TROISIÈME JOUR.- MÉDITATION DU MATIN
plus, elle le grandit en y associant la totale obla-
tion d'elle-même, colombe immaculée, surabon-
dante d'amour, ravissante de beauté.
Et moi, que puis-je faire de semblable à l'autel? J'y présente à l’offertoire la matière du sacrifice, le fruit de la vigne et le pain de pur fro-
ment, substances choisies, qui ne sont pas seule-
ment des symboles, mais qui vont avoir l'honneur
d’être changées au corps et au sang du Sauveur.
Quel miracle, mon Dieu, que celui de la transsubstantiation! Et le sacrifice de ce Corps adorable,
de ce Sang précieux n’a pas lieu, éomme celui de … Marie au temple, par anticipation, grâce à la force du désir, ni comme simple mémorial du sacrifice : un jour accompli sur le Calvaire; c'en est la rénovation réelle, quoique non sanglante. Hélas!
il est un point où mon sacrifice, supérieur par le reste à celui de la Vierge Marie, lui est de beaucoup inférieur, c'est l’union de mon offrande per-
sonnelle à celle de mon Sauveur, pour me consti-
tuer réellement à l’état de victime. N’arrive-t-il pas que je n’en aie même pas, pendant toute la messe, une pensée fugitive? Et si jy pense, les affections du cœur, les dispositions de la volonté sont-elles
correspondantes? Que si je m'offre sincèrement,
que vaut cette victime? Vous le savez mieux que
moi, Ô mon Sauveur! Quel prêtre vous vous êtes. choisi! Que vous êtes bon de supporter mon in-
digence et mon indignité |
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hâte, elle l’opère, autant qu'il est en elle. Bien