AGE DE L'IMPREGNATION TUBERCULEUSE
1. — Répartition de la cuti-réaction suivant l'âge avant 1930.
Jusqu'ici il était classique de dire que l'infection tuberculeuse était si intense que, dès le plus jeune âge (5 ou 6 ans), plus de la moitié des enfants était contaminée par le bacille de Koch.
La cuti-réaction à la tuberculine était alors si fréquemment positive, en dehors de toute tuberculose évolutive, qu'elle perdait beaucoup de son intérêt.
De même pour l’adulte, comme on admettait que 90 % et même plus des sujets étaient allergiques, on concluait que la primo-infection de l'adulte était rarissime et la cuti-réaction non applicable aux diagnostics à cet âge.
Cette opinion avait pris naissance en 1901, à Lille, avec la publication de la statistique de Calmette et entretenue par des statistiques contemporaines ou ultérieures.
La statistique de Calmette fut établie, il est vrai, dans des circonstances particulièrement défavorables. Cet auteur opérait sur les habitants d’un grand centre
industriel.
de We
Voici quel en était le détail :
Age Nombre des C.R. + C.R.— CR. + % sujets étudiés O'a ant 273 24 249 AGE la 7/anste nee 145 92 113 22102 2'à Mans TA 206 111 95 53.82% Da llD ans ere 366 298 68 61:47
Au-dessus de 15 ans 236 208 28 67,7
et vers l’âge de 18 à 20 ans, il constatait 100 %.
De nombreuses statistiques ont été faites par la suite, tant en France qu’en pays étrangers ; mais beaucoup de ces statistiques reposent sur des bases peu solides : aucun renseignement, ni sur la technique, ni sur les individus soumis aux épreuves, n’est donné. Les défectuosités techniques consistent pour une grande part dans l’emploi d’une tuberculine diluée, mais surtout dans la lecture des résultats au bout de 24 heures seulement. En tout cas, plus graves sont les objections qu'on peut adresser aux sujets même des recherches. Toute une série d’études, parmi les plus citées, concerne des patients de polycliniques s'occupant du traitement de la tuberculose, des malades fréquentant des dispensaires, des sujets hospitalisés et surtout des enfants suspects de tuberculose ou vivant dans des milieux tuberculeux.
Mais cette cause d'erreur est atténuée, du fait que des statistiques ultérieures ont été faites dans des conditions semblables, et montrent une diminution notable des cuti-réactions positives dans l'enfance et l'adolescence,
2e A MES
Voici les recherches qui doivent être considérées comme nous offrant le mieux possible l’image de la réalité :
En 1908, Ganghofner, de Prague, étudia la réaction de Von Pirquet sur 462 enfants qui étaient exempts de tuberculose et appartenaient à toutes les classes sociales.
Les résultats qu'il obtint sont les suivants :
Age Pourcentage de C.R. + RAS EL 12 AVANSE dant en den à LEA SPAS +20 UN 20 RATS de eee 38 % DANS Se UT 42 $ Ghana mn ou 48 % PROS NE AUN: d Ut 3216 G'ahs MT NE Te 301 LT POST TERRE 60 % jOfans st 2m. &. 64% flans 0P.1:e988 :., 66 % 12/ans me CM 7220
Dès l’âge de 6 ans, le chiffre de 50 % de cuti-réactions positives est atteint.
En 1909, Jules Lemaire, interne de M. Hutinel, étudia la cuti-réaction dans le milieu des Enfants assistés, mais aucune cuti-réaction faite dans les « Divisions ». Deux cents cuti-réactions ont été faites sur 200 sujets âgés de 5 à 25 ans soignés à l’Infirmerie ou au Pavillon Pasteur. Il trouve
Au-dessous de 3 ans : 31 % de C. KR. positives.
