‹ Retraites pascales (volume 5)Chapitre 79 sur 90 · Actus. cap. iv · texte numérisé non relu

Actus. cap. iv

mon âme désolée; en vain, pénétrés de douleur et frappant notre poitrine, nous ferions retentir la terre et le ciel de nos cris de repentance; en vain nous essaierions de noyer dans les larmes tous les souvenirs de notre vie pécheresse ; en vain nous ferions passer notre corps par toutes les austérités de la pénitence; le péché résiste à ces assauts, tant qu'il n'est pas atteint par la mort du Christ. Il est bien dit « que Dieu agrée le sacrifice d'un cœur contrit et humilié : cor contritum et humiliatum, Deus, non despicies* ; » mais c'est à la condition qu'il puisse y voir le sacrifice de son Fils. Depuis qu'il y a au monde des pécheurs, pas un seul n'a été pardonné que dans la mort du Fils de Dieu : « Reconciliati sumus Deo pev mortem filii ejus~. Le repentir creuse l'âme pénitente et en fait comme une coupe sacrée toute prête à recevoir le sang du Sauveur. C'est ce sang qui nous purifie : San guis Je su Christi emundat nos:i\ c'est ce sang qui rend à notre âme la vie de grâce et de justice qu'elle a perdue- par le péché : Justi-

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