‹ Rétention du placenta Sans complications après l'avortementChapitre 14 sur 17 · SOU PE · texte numérisé non relu

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sans affection Cardiaque ni pul nonaire entre le 23 septembre 1897 à l'hôpital parce que depuis trois jours, elle perd et qu'elle est très affaiblie.

Elle a eu ses dernières règles du 28 au 30 juin. son utérus remonte à trois travers de doigts au déssus du pubis, le col est effacé et dilaté comme O fr. 50 centimes on lui donne un lavement laudanisé et on la surveille.

A ? heures de laprès midi, elle perd un peu, son pouls imperceptible, elle est très pale. |

M. Funck Brentano lui injecte sous la peau 500 grammes de sérum artificiel puis, comme l’hémorragie persiste, il se décide à rompre les membranes, le liquide qui sort cest teinté, une injection antiseptique ayant été donnée immédiatement avant la rupture la teinte du liquide n'est pas due au sang elle est du reste bruncetnon pas rouge ; immédiatement après la rupture il introduit dans le col un petit ballon de Champetier, l’'hémorragie cesse.

Le 24 septembre, au matin, la malade n’a pas encore expulsé son ballon. M. Funck Brentano fait le curage de l'utérus suivi d’un curettage.

Le 26, au soir la malade a quelques frissons et 382 de température.

Le lendemain la température redescend à 37% et s’y maintient; pendant quelque temps le ventre est sensible puis ces douleurs cessent-et la malade sort guérie.

A contraire, malgré l'absence de température et d’odeur des lochies quand l'infection est probable bien que latente, par suite de manœuvres abortives

ou de touchers mulpropres ou douteux, il faut user de toute son autorité pour imposer une intervention. rapide. Dans la communication verbale qu’il a bien voulu nous faire, M. le Professeur Pinard nous a dit qu’il n'était pas d’avis d'attendre plus de deux jours, même en l’absence de tout accident probable.

Nos observations 10 et 11 montrent qu’en agissant rapidement, les suites sont aussi parfaites que possible ; nos observations 8 et 12 montrent qu’en | attendant un peu on ne peut pas toujours empêcher quelques manifestations infectieuses après l’intervention et il suffit de se reporter aux observations 6 et surtout 7 pour voir qu’en intervenant dès les premiers signes d'infection les accidents peuvent se prolonger plus ou moins. Ces faits montrent que nous sommes incomplètement maîtres de l'infection dès qu'elle semanifeste : il suffit de se reporter aux différentes thèses (1) et travaux parus depuis ces dernières années sur le traitement des accidents consécutifs à la rétention pour trouver des observations où, malgré le curage bien fait, l'infection qui avait envahi l'organisme n’a pu être enrayée par le traitement local et où 72 l'emploi des moyens dont nous disposons contre < . linfection généralisée (sérum de Marmoreck, sérum artificiel, sulfate de quinine, alcool) n’a pu empécher

la mort des malades.

(1) Vibert, loc. cit. — Brion, loc. cit. — Lucas, loc. cit.

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