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Tate les épines ne sont pas ennemies de Et science sacrée. L'étude même, si elle est conscien-
cieuse, a ses épines, ses labeurs, ses tribulations ;,
surtout avec un objet aussi élevé et des devoirs aussi graves, aussi complexes que ceux du ministére sacerdotal. Les obligations du zéle sont à leur tour pleines de sollicitudes et d’angoisses poignantes, pour peu qu’on aime les âmes et qu'on ait souci des intérêts divins. C’est pourquoi la Providence voulut que Thomas d'Aquin, l’Ange de l'École, passât toute sa vie loin des charges, pour être plus à même de contempler les mysteres de Dieu et de composer ses œuvres immortelles. Les épines condamnées par l'Evangile dans notre parabole sont tout autres; elles figurent les inquiétudes et les sollicitudes qui proviennent d'un esprit turbulent, d’un amour propre inquiet ou froissé, d’un attachement excessif à la famille et à ses intérêts temporels, de la tendance à se. mêler d’affaires séculières compromettantes, dont la prudence la plus élémentaire aurait dû éloigner le ministre de Dieu, l’homme de l'éternité. Comment, dans un tel état d’esprit, avec ces épines touffues et croissantes, avec ces piqûres douloureuses, comment contempler en paix et goûter de cœur les vérités de l’ordre surnaturel ? Celui qui,
TPÉCCLI, IV, 219.
malheureusement, jusque dans L récitat on de lof. F fice divin et la célébration de l’auguste Sacrifice est: envahi par ces épines sans nombre et les cultive, comment espérer qu'il aura le temps, le: goût, la liberté d'esprit voulus, pour étudier chaque jour, posément et avec ordre, les matières relatives à la science sacrée et au ministère des âmes? Tout bon germe est étouffé, la semence tombée du __ ciel est perdue; et celui qui s’est rendu responsable du dommage ne sait ni le déplorer, ni même le constater! O ignorance inexcusable! 6 insouciance désastreuse !