LE BOIS, L’ENNEMI DE L’AGRICULTEUR
gent. Cet argent est bien vite dépensé et, d’ordinaire, profite rarement. C’est, à peu de choses près comme celui que l'on fait dans la vente de la boisson enivrante: il se fait vite et se dépense encore plus vite.
Quels que soient d’ailleurs les revenus que l’on peut retirer de ce travail des chantiers, ils ne pourront jamais compenser les pertes subies, dans l’intervalle, par la négligence et l’insouciance avec lesquelles on aura fatalement traité la culture de la terre. Tout a été négligé ; les récoltes ont été faites avec une activité fébrile; on a entassé, dans les bâtiments, un grain vert ou à demi-sec ; le soin d’arracher les patates a été laissé aux enfants et la moitié restera bien enfouie dans la terre; les labours de l’automne seront faits à la hâte, si toutefois, on ne les reuvoie pas au printemps ; l’engraissement de la terre est totalement oublié; les clôtures abandonnées... et surtout ne parlons pas de ramasser les roches. Et, pendant l'hiver, qui soignera les bestiaux ? Bien souvent, un enfant qui ne leur donnera qu’une maigre pitance à des heures indues et irrégulières; les étables s’infecteront d’air malsain et fétide qui engendrera la maladie: alors ce sera “le diable est aux vaches ” chez Baptiste Pinette. On constatera, avec chagrin, la disparition d’une ou deux vaches et l’on dira: c’est dommage, elles étaient à la veille de donner du profit !
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
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