Rom., cap. xiv
2. Beatus es, Simon Bar-Jona, quia caro et sanguis non revelavit tibi, sed Pater meus qui in cœlis est. (Matth., cap. xvi, 17.)
-3 l'esprit chrétien,
rations, des injustices auxquelles l'esprit humain se laisse si facilement aller dans ses jugements ; et il vous faut confesser qu'il n'est rien de grand, de noble eUT élevé comme l'esprit chrétien. Sa sublimité est lajuste récompense des abaissements par lesquels il a commencé, en se soumettant humblement aux principes delà foi, et nulle part on ne voit mieux qu'en lui l'accomplissement de cet oracle divin : « Quiconque s'abaisse sera élevé: Qui se humiliât, exaltabîtur *. »
Vous l'avez reçu, Messieurs, cet esprit chrétien dont je viens de vous dire la nature, les fonctions et les grandeurs. Qu'en avez-vous fait ? A-t-il résisté dans vos âmes aux orgueilleuses révoltes, à la téméraire curiosité, aux triviales suggestions de l'esprit humain ? J'ai bien peur que non. J'ai bien peur que vous n'ayez quitté le jour de Dieu, pour ne plus marcher que danslejour de l'homme. Si les principes de la foi ont encore quelque valeur pour vous, ils n'ont plus cette autorité souveraine qui conforme nos vues aux vues mêmes de Dieu ; et il ne serait pas difficile, je crois, de prendre, à chaque instant, votre jugement pratique en défaut sur le fond, la mesure et la direc-