‹ Retard de l'âge d'infection dans certaines maladies contagieuses: Poliomyélite, diphtérie, tuberculoseChapitre 4 sur 22 · HORS LUE · texte numérisé non relu

HORS LUE

forte raison chez l'adolescent et chez l'adulte des villes paraissait-elle constatation banale.

Or, dans ces dernières années, des statistiques successives ont montré que la cuti-réaction positive était, tant chez l'adolescent que chez l’adulte, beaucoup moins fréquente qu’il n’avait semblé, que de nombreux sujets pouvaient arriver à l’âge adulte sans avoir subi d'atteinte tuberculeuse et de ce fait être exposés à des primo-infections beaucoup plus graves chez eux.

Des statistiques successives apportées en 1934 ont montré que la primo-infection était loin d’être une rareté chez le jeune adulte, chez le jeune étudiant, chez les recrues au moment de leur incorporation ; de même et à plus forte raison cette diminution s’observet-elle actuellement chez les enfants.

Nous pouvons faire des constatations analogues pour la diphtérie. La réaction de Schick, trouvée grâce aux travaux d’Ehrlich (1893), d'Abel (1894), de Rômer (1909) fut mise en application sur l’homme en 1913 par Bela Schick; suivant sa névgativité ou sa posivité elle indique la présence ou l’absence d’antitoxine diphtérique dans le sang. Une réaction de Schick négative signifie que le sujet a été en contact avec le bacille de Klebs-Loëffler et qu'il s’est immunisé de façon occulte, insidieusement, sans manifestations cliniques.

Les premières réactions de Schick faites en série après la guerre 1914-1918 montrèrent, qu’à cinq ans, 53 % des enfants ont un résultat positif, donc étaient restés réceptifs, et que chez l'adulte on ne trouvait plus que 10 à 12 % de résultats positifs, c’est-à-dire

en état de réceptivité diphtérique, sujets qui n'avaient jamais subi l'influence du bacille diphtérique.

Actuellement des statistiques prouvent que le nombre des sujets réceptifs à l’Âge de 20 ans est de 51 GARE donc là, comme pour la tuberculose, de nombreux sujets arrivent à l’âge adulte vierges de toute imprégnation diphtérique.

Il n'existe pas de test semblable montrant la réceptivité d’un individu à la poliomyélilte antérieure aiguë, mais nous pouvons faire les mêmes constatations, c’està-dire le retard de l’âge de l'infection, en étudiant chez cette maladie l’âge auquel se déclarent les épidémies.

Alors qu’en 1910, au cours des grandes épidémies, et plus récemment dans les épidémies d’Alsace et de Roumanie, le plus grand nombre des cas ont été observés chez des enfants de moins de 4 ans, dans les dernières épidémies de Scandinavie, des Etats-Unis (New-York, Ohio) et d'Australie (1937-1938), l'âge moyen de la plus grande fréquence s’est déplacé et se situe entre 10 et 15 ans.

Ce recul de l’âge de l'infection pour ces trois maladies contagieuses, et peut-être pour d’autres, paraît être intéressant à signaler, et nous voudrions prouver dans cette thèse, à l’aide des différentes statistiques publiées jusqu'à ces dernières années, ce recul, en apercevoir les causes, et surtout en prévoir les consé-

quences.

Hi Lu

Le L :

Page 1