Eccli., cap. xxx
LE CHEMIN Di: LA PEUQI TI.)N\
calculés, rendu en quelque sorte complice de leur criminelle folie.
Le voilà, Messieurs, le vaste chemin de la perdition! Le voilà! Comptez, si vous le pouvez, ceux qui le fréquentent; ils sont en nombre : Ce n'est pas un petit groupe de gens égarés, une simple caravane de voyageurs, c'est une foule : multi sunt, une foule de gens aveuglés qui se précipitent vers l'éternelle réprobation. Si vous êtes avec eux n'attendez pas demain pour les quitter, mais, tout de suite, avant de sortir de cette église, demandez à Dieu de vous éclairer sur le lamentable sort que l'aveuglement vous prépare, et dites-lui : « Seigneur, illuminez mes yeux, car je ne veux pas m'endormir dans la mort éternelle : Illumina oculos meos, ne nnquam obdormiam in morte*. » Prenez la résolution, non de revenir sur vos pas, c'est inutile, mais de fendre la foule et de vous jeter de côté. A droite, à gauche, vous trouverez des guides charitables qui saisiront la main que vous leur tendrez, et vous enlèveront jusqu'au sentier étroit et difficile qui conduit au sommet de la sainte montagne ; jusqu'au sentier