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Et pourtant, même dans ces cas, l’opposition des malades et de leur entourage pourra obliger à retarder un peu l'intervention. On ne devra s’y résoudre que si elles peuvent être soumises à une surveillance con- -tinuelle et à des soins constants permettant une antisepsie rigoureuse et l'intervention devra être faite à la moindre menace d’accident.
Dans aucun cas on ne devra attendre trop longtemps, trois jours au plus car c’est généralement à cette date que l’on assiste aux premières manifestations infectieuses et aussi parce qu’au bout de trois jours on ne peut plus guère compter sur la délivrance spontanée ; parce que la moindre cause occasionnelle,
le moindre relâchement dans la surveillance pourront permettre l’infection et que plus on temporisera, plus la malade sera exposée au développement de lésions utérines. |
Ces lésions ne se produisent pas fatalement mais
il n'est pas indifférent néanmoins, pour la femme d'y être exposée. |
Aussi nous inspirant des idées de notre maître M. Champetier de Ribes et de la leçon récente de M. le Professeur Pinard dont nous avons parlé à la fin de notre aperçu historique, nous appuyant d'autre part sur les arguments et les faits que nous venons d'exposer, nous conclurons :
Toutes les fois quelle placenta est retenu après l'avortement, il faut l’extraire.
Il ne faut pas attendre plus de deux ou trois jours mais rien ne permet de fixer une limile précise à l'intervention.
Celle-ci devra être très précoce, immédiate même, si on a lieu de craindre l'infection.
L’infection n’est pas toujours enrayée quand on intervient dès le début des accidents : la septicémie est exceptionnelle mais toujours à redouter quand l'intervention a été retardée.
Les symptômes locaux (légère odeur) et plus encore l'état général de la malade (anxiété, légère élévation de température, faible accélération du pouls) doivent contre indiquer toute expectation.
L’hémorragie n’est pas un accident grave d’emblée on est toujours sûr de s’en rendre maître en vidant l'utérus.
La délivrance artificielle est une opération facile et sans danger. N
C’est une garantie absolue pour le médecin et pour la malade qui ne doit être laissée sans surveillance qu'après avoir été mise à l’abri de tout accident.
En délivrant rapidement on permet à la malade de reprendre plus vite ses occupations ; on a la certitude que la délivrance est complète ; on empéche le développement des lésions utérines chroniques, .
0: ne Ai Set que si la malade, pat une situation qui permet un repos prolongé refuse l'intervention et si on peut la surveiller assez pour
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nur prévenir les accidents. RTE DUT MR à > RE On ne doit jamais cesser r de donner ses soins ts
une malade tant que son utérus n "est pas vide. 2e
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