‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 132 sur 207 · SAP, IX} I · texte numérisé non relu

SAP, IX} I

pour un» aux martyrs, « le cinquante » aux vierges, « le trente » aux chrétiens engagés dans le . monde. Or, le ministre de Dieu est du monde par l'opération; mais il est vierge par le détachement des sens et martyr par les souffrances du zèle. Quels fruits de grâce son étude ne lui donnera-telle pas, s’il est fidèle à y vaquer ainsi?

O Seigneur! faites que mon cœur soit cette bonne terre, débarrassée des pierres et des épines, labourée par la réflexion, engraissée par l’hu-

milité, arrosée par la prière, réchauffée par le

soleil de la charité, pour qu’il y croisse en abon-

dance un froment pur, propre à faire un pain substantiel. Alors cessera la plainte du Prophète : Les enfants ont demandé du pain et il n'y avait

; alors on pourra dire au contraire: Zes pauvres mangeront et seront

personne pour le leur rompre

rassastes et ts ne cesseront de louer le Seigneur ? Quelle joie pour moi, et quelle récompense!

Grands. Saints dont l'étude a répandu tant de lumières sur l'Église, Anselme, Thomas d'Aquin, . Bonaventure, François de Sales, Alphonse de Liguori.. donnez-moi vos dispositions pour étudier . saintement, afin que j'acquière par mon étude l’intellisence des mystères de Dieu, avec le don d'en transmettre les enseignements aux simples et aux

sages, pour leur salut. Ainsi soit-il.

1 THREN. IV, 4. — 2 Ps. xxI, 27.

|SEPTIÈME Jour. ee

EXAMEN

Les péchés capitaux - La gourmandise.

En consultant les divers écrits des anciens qui ont pour objet la formation et les graves obligations des ministres de Dieu, on est étonné de. voir le nombre et l’insistance des remarques qu'ils font, des conseils qu’ils donnent, des censures qu’ils prononcent, par rapport aux abus dans l'usage de la nourriture. Tantôt ce sont des Con-. ciles qui interviennent, tantôt des Évêques ou des Abbés, tantôt des écrivains ecclésiastiques renommés pour leur sagesse et leur sainteté. Loin de:

rester dans les généralités, ils descendent dans

les détails les plus précis sur les défauts qu’ils

ont remarqués de leurs yeux, on le devine à leur Bo langage, dans le boire et le manger, soit pour la quantité, soit pour la qualité, soit dans la vie ordinaire, soit à l’occasion des invitations entre

amis. Ils n'hésitent même pas à manier l'ironie, pour mieux faire ressortir les déréglements dont ils gémissent et inspirer aux coupables une honte salutaire. Au sujet de certains abus, les conseils et les prescriptions ne leur suffisant pas, l’ autorité légitime y ajoute, comme sanction, des peines cano-

niques plus ou moins rigoureuses, selon la nature de l'excès. Il y a là, il faut l’avouer, une constatation humiliante des faiblesses de notre nature, t même chez des hommes à la vocation la plus rele-

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