IV. - Détermination de la volonté
Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. — Courte réponse! portée immense! modele de ce que l'âme, après avoir attentivement considéré le sujet de l’oraison, doit. dire et exécuter | Re
Me voici, sans balancer, sans retarder, désireuse au contraire de suivre mon élan, de montrer par les faits ma promptitude et ma joie. ;
# Me voici pour servir le Seioneur. « Comme les yeux de la servante sont dans les mains de EN sa maîtresse, ainsi je suis prête à servir Dieu sans ‘5 partage. *» Ne m'en revint-il qu’abaissements et : tribulations, je le ferais avec empressement, gratitude et amour. Mais servir Dieu, c'est régner !?. |
Qu'il me soit fait selon votre parole. Ce n'est < pas que, par cette disposition, je veuille me ren-
TL
; PS. CxxI1, 2. — 2 Dernières paroles de S. Antonin.
mer ns une Houdes passive et résignée. J'entends avoir l'honneur et le mérite de coopérer activement par des actes de foi, d'humilité, de cha- rité. Mais, dans cet ordre de choses, la part de l'homme, la mienne en particulier, est si petite, | comparée à celle de Dieu, que toujours je puis Ke dire: fat. Gardez-moi, Seigneur, de mettre obsta-
= D bn excellent, afin que, par ma coopération,
CA
. vos desseins soient parfaitement accomplis en moi,
6 mon Maître, Ô mon Bienfaiteur, Ô mon Tout!
- Résultat final.
Mo F7 Pile s'est fait chair et il a habité parmi Fa nous, plein de grâce et de vérité. Ainsi, le résultat
2 suprême, le triomphe dé l’oraison, pratiquée avec
: soin et persévérance, c'est de faire pénétrer, dans L: otre cœur et nos actes, sa vertu médicinale, directive, transformante: et cela, non par des influences passagéres et superficielles, mais par manière d’Aabifation permanente, C’est l’incarnation du bien dans notre vie terrestre, désormais « pleine de grâce et de vérité», c'est à dire pleine de Dieu: e/ habitavit in nobis. O demeure sainte, douce, salutaire! Avoir Dieu pour hôte ! être l’hôte de Dieu! Devenir le continuateur de la vie de Dieu!
“où Seigneur! en considérant sous cet aspect É l’oraison mentale, je reconnais que beaucoup
cle: donnez-moi de vouloir le bien, le bien seul,
diate, tant F vague et d’ robe ne dans Le: considérations, de tant de langueur dans les affections et les résolutions, de tant d’infractions aux promesses les plus formelles, de tant de stérilité dans les fruits pratiques. Me découragerai-je ? Jamais, œ
Seigneur! Dussé-je bien des fois jeter en vain le filet, je persévérerai; mon humble confiance et ma pauvreté même, finiront par toucher votre Cœur, et avec l’oraison tous les biens me viendront ss
Vous surtout, Bien unique et infini, d mon Dieu!
EXAMEN
Les sept péchés capitaux. - Du péché en général.
La doctrine catholique distingue soigneusement le péché ac#uel, le péché abrtuel où état de péché, et la disposition au péché ou la triple concupiscence, dite aussi foyer du peche. Cette dis position diminue si nous la combattons par |’ exer-. cice des vertus, ou croît à proportion des concessions que nous avons le malheur de lui faire.
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