Joan., cap. vin
Supposons, Messieurs, que le pécheur, entouré de parents courageux et chrétiens, comprenne le suprême avertissement que lui donnent les approches de la mort, et veuille mettre un terme à son impénitence, réussira-t-il à se convertir comme il faut ? — Rien de moins certain.
Il faut être deux pour convertir un pécheur, et le principal rôle, dans cette œuvre importante, n'est pas celui du pénitent. Ses terreurs, ses regrets et ses larmes peuvent être inutiles, si la grâce de Dieu ne l'assiste pas, pour donner à ses actes pénitentiaires le caractère d'une véritable conversion. Pas de doute sur ce point. C'est une vérité de foi : « Convertissez-nous , Seigneur , disent les Saintes Lettres, car c'est vous qui êtes notre salut : Couverte nos, Deus, salutaris noster\ — Convertissez-nous et nous serons convertis : Couverte nos ad te et couvertemur\ — C'est après que