‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 68 sur 207 · VI. - Réparation du mal · texte numérisé non relu

VI. - Réparation du mal

Une fois le paralytique guéri, son grabat, 07 semble-t-il, serait à mettre de côté dans un coin du portique, comme objet hors d'usage. Le Seigneur a d’autres vues, il dit: Porte ton grabat. Ailleurs, nous l’entendons donner un ordre semblable au paralytique de Capharnaüm: il y a donc là une pensée constante et un enseignement utile pour tous. Ce qui à servi au mal doit se convertir en moyen de faire le bien, pour accomplir la prescription de saint Paul: « Je parle humainement, selon l’infirmité de votre chair: de même que vous avez fait servir vos membres à l’injus- # tice pour l’iniquité, de même faites-les servir main- e

tenant à 15 justice pour votre sanctification * ». Fe est dans cet esprit que nous voyons Madeleine employer, comme témoignage de son repentir et de son amour, ces chéveux, ces larmes, ces bai- . sers, cette ardeur d'âme qui avaient contribué à ses dérèglements. - Porte donc ton grabat, 6 malade de Bethsaïde, Ô pécheur guéri dans le sacre-

ment, porte-le bien haut, qu'il parle pour toi,

mieux que toi, qu’il encourage les âmes 4 l’espoir du pardon, qu’il serve à prouver le sincérité de ton repentir, la vigueur de tes résolutions et la grandeur des divines miséricordes.

VII. - L'action de grâces et la vigilance pour éviter là rechute.

« À quelque temps de là, Jésus trouva dans le temple le paralytique qu’il avait guéri»: il y était venu pour remercier Dieu. L'action de grâces est trop souvent nulle, ou écourtée, ou froide, après la confession comme après tant d’autres bienfaits divins. On entend parler sans cesse de recommandations, de demandes, de neuvaines, de promesses de toute sorte, pour obtenir certaines guérisons difficiles ; l'heure du péril passée, combien tardent à remercier ou ne le font jamais! Voilà l’homme! O prêtre, Ô prêtre pénitent, sois du moins une exception.

7 ROM. vi, 19.

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