‹ Retard de l'âge d'infection dans certaines maladies contagieuses: Poliomyélite, diphtérie, tuberculoseChapitre 12 sur 22 · COMPARAISON DES RESULTATS · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES RESULTATS

Comme la plupart des maladies infectieuses, la diphtérie est sujette à des variations de fréquence et de gravité, selon des périodes de temps plus ou moins longues. Or, depuis quelques années, on signale une augmentation sensible de la morbidité diphtérique, non seulement en France, mais dans le monde entier.

Si nous comparons les résultats des réactions de Schick pratiquées au cours des temps, nous constatons une augmentation de sujets réceptifs, c’est-à-dire du nombre des Schick positifs.

La comparaison des statistiques de Zingher, Groez, Bacciechetti, faites de 1919 à 1922 avec celle d'Hottinger et Lorenz faite en 1932, permet de faire les constatations suivantes :

A l’âge de 4 ans, les statistiques de 1919 donnent 35 % de Schick positifs contre 50 % en 1932.

A 12 ans, 25 % en 1919, contre 50 % en 1932.

Evidemment la statistique d’Hottinger et de Lorenz présente des irrégularités du fait du nombre relativement restreint d’enfants, mais l’augmentation n’en

est pas néanmoins nette,

APR De

Mais les meilleures comparaisons qui peuvent être faites ce sont celles ayant pour objet des statistiques faites en un lieu militaire.

Alors que Zingher, en 1921, trouvait 15 à 17 % de sujets réceptifs chez les jeunes soldats âgés de 20 ans, Fricker, dans ses nombreuses statistiques faites dans divers corps de troupe, arrive au chiffre de 51,3 % de sujets réceptifs, chez des sujets de même âge, donc accroissement énorme.

À 30 ans, Fricker trouve 42 % de sujets réceptifs, et à 45 ans 17 % de sujets réceptifs, chiffre qui, en 1921, indiquait le nombre des sujets réceptifs à 20 ans.

Fricker a recherché s’il existait, depuis que les réactions de Schick sont pratiquées dans l’armée, c’est-àdire depuis le début de 1930, des variations annuelles importantes des résultats de ces réactions.

Or, les résultats obtenus au cours de ces quatre années montrent qu'il y a eu une hausse légère mais régulière du pourcentage des réactions de Schick positives.

Voici les résultats en.quatre ans :

En 1930 : moyenne 41,6 % de Schick + En 1931 : moyenne 50,9 % de Schick + En 1932 : moyenne 52,2 % de Schick + En 1935 : moyenne 53,9 % de Schick +

Donc l'augmentation du chiffre des sujets réceptifs paraît certaine, mais Fricker dit qu'il est probable qu'elle n’est pas tout à fait aussi importante que nous l'indiquons, et cela pour les motifs suivants.

Au début, la réaction de Schick était surtout une méthode scientifique, grâce à laquelle on cherchait à

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