAAA/¥lAAAAA/HJWlAAAAAAAAAA/\AAAAAAAi\AAAA/\AAAA/l/lMAAA?\JlAA/lMA/\
Fig. V. — (Réduction 1/2).
Observation 119 Pulsations d'i(n cœiir d’enfant.
On reproduit des fragments de graphique correspondants chacun à 30". Les pulsations du cœur sont inscrites grâce à l’application directe d’un tambour sur les ventricules.
■'^s'V/\AA/VWW^/v'VA/v\JXA/\J~~'X/'VwA/^Vv'VVv\/\A/vy^^
mm/wvwvwvwwwwa^jvvvv'vvw^^ 1
s-ir
f\f\f[f\f\l\TUvV~Vl'v~\J\J\l\J\f\f\/\J\J\f\j\JM{Vv\/Xsn^^
Fig. VI. — (Réduction 1/2).
Observation 119 Pulsations d’um cœur d'enfant.
Les premières lignes reproduisent lèse pulsations obtenues durant 1 minute.
Les suivantes correspondent seulement à 30 secondes.
(Ce graphique montre la reprise des battements du oceur après un arrêt delà circulation de 15’ et non 17', bientôt survient la période d’épuisement.)
première fois peu de temps après la mort. Quand, au contraire, l’autopsie a été retardée 24 heures, le résultat s’est montré moins bon. Selon toute vraisemblance, le fait s’explique par l’obstruction des coronaires par des caillots sanguins. Cette obstruction est aussi une des causes probables soit des trémulations fibrillaires, soit des irrégularités constatées quand les ventricules se contractaient rythmiquement. Nous avons souvent remarqué que les cœurs soumis à la circulation artificielle avec le dispositif que nous avons adopté, étaient incomplètement lavés. Le plus souvent, en dépit d’une irrigation prolongée, on voyait un ou plusieurs placards rouges de la grandeur d’une pièce de cinquante centimes, de préférence au niveau de la pointe. Afin d’éviter ces obstructions par coagulation nous avons, dans certains cas, injecté aux animaux de l’extrait de têtes de sangsues qui a la propriété de rendre le sang incoagulable. Les résultats obtenus furent de la sorte un peu plus satisfaisants. Cependant nous avons eu parfois des mécomptes. Il faut incriminer ici les embolies qui, en dépit des précautions prises, venaient obstruer plus ou moins partiellement les coronaires.
En présence des difficultés que nous avons éprouvées pour entretenir durant plusieurs heures l’activité rythmique et régulière du cœur irrigué par le sérum Locke, même du cœur relativement frais, il faut se souvenir que nous avons employé de l’eau d’Emmerin, c’est-à-dire une eau impure. Cette
remarque a d’autant plus d’importance que Locke a attiré l’attention sur l’action nocive des sels de métaux lourds dissous dans l’eau servant à faire les sérums artificiels. Toutefois, pratiquement, cette différence ne nous a point paru bien frappante ; mais pour des recherches précises il y aurait peutêtre lieu d’en tenir compte.
On incriminera sans doute notre procédé d’aération. Nous l’avons adopté parce qu’il a semblé donner des résultats déjà satisfaisants et surtout parce que, dans un cas où nous faisions usage de sérum oxygéné sous pression, le cœur n’a commencé à se contracter régulièrement qu’à partir du moment où nous avons eu recours à l’aération extemporanée. Nous croyons que les embolies que nous n’avons pas toujours réussi à éviter, sont en réalité la principale, sinon l’unique cause de ces insuccès. Quoiqu’il en soit, en dépit des circonstances défectueuses dans lesquelles nous avons opéré, il est vraiment remarquable de voir la résistance considérable du myocarde qui, malgré tout, demeure actif quoi qu’arythmique, et peut être ranimé, partiellement au moins, jusqu’à 42 heures après la mort.