Matth., cap. xiv
souffle assez puissant pourra dissiper cette nuée obscure et infecte qui cache aux yeux du peuple les clartés du ciel? Quels hommages assez augustes pourront compenser l'outrage dont souffre la gloire de Dieu ! Hélas ! nos infimes prières ne suffisent pas aune si grande tâche. Encore, si nous étions des saints! Mais le souvenir de nos péchés, à peine effacés, ne nous laisse aucun espoir d'égaler la réparation à l'offense. Viens à notre aide, ô doux Sauveur! Pendant que tu nous possèdes, adore en nous par ton précieux sang. Unis à nos impuissants hommages les humbles et profonds respects de ta douloureuse passion, et fais sortir de nos cœurs, honorés de ta présence, plus de gloire pour ton divin Père qu'il n'y a d'outrages dans tous les blasphèmes de l'impiété.
Sang du Christ, intercède en nous. Tes flots propices ont apaisé la colère du ciel, et nous ont obtenu la grâce du pardon d'où découlent toutes les grâces. Depuis qu'ils ont été recueillis dans une chair glorifiée, ils n'ont point perdu leur divine vertu; car a le Sauveur vit toujours pour intercéder en notre faveur : Semper vivens ad interpellandum pro nobis\ » Parle donc dans tes