Psalm. XVIII
tives des vertus et de la perfection que nous pouvons acquérir avec l'aide de la grâce.
La lumière du chrétien, c'est la prière qui fait descendre du ciel les salutaires conseils et les généreuses inspirations dont nous avons besoin, pour éviter les dangers et vaincre les obstacles qui se présentent, journellement, dans le voyage, le travail, le combat de la vie '.
Toutes ces lampes sont allumées dans lame chrétienne, et ce n'est point une froide lueur qu'elles projettent, mais des rayons ardents auxquels on reconnaît la vivifiante chaleur de l'amour divin : Lacer née ardentes.
Le chrétien marche donc dans la lumière, travaille dans la lumière, combat dans la lumière. Ses œuvres en sont tellement pénétrées, qu'elles deviennent lumineuses elles-mêmes, et répandent autour d'elles une chaleur communicative, selon cette belle pensée de saint Grégoire : « Lucernas ardentes in manibus tenemus. cum per bona opéra proximis nostris lucis oxempla démons-
1. Lucernas accensas docet habere per orationem et contemplationem et spiritualem dilectionem. [S.Maxim., in Catena aurea.)
tramus * : Nous tenons entre les mains des lampes ardentes lorsque nous donnons à notre prochain les lumineux exemples de nos bonnes œuvres. »
Le moyen, Messieurs, de se laisser aller au sommeil, quand les reins sont assujettis par une forte pression, quand la lumière se multiplie devant les yeux2. Aussi le chrétien veille : ail veille en attendant son Maître, qui doit revenir des noces éternelles pour -l'y conduire : Et vos similes horninibus expectantibas Dominum suum quandos revertatur a nuptiis. »
Quand le Christ, vainqueur de la mort, monta aux cieux et rentra triomphalement dans la bienheureuse patrie où l'attendaient ses anges, il maria, en sa personne, à leurs saintes phalanges la glorieuse armée des élus qu'il ramenait avec lui, et commença les noces éternelles de l'humanité régénérée 3: Noces dont la joie ne tarit jamais, noces