‹ Retraites pascales (volume 2)Chapitre 75 sur 92 · II Cor., cap. v. 1 i · texte numérisé non relu

II Cor., cap. v. 1 i

Vous me faites remarquer, Messieurs, que ce prolongement ne peut pas durer une année, car il est difficile à notre infirme nature, si souvent et si violemment heurtée dans les agitations de ce monde, de retenir, pendant douze mois, la divine vertu du sacrement qui fa réconfortée. — Eh bien, soit. Je reviens, alors, à ce que je vous disais dernièrement : — Quand vous sentez s'épuiser la force d'une communion, communiez encore. — Dieu lui-même vous y invite. « Venez, dit-il, venez, mes amis, mangez mon pain, et buvez le vin que je vous ai préparé : Venite, cornedite panem meum, et biblte vinum quocl mi&cui vobis*. » Ses invitations ne ressemblent pas à celles des prétendus amis qui nous assurent que noire couvert est toujours mis chez eux, et notre assiduité à la table sainte ne nous vaudra pas la honte d'être considérés comme des parasites. Il désire nous avoir pour convives plus que nous ne pouvons désirer son hospitalité. Et, voyez l'étrange chose : si libérale, si magnifique est sa bonté, que lui demander à nouveau le grand bienfait pour lequel nous voulons lui témoigner

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