HONNEUR A LOUIS HÉBERT
les sauvages. Entre-temps, M. de Champlain avait foncé Québec en 1608. Il demandait des défricheurs, mais n’en pouvait trouver. Au reste la Compagnie des Marchands empêchait la venue des colons sur les bords du grand fleuve. En 1617, Louis Hébert, l’apothicaire parisien, abandonna SON pays pour se vouer à l’œuvre de la colonisation. Quelqu'un a dit : “ Lorsque vous rencontrez un colon, découvrez-vous, c’est un conquérant qui passe.” Louis Hébert fut le premier conquérant de nos forêts vierges. Avec toute l'énergie de son âme et toute la force de ses bras il s’attaqua aux arbres géants et il en eut raison. Bientôt la terre défrichée et débarrassée, put recevoir le premier blé apporté de la terre normande, qui devait germer et mûrir en cette terre fertile du Canada. A l’automne, Hébert recueillit la première moisson.
Durant dix ans, il travailla sans relâche au défrichement de ses terres, que le roi lui avait accordées en récompense de ses efforts, à titre de fief noble et seigneurie.
Louis Hébrt mourut le 25 janvier 1627. Il laissait à sa famille et à ses descendants avec l'amour sacré du travail, l'attachement à ga Patrie d’adoption. (1)
. (1) “La première famille française au Canada”, l'abbé À. Couillard: esprés (1907). “Louis Hébert et sa famille, (1912),” e.
par le mêm
Afin de payer la dette de reconnaissance que la race Canadienne a contractée envers l’humble apothicairelaboureur, un comité, dont M. l’abbé Couillard Després est le président, a été formé, dans le but de Jui ériger une statue. Le dévoilement donnera lieu à des fêtes splendides, L’Acadie, espérons-e, y enverra quelques-uns de ses enfants. Car c’est bien une fête de famille que l’on se prépare à célébrer. C’est la fête du Père de toute cette génération de colons et d'agriculteurs dont s’honore,
dirai davantage: L'érection de ce monument sera le triomphe et la glorification, devant des hommes, de ces nombreux héros obscure et cachés mais dont da vie, comme jes œuvres, doit rester Pour nous impérissable et sacrée. . Ce sera, si vous le voulez bien, comme la Toussai t de nos ancêtres et de nos aïeux, dns la reconnaissance de leur mérite et dans la glorification de deurs labeurs sur cette
trés sur la route, NOUS souvenant avec Montalembert de cette Parole, dont Louis Hébert nous donne aujourd’hui une si vivante illustration : L'avenir
est aux hommes Persévérants avec Dieu dans la foi. ”