JOAN., XIV
Comme Jésus, le Prêtre a la responsabilité du salut et de la sanctification des âmes, car il est choisi et consacré pour perpétuer dans le monde l'action rédemptrice du Sauveur '.
C'est une mission purement sacerdotale.
C'est en tant que Prêtre chargé d'immoler la divine Victime, que Jésus est em>oyé. — Tout dans sa vie, rayonne et pivote autour de son Sacrifice^.
C'est en tant que Prêtre, que Jésus se choisit des ministres et des représentants. — Il les honore de sa propre dignité, afin qu'ils opèrent ensuite dans la grâce de son Sacerdoce '.
C'est une mission unique, la seconde n'étant que le prolongement de la première.
C'est le même Prêtre qui reçoit les deux missions, puisqu'il n'y a (\\xun Sacerdoce '.
Jésus reçoit d'abord la mission de son Père et II
1 « Ipsi eiiiin pervi<^ilant, quasi ratioiiem pro aniinabus vestris reddituri. » Hebr., xiii, 17.
' « Christus auteni assistens pontifex futurorum bonorum, per propriuni sanguinem introivit seniel in sancta, aterna redeniptioiie inventa. » Hebr., ix, 11, 12.
3 « Attendite vobis et universo gregi in quo vos Spiritus Sanctus posuit episcopos regere Ecclesiani Dei quam acquisivit sanguine suo. » Act., xx, 28.
^ « In Christo est tota sacerdotii plénitude. » S. Thom., III p., q. 6.5, a. 6.
SON ENVOYE ET SON REPRÉSENTANT 6l
raccomplit'. Il se la redonne ensuite, en quelque sorte, à Lui-même, dans l'àme en qui II imprime son caractère sacerdotal, et II charge son Prêtre de l'accomplir en son nom -.
Rien n'est changé, ni dans Xorigine et la fin de la mission, ni dans le caractère de celui qui doit la remplir.
C'est ce que signifie Jésus, quand II dit : « SicuT misit me Pater, et Ego mitto vos^. »
Quel sujet de réflexion profonde pour un Prêtre !
2. - La mission du Prêtre a la même puissance que celle de Jésus.
Cette vérité découle de la précédente.
La mission de Jésus est une mission divine ; elle ne peut donc s'accomplir que par une jouissance divine ^.
C'est en tant que Dieu que Jésus la reçoit, c'est en tant que Dieu qu'il l'accomplit ^.
< « Opus consummavi, quod dedisti niihi ut faciam. » Joan.,