‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 131 sur 207 · SEPTIÈME JOUR.- MÉDITA · texte numérisé non relu

SEPTIÈME JOUR.- MÉDITA

don du ciel. Désireux de l'obtenir dans une large mesure, le prêtre ne se contentera pas d’une de ces prières rapides qui doivent émailler sa journée comme de petites fleurs. Humblement et longuement agenouillé, il redira avec Salomon: « Dieu de |

mes pères, Seigneur de la miséricorde, donnez-moi -# la sagesse, qui est l’assistante de votre trône. Car je suis votre serviteur et le fils de votre servante, homme infirme, à la vie courte, d’une intelligence insuffisante pour votre justice et vos lois. Faites donc que votrè sagesse soit avec moi et qu'elle travaille avec moi, pour que je sache ce qui est agréable à vos yeux * ». Après avoir ainsi prié, il se relévera plein de confiance; il s’agit de l’exercice de ses devoirs, Dieu ne peut lui refuser les grâces de lumière et il les lui donnera proportionnées à l'importance de son ministère. À cette confiance le prêtre joindra le concours de sa bonne volonté, mais vraiment bowne, c'est-à-dire sérieuse,

Dis 2 LV C cL

droite et ordonnée. À toute cette préparation, il lui faudra, pour comprendre à fond l’ensemble des dogmes, ajouter encore la patience, le Seigneur le dit dans notre parabole: « Ils porteront du fruit dans la pathence ». Mais il saura s’en: 4 munir, et les fruits, pour être tardifs, n’en seront 4 que plus excellents, plus chers à son zêle, qu'ils arrivent à cent, ou à cinquante, ou seulement à trente pour un. Certains Pères attribuent « le cent

Page 1