‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 145 sur 207 · COR. XIII · texte numérisé non relu

COR. XIII

un sujet d'admiration, de foi plus sanctifiante, d’a- mour plus reconnaissant ; car plus il regarde, plus

il reconnaît combien l’impénétrable divin est juste,

aimable, digne de reconnaissance et d’adoration.

Cependant la contemplation des horizons éternels n’absorbe pas toute la vie de l’homme; il doit travailler et converser au milieu de ses semblables, le devoir et la charité le demandent.

Hélas! que voit-il? « Tous ont péché et ont besoin

de la grâce pour arriver à la gloire de Dieu *. » N'importe, le cœur pur, jusque dans ce triste

spectacle, trouve Dieu; il le reconnait par ma-

nière d'absence. « Voilà donc, pense-t-il en gémissant, voilà ce que devient l’homme infidèle aux

lumières de la foil Être intelligent, voilà quelles

sont ses idées, un immense chaos! Doué d’un cœur si riche en ressources, et par lequel il pouvait

spiritualiser la chair elle-même, où est-il tombé?

Quelles mœurs! quel langage! quel oubli des principes de la justice! « Seigneur en voyant cela, j'ai beaucoup mieux compris ce que vous devez être pour l’homme et ce que vous avez daigné faire en particulier pour moi. Soyez-en béni! ». Que si, dans les loisirs que le cœur pur a soin de se faire, même quand sa vocation l’applique au service des âmes, il laisse un instant le monde extérieur et jette un regard attentif sur les événements de sa propre vie, ce serait à le #

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