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Madame, je ne me puys garder d’avertyr Vostre Majesté comme l'Emperèur, depuys v ou vi jours enssa, a du tout perdu l'apétit de la chair et du poisson, et ne menge par jour que deulx ou troys oeuf. Il me dit souvent que Vostre Majesté le trète fort bien, et que, depuys deulx jours, il le vous a éeryt. Je ne say dont luy prosède se grant dégoûtement, car il n'a point la goute: mais il abouryt toute chose, et dyt quy ne poeult riens avaler, sy se n’êt le boire, et boyt autant s’yl mengoit beaucoup; et ne délesse la servoise, quy cause, à mon jugement, la plus grande partye de son mal. Il ne dépléra à Vostre Majesté que je vous en écrys comme la chose va. J’ay grant regret de le voir en sete sorte : il a été deulx jours au lyt, mès y s’et levé se matin. Je say que le docteur averty toujours Vostre Majesté de sa disposission ; sy esse, sy Vostre Majesté le me commande, que je vous feray continuellement savoir comme je le trouveray dispossé au jugement de l’ocul, et de sa fason de fère : car je n’y ay autre cognoissance. Madame, etc.
Du camp devant Metz, se 11° de désembre XV: LIT.