QUATRIÈME JOUR. - MÉDITATION
Et le Sauveur, tout en se réjouissant de voir le paralytique payer avec empressement son tribut de louanges, jette un regard soucieux sur
l'avenir, et il poursuit: « Voici que tu as été :
guéri; sois attentif à ne plus pécher, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire », En effet, la rechute, après la connaissance plus claire du mal et le bienfait de la guérison, renferme un abus criant, qui ne restera pas impuni. Les penchants mauvais deviendront plus forts par la ré
pétition des actes, et la grace diminuera, par.
une juste disposition du ciel; tout est donc à craindre, même une ruine totale. | Que pareil malheur ne m'arrive jamais, Ô
mon Dieu!. Pour m'en préserver, j'apporterai le
plus grand soin à mes confessions. Les grâces du saint Tribunal comme celles du Tabernacle demandent une soigneuse préparation et me promettent de précieux secours. Que serais je devenu sans le sacrement de Pénitence, même avec toutes les imperfections que j'y ai apportées? Je veux redoubler de soins pour m’y bien préparer, pour en profiter amplement et faire ainsi de mon cœur, un cœur vigilant devant les occasions, un cœur pénétré de componction, un cœur lumineux par la pureté, un cœur ardent par la charité. O Cœur de Jésus, ce sera là votre œuvre.
EXAMEN
Les péchés capitaux. - L’avarice.
__ L'avarice, quand elle arrive à ses dernières ; | | conséquences, renferme un désordre si affreux, que l Ecriture l'appelle wwe servitude des idoles *. __ En effet, l'amour des biens temporels pervertit à tel point l'intelligence et le cœur de l’avare, qu'il fait de l'argent s0x Dieu. S'il ne prononce pas le mot, la disposition existe, et volontiers il baise-
- rait, il serrerait sur son cœur son sac d’or, comme
une sorte de divinité, non à cause du bien-être temporel qu'il peut en retirer, car il souffrirait la
faim et le froid plutôt que de l’entamer, mais par une sorte de passion et de culte, allant jusqu'à
la démence. | Même lorsqu'elle n'arrive pas à ce crime de
Jèse-divinité, l’avarice renferme toujours un dé-
. sordre grave, et ses dommages sont trés funestes. Le mal devient plus étendu encore lorsque, prenant le mot dans un sens plus large, on considére, à côté du dérèglement et des dommages de l’avarice matérielle, ceux que cause l’avarice
dite spirituelle.
. Examinons-nous donc soigneusement sous ce
double rapport.
COR, TE, à.