De 3 à 10 ans OA »
De 10 à 15 ans 01:80 5% »
De 15 à 20 ans 65 » De 20 à 25 ans 100% »
En 1912, M. V. Grysez et R. Letulle, à l’Institut Pasteur de Lille, examinent au point de vue cutiréaction 2.108 sujets de divers milieux sociaux. Ils
trouvent :
Age Nombre de sujets Cuti +
examinés
OA liant ere 405 sujets 3,62 |A Zians CFE CE 280 » 28 D DEA NL ANS 2 MER 231 55 6 Sa 1) ians. Lee 446 » 77 FA Au-dessus de 15 ans .... 740 » 89 A
De 1907 à 1914, Monrad, de Copenhague, examine 3.408 enfants avec la réaction de Pirquet. Il trouve :
anlan 05#/de CRE à /pans 42% de C.R. +
2 ans: 118% » 8 ans : 46% »
Frans: 20 » 9 ans: 1487 »
4 ans : 28 % » 10 ans : 50% »
5 ans: 32% » ll#anse 52% »
6 ans: 36 % » 12 ans: 55% »
En 1910, Maro, à Münich, trouve des résultats semblables à ceux de Monrad, de Copenhague, en se servant de la percuti-réaction sur une série de patients hospitalisés, mais pris au hasard.
Les séries d'Overland, d’Arnfinsen et de Kjerrulf sont formées par des enfants d'écoles et sont les meilleures.
La série d’Arnfinsen (de Trondjem, Norvège) 1914, compte près de 6.000 enfants des écoles populaires. Voici les résultats qu’il communique :
à 7 ans: 24% de C.R. + à 12 ans : 45 D de C.R. +
Gran i47 » 13 ans : 47% »
9 ans : 35 LA » 14 ans : 53 A »
10 ans : 38% » 15 ans : 60% »
IT ans : 40% »
La série de Kjerrulf (Stockolm) porte sur 1.800 enfants, et celle d’Overland (Bergen, Norvège) porte sur 1.000 enfants. Toutes deux donnent des résultats superposables à ceux d’Arnfinsen.
Il faut arriver ensuite en 1918, pour trouver un important travail de Mile Mioche, effectué dans le service du professeur Marfan. Il porte sur 2.784 cuti-réactions, mais toutes pratiquées sur des enfants hospitalisés.
Voici les résultats :
Age Nombre de C.R. + Age Nombre de CR. +
sujets examinés sujets examinés
| an 1341 10,5% 9 ans 85 12,906 2 ans 247 249% 10 ans 97 72182 3 ans 128 27 DD Il ans 72 70,8% 4 ans 119 45,3% 12 ans 77 85,7 # 5 ans 120 AO 13 ans 55 87,7% 6 ans 97 53,6% 14 ans 81 83,8% 7 ans 86 DO 15 ans 89 127% 6 ans 90 C227
On remarque que dès 5 ans, il y a 50 % de cutiréactions positives. À l’âge adulte elle donne une proportion de 97 % de cuti-réactions positives.
PU 4 Ve ns
Puis, en 1924, Lesné, à Paris, publie une statistique d'enfants venus à sa consultation à l'hôpital Trous-
seau.
Les résultats sont les suivants :
à 4 ans: 42,5% deC.R. + à 10 ans : 63,5% de C.R. + 5 ans : 46 » |lans: 607 »
6 ans: 60 % » 12 ans : 62,5% »
7 ans: 62,5 + » 13 ans : 7887 »
8 ans: 62 % » 14 ans : 78,8% »
Jrans:58,35.% »
Pour lui, c’est à l’âge de 6 ans que le cap de 50 % est franchi. Ces chiffres sont jusqu'à 8 ans comparables à ceux de Mile Mioche et sensiblement moins élevés au delà de cet âge.
M. Jeanneret établit une statistique comparée
entre les milieux campagnards ou aisés et les milieux
ouvriers.
