I. - L’Idolâtre
S. Paul censurait avec une juste sévérité les sages du paganisme qui, ayant l’idée de Dieu, l'avaient profanée en attribuant la divinité aux animaux, aux quadrupèdes, aux oiseaux, aux reptiles ‘. Hélas! en plein christianisme, un désordre
semblable a lieu quand on décerne en quelque sorte aux créatures terrestres le culte réservé au Créateur. Tantôt, ce monstreux désordre s'attaque au principe même des choses, lorsque l’homme voyant la gloire de ce monde, la splendeur des # palais, la vélocité des chars, l’opulence des villas, | les mille inventions de l’industrie, s’en attribue le mérite et s écrie dans sa démence: « Le génie __ humain, voilà mon dieu »; je veux avec sa toutee puissance bannir, supprimer le pauvre dont la vue me déplait, et convaincre de fausseté l'Évangile qui en prédit la permanence dans la société humaine *. Tantôt, c’est l’usage pratique des biens matériels qui dégénère en impiété, quand l’homme | s'enivre de ce qu'ils ont de flatteur et de délectable, au point d’en faire son idole. Satan mon-
SRE VTT