Méthode des tractions
La méthode des tractions à été connue de tous temps. C'est la plus simple, celle qui vient naturellement à l’idée de l’accoucheur.
Il est bien certain que lorsque les membranes sont encore retenues dans l’utérus parce que non décollées, et qu’une contraction utérine les emprisonne, des tractions sur le cordon pratiquées à ce moment exerceront dés tiraillements sur l'insertion du placenta et des membranes, et produiront le découronnément. C’est le résultat qu'obtenait l'intervention hâtive de Mauriceau (1708) par sa méthode dite de là « poulie dé renvoi ».
Mauriceau intervenait précocernent et sa seule crainte était de rompre le cordon, de produire une inversion utérine, où simplement une hémorragie.
« Il faut bien prendre garde, dit-il, ne ne pas tirer ét traitér avec trop de violence lé cordon, de peur que venant à se rompre comme il fait quelquefois tout proche de l’arrière-faix, on se voit ensuite obligé de porter ld main dans la matrice pour délivrer la femme: où bien même que la matrice, à laquelle cet arrièré-faix est quelquefois très fortement attaché, ne soit attirée avec lui en dehors ainsi qu’il est arrivé à quelques personnes que je connais; comme aussi qu'en étant séparé avec trop grand effort, il
ne survienrie au même moment une excessive perte
LRAR EE de sang qui serait certainement d’une dangereuse suite (1) .»>
De La Motte exerçait des tractions sur le cordon immédiatement après la sortie de l’enfant, «en faisant de légères secousses de côté et d’auire ».
Mesnard, Burton, Bôhmer sont du même avis. !
Pour Depaul c’est surtout « quand la tige ombilicale s’insère marginalement et que les tractions s'exercent obliquement par rapport à laface fœtale du délivre. »
Nous n’avons pas besoin d’insister davantage sur la méthode des tractions sur le cordon.
Une autre cause est la traction exercée sur le placenta et la torsion des membranes dans le troisième temps de la délivrance. Nous en avons déjà parlé à propos de la présentation du placenta par sa face utérine. /
« Au moment où le placenta arrive à la vulve, ou même après avoir traversé cet orifice, en partie ou en totalité, il n’est pas rare d'éprouver une certaine résistance due à la tensiôn des membranes par suite de leur décollement inachevé. La traction exercée alors amène très facilement la déchirure ou la rétenüon des membranes surtout lorsque le placenta s’est présenté par un point de sa périphérie (2) .»
Qu'il nous suffise de dire iei que la torsion des
1. Mauniceau. Traité des maladies des femmes grosses el de celles qui sont accouchées, chapitre VIIX.