‹ Retraites pascales (volume 3)Chapitre 42 sur 107 · II Cor., cap. v · texte numérisé non relu

II Cor., cap. v

•\. I Joan., cap. il, 2.

— La croix nous dit que le Christ nous a aimés sans mesure : Après avoir prodigué les divins trésors de sa parole et de sa toute-puissance, il a donné sa vie pour ceux qu'il aimait : « C'est le suprême amour : Majorera hac dilectionem nemo habet ut animam suam portât quis pro amicis suis1. » — La croix nous dit que le Christ nous a aimés malgré tout. Il a rencontré les plus formidables oppositions à l'effusion des miséricordes dont son cœur était rempli ; il a vu et prévu toutes les ingratitudes qui devaient rendre inutiles, funestes même, les douleurs et les mérites de son expiation; il a compté, non seulement sur le Calvaire mais dans tous les siècles, les ennemis de sa puissance et de son œuvre. Rien ne l'empêche pourtant d'aimer jusqu'à la fin : In finera dilexit. C'est une prière de pardon qu'il laisse tomber du haut de la croix sur tous les bourreaux du présent et de l'avenir : Pater, dimitte Mis. Sublime commentaire du commandement divin : Diliges proximum, la croix ne nous le donne que pour nous rappeler qu'il doit passer dans notre vie, et qu'il nous faut entrer courageusement dans

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