Age Campagnes ou Milieux ouvriers milieux aisés
2 à 3 ans Eat 6% Sans 3 à 4 ans 6 à 12% 1538120 4 à 5 ans la 50 20928238 5 à 6 ans 15 à 20% 35à150% 6 à 7 ans 20 à 30%, 50 à 60% 7 à 8 ans 30281990 60 à 65% 8 à 9 ans 35 à 40% 65 à 70% 9 à 10 ans 40 à 45% TONI 10 à 11 ans 45 à 50% 75 à 80% 11 à 12 ans 50 à 55% 75 à 80%
12 à 13’ans 55 à 65% 75 à 80% 13 à 14 ans 65 à 70% 80 à 85% 14 à 15 ans 1020752 85%
On constate que le chiffre de 50 % est atteint de 10 à 11 ans dans les milieux campagnards ou aisés et beaucoup plus tôt, dès 5 ou 6 ans, dans les milieux ouvriers.
Donc, en résumé, nous pouvons dire que les nombreuses statistiques faites sur les résultats de la cutiféaction tuberculinique, suivant l’âge, depuis sa découverte par Von Pirquet, jusqu'aux années 1924-1925 permettent de constater : qu'à l’âge de 5 ans, 40 ou 50 % des cuti-réactions sont positives et arrivés à l’âge de 15 ans, nous atteignons le chiffre de 75 à 85 % de cuti-réactions positives.
ÂArnfinsen trouve des chiffres inférieurs, les 50 % ne sont atteints qu'à l'âge de 13 ans, et à 15 ans, 60 % seulement des adolescents ont une cuti-réaction positive,
Néanmoins, tous ces chiffres montrent une imprégnation précoce et peu d’adolescents arrivaient, à cette époque, à leur majorité sans avoir fait leur primoinfection tuberculeuse.
I. — Répartition de la cuti-réaction suivant l'âge après 1930.
De nombreux médecins dans leurs services respectifs remarquèrent, dès 1930, que les cuti-réactions faites dans l’enfance ou à l’âge adulte, étaient souvent
négatives,
ss Ù
Ces constatations les amenèrent à reviser à ce point de vue les chiffres qui ont établi autrefois la fréquence des cuti-réactions suivant l’âge.
Aussi les statistiques sont nombreuses et nous allons exposer les plus importantes et les plus démonstratives.
En 1930, Hans Jacob Ustwedt, d'Oslo (Norvège), étudie la cuti-réaction tuberculinique sur 3.700 enfants des écoles populaires de Trondjem.
Voici ses résultats :
ay 7lanssm6"/de CRIE à:12:ansx:30% de C.R. +
8 ans: 14% » 13 ans : 28% »
Sans :410 » 14 ans : 35% »
10 ans : 20% » 15 ans : 40% »
lfans 25% »
En 1933, Marcel Gillard, du sanatorium de Magnée (Liège), rapporte une statistique de plus de 10.000 réactions tuberculiniques, effectuées sur la population scolaire d’une soixantaine de communes rurales de la province de Liège. Ces communes sont parfois industrielles, mais le plus souvent agricoles. La recherche de l'allergie a été pratiquée à l’aide de la réaction de Monro.
Les résultats de l’expérience sont les suivants
Age Nombre d'enfants Nombre de Pourcentage
examinés CR. + 2 ans 8 0 0 3 ans 243 33 14
4 ans 479 67 4
5 ans 719 109 1572 6 ans 118% 230 20,2 7 ans 1.395 315 22,6 8 ans 1.367 369 27
9 ans 1.369 425 31
10 ans 1.439 465 529 11 ans 1.378 460 33,4 12 ans 1.178 445 37,8 Tota} 10:712 2.921 213
En 1933, MM. Jean Troinier, Maurice Bariety et Paul Nico apportent les résultats d’une petite statistique obtenue dans un milieu régimentaire : c'était un groupement de soldats d'infanterie provenant de tous les milieux sociaux, de plusieurs régions de la France (Nord et Est), originaires de la campagne et des grandes villes. L'épreuve à la tuberculine a toujours été pratiquée par cuti avec la tuberculine de l’Institut Pasteur. La lecture était faite non seulement le lendemain et le surlendemain, mais aussi les sixième et huitième jours, pour observer les résultats tardifs. Une deuxième cuti-réaction de contrôle a été pratiquée 15 jours plus tard quand les circonstances l’ont permise. Les sujets éprouvés étaient presque tous âgés de 20 à 21 ans, sauf une dizaine de 22 à 24 ans. Tous étaient en parfaite santé.
Sur un total de 132 hommes, ils en trouvèrent 33 à cuti franchement négatives, soit 25 %. Quatre réactions furent douteuses, et 15 furent retardées du cinquième au huitième jour. En additionnant ces réactions douteuses et ces réactions retardées, 60,6 %
seulement de ces hommes avaient une réaction nettement positive.
En 1934, M. Stiassnie, établissant une statistique au Dispensaire anti-tuberculeux des Usines Michelin de Clermont-Ferrand, étudie 1.481 enfants âgés de 3 mois à 15 ans inclus. Voici ses chiffres :
Age Nombre d’enfants C.R. + Pourcentage
examinés
3 mois à | an 105 17 16,1% | à 2 ans 107 25 23,3
2 à 4 ans 25 62 26,7
4 à 6 ans 280 71 2573
6 à 8 ans 292 76 26
8 à 10 ans 227 80 35,2 10 à 12 ans 144 48 33,3 [2%à-15 ans 94 42 44,7
On note immédiatement que, si à 15 ans, il n’a encore que 44,7 % de cuti-réactions positives, il en avait cependant déjà 26,7 % de 2 à 4 ans. Son point de départ semble donc à priori très élevé. M. Stiassnie explique fort bien d’ailleurs ce résultat un peu surprenant. Bon nombre d’enfants du premier âge sont examinés d'office, dès qu’un cas de tuberculose a été signalé dans une famille et, évidemment, les enfants vivant en milieu très contagieux présentent une assez forte proportion de cuti-réactions positives. Mais, reprenant sa statistique en éliminant les enfants fatalement contaminés par une co-habitation constante avec des tuberculeux contagieux (c’est-à-dire expectorant des bacilles), il peut alors donner les chiffres suivants :
=. og
Age Nombre d'enfants Nombre de Pourcentage
examinés CR. +
3 mois à | an 89 l 1,1% | à 2 ans 86 4 4,6 2à 4 ans 182 12 6,5 4à 6 ans 241 32 13,2
6 à 8 ans 255 39 15,2
8 à 10 ans 195 48 24,6 10 à 12 ans 122 26 2153 12 à 15 ans 81 29 35,8
Dans ces conditions, il abaisse notablement le pourcentage de réactivité des enfants en bas âge, ce qui donne une courbe plus conforme à la réalité.
En 1934, MM. P. Lereboullet, H. Gavois et B.
Baussan, recherchent la cuti-réaction à la tuberculose chez 692 enfants du dépôt temporaire dans les « Divisions » des Enfants assistés. Les résultats sont les sui-
vants :
Age Nombre d'enfants C.R. + Pourcentage examinés
4 ans 33 5 DAINE
5 ans 80 22 27,5
6 ans 97 33 34
7 ans 108 27 34,2
8 ans 107 40 3733
9 ans 60 30 46,1
10 ans 66 28 42,4
11 ans 38 Ù 19 50
12 ans 36 19 52,7
13 ans 22 17 11,2
14 ans 15 11 73:2
15 ans 5 4 75
On voit qu’il faut arriver à || ans pour constater que le chiffre de 50 % est atteint.
Comparativement, ces auteurs ont relevé le chiffre des enfants du service de médecine, chez lesquels la cuti-réaction a été recherchée de janvier à novembre 1934. Milieu plus complexe, par le nombre d'enfants hospitalisés pour maladies chroniques diverses et aussi par la proportion d’enfants renvoyés pour examens, de la campagne à l’hospice dépositaire ; les résultats sont moins nets à certains égards, mais témoignent dans le
même sens. Voici la statistique :
Age Nombre d’enfants C.R. + Pourcentage observés
| an 147 10 6,8% 2 ans 52 17 32:6
3 ans 27 9 2949
4 ans 45 20 44,4
5 ans 38 12 S) p5)
6 ans 49 18 38,7
7 ans 34 13 38,2
8 ans 13 5) 38,4
9 ans 23 15 65,2 10 ans 17 9 52,8 10 à 20 ans 82 56 68,2
En 1936, M. le professeur Lereboullet avait constaté, au cours de la pratique quotidienne de la cutiréaction, que celle-ci était trouvée beaucoup moins fréquemment positive que ne l'avaient rapporté les statistiques officielles.
Aussi voulut-il mettre cette question au point et, depuis le mois de janvier 1934 jusqu'en 1936, les cuti-
Et.) 2
réactions tuberculiniques furent fates systématiquement dans son service des Enfants Assistés. Elles furent recueillies par MM. Gavois, Baussan, Goispos, Bosquet, Salleron et Pasquier.
1.308 cuti-réactions furent ainsi pratiquées, donnant 684 résultats positifs.
Cette statistique se compose de deux parties distinctes :
Elle comprend avant tout les enfants des « Divisions ». Ceux-ci représentaient le milieu de choix pour étudier la cuti-réaction chez l'enfant parisien sain.
1.143 d’entre eux subirent la cuti-réaction et 432 se révélèrent allergiques.
Dans ces « Divisions » étaient admis des enfants dont les parents étaient dans l'impossibilité matérielle de s’occuper d'eux pour différentes raisons.
Tous ces enfants appartenaient ordinairement à la classe ouvrière et vivaient dans Paris ou dans sa banlieu immédiate. Cependant s’y trouvaient aussi des enfants venus des agences de province pour un traitement quelconque. Maïs ceux qui étaient vraiment malades étaient envoyés aussitôt en médecine et étaient ainsi automatiquement éliminés de leur statistique faite dans les « Divisions ».
Parallèlement, les cuti-réactions ont été faites dans les salles de médecine. Elles étaient d’ailleurs systématiquement pratiquées chez tous les entrants.
Le service de médecine recevait ainsi ceux qui tombent malades dans les Divisions et les pupilles malades envoyés par les Agences de Province. Donc y étaient mêlés les éléments malades issus à la fois de
Dora
Paris et de la Province. C'était un milieu assez complexe : on y trouvait des enfants précisément hospitalisés en raison d’une tuberculose, mais y étaient aussi ceux qui, fragilisés par une atteinte de tuberculose antérieure, étaient plus sensibles aux diverses affections. Logiquement, on devait y trouver une plus grande proportion de sujets allergiques.
Sur 365 cuti-réactions pratiquées, 160 ont été positives.
La lecture des cuti-réactions avait lieu quarante-huit heures après.
Notons aussi rapidement que la vaccination par le B.C.G. n’était pas susceptible de fausser les résultats en les entachant d'erreurs en plus, car l’administration buccale employée en France ne déclanche une allergie tuberculinique qui n’est que faible et éphémère. La statistique de Lereboullet ne commence à étudier les enfants qu’à partir de 4 ans, âge auquel la cuti-réaction positive du B.C.G. a depuis longtemps disparu.
Voici le détail des deux statistiques ainsi obtenues :
1° Dans les Divisions :
Age Nombre de C.R. + CRE CORTE sujets étudiés
4 ans 103 9 94 8,7%
5 ans 130 33 97 2547,
6 ans 147 49 98 CÉRSA
7 ans 158 54 104 2420
8 ans 157 56 101 57
9 ans 115 54 6 477%
10 ans
Totaux
2° Voici la statistique comparative obtenue
Age
4 ans 5 ans 6 ans 7 ans 8 ans 9 ans 10 ans IT ans
ARE en médecine :
Nombre de sujets étudiés
